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Les-Femmes-du-bus-678_reference.jpgEn 2008, pour la première fois en Egypte, une jeune femme porte plainte pour harcèlement sexuel. Après avoir remporté son procès, elle est contrainte de quitter son pays. En osant parler de harcèlement sexuel, elle a enfreint la loi du silence imposée dans la société Egyptienne.

 

Mohamed Diab s'est inspiré de cette histoire pour tracer les portraits de ces héroïnes, Fayza, Seba et Nelly, égyptiennes , toutes les trois confrontées, de façon plus ou moins appuyées, au harcèlement. Si Diab traite de la condition de la femme en Egypte, il a aussi l'excellente idée de présenter des héroïnes issues de trois milieux sociaux différents. On se rend vite compte que, si toutes les femmes sont touchées, elles ne le sont pas de façon égale. Mais, aussi que les femmes se jugent entre elles, entre modernité et tradition, très durement. Les personnages masculins, dans leur extrême complexité, sont plutôt bien dessinés. L'ensemble de ces portraits permet finalement de désigner le réel instigateur de ce fléau national : la société toute entière.

Sans doute trop ambitieux Mohamed Diab présente un film, proche du catalogue, un peu maladroit. De plus, scénariste de formation, il ne relève pas vraiment le pari de la mise en scène.

Le film vaut, ainsi, plus pour l'intérêt de son sujet que pour sa forme. Ce qui n'est déjà pas si mal. 

 

Dans les bonus, vous trouverez une interview du réalisateur qui conte la réalité du harcélement sexuel en Egypte et l'impact qu'à eu son film sur la société.

 

Date de sortie en salle : 30 mai 2012 

Date de sortie du DVD : 06 novembre 2012

 

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starbuck.jpgDavid Wosniak, ado. attardé de 40 ans, ex-donneur compulsif de sperme dans la clinique du quartier, apprend qu'il est le père biologique de 533 enfants. 142 d'entre eux revendiquent le droit de connaître leur père biologique.

Ce grand succès de l'été dernier est bien décevant. Après une première moitié de film plutôt drôle, le réalisateur verse dans le "tout le monde il est beau, tout le monde il est "gentil" assez agaçant.

En dehors des expressions québécoises (et de l'accent qui va avec) assez cocasses et drôles, le film n'offre pas grand intérêt. 

 

Date de sortie en salle : 27 juin 2012

Date de sortie du DVD : 7 novembre 2012                                                                         

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petit.jpgMathias croise au détour d'une croisière un petit garçon qui lui fait étrangement penser au  petit garçon qu'il était. Intrigué, il enquête sur l'enfant et découvre que la ressemblance ne se limite pas au physique.

 

Contre toute attente, Rouve traite son excellente idée de départ sans perdre son souffle en cours de route. Il développe son histoire en misant plus sur la nostalgie et la sensibilité que sur l'étrangeté de la situation. Le tout sans trop tomber dans la sensiblerie. Le casting est excellent.

 

Si vous laissez parler votre petit coeur, vous passerez un bon moment.

 

Date de sortie en salle : 13 juin 2012

Date de sortie du DVD : 31 octobre 2012

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pinterSur scène, un casting de rêve : Bruno Ganz, Pascal Greggory, Jérôme Kircher, Emmanuelle Seigner, Louis Garrel et Micha Lescot.
Une scène immense qui se prolonge jusqu'à éliminer les 1ers rangs et présente l'intérieur d'une maison, salon, cuisine et l'escalier qui mène à l'étage et, à l'extérieur, une caravane. C'est dans ce décor que les moches, bêtes et méchants personnages de Pinter prennent vie. Un léger accompagnement sonore vient parfois signaler aux spectateurs que l'angoisse monte. Il faut dire que depuis la salle, d'angoisse, on n'en perçoit pas vraiment. On regarde la violence des gestes, on entend la violence des paroles mais on ne la ressent pas. On reste aussi froid que l'éclairage de supermarché choisit par le metteur en scène. Un éclairage blafard qui donne aux comédiens des visages de cire.

La mise en scène de Luc Bondy ne laisse pas place à une montée en puissance. On ne sent pas l'étau qui se ressert, l'angoisse et le danger. On ne ressent pas ce froid et chaud soufflés en alternance. Lorsqu'on rit c'est de bon coeur mais sans scrupule et la dramaturgie de la scène qui suit nous laisse froid.

Du coup, on ne sait plus très bien quoi penser du jeu des acteurs. On se réjouira quand même d'avoir vu sur scène le grand Bruno Ganz et Micha Lescot seul comédien qui ne laisse aucun doute sur la qualité de sa prestation.

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