1 2 3 4 > >>

1998, Kaboul est aux mains des talibans. Mohsen et Zunaira rêvent de pouvoir enseigner, lui, l'histoire, elle, le dessin, d'aller au cinéma, de se promener main dans la main et sans burqa.

Belle et curieuse idée que celle d'adapter le livre de Yasmina Kadra en animation. Les réalisatrices ont choisi de faire jouer les comédiens puis de mettre leur jeu en images pour une plus grande justesse dans l'interprétation. Ce procédé astucieux fait son effet. Les dessins sont très beaux. Leur beauté et les plans qui ne montrent jamais la violence de face, tout en ne reniant pas l'horreur de la situation, tire le film vers la  fable. Un part pris respectable qui peut interroger au regard du sujet.

Voir les commentaires

On l'avait aperçu dans La Permission de minuit, Les HéritiersLa fête des mères , Le retour du héros Mais c'est Céline Sciamma qui nous la révèle pleinement. Dans son chef d'oeuvre, Portrait de la jeune fille en feu , Noémie Merlant irradie. Aux côtés de l'épatante Adèle Haenel, elle joue à jeu égal. Ses yeux verts, son regard profond, sa voix posée et son sourire s'imposent aux spectateurs. Une présence et une délicatesse de jeu qui marquent puissamment. Une prestation exceptionnelle qui lui offrira, on l'espère, de nombreux nouveaux rôles à la hauteur de sa puissance de jeu.

Voir les commentaires

Rose et Alice emmènent leur mère en vacances au Club à l'Ile de la Réunion pour fêter ses 60 ans et lui faire oublier que son mari la quittée pour une plus jeune.

Ici Les Bronzés s'écrivent "ées". La première partie est assez drôle, avec quelques bonnes réparties. Les répliques graveleuses sont toutes intelligemment contrecarrées par un autre personnage. En son milieu le film présente plusieurs scènes de remplissage qui ennuient un peu et la dernière partie plus "sentimentale" est un peu ridicule.

Le rire vient surtout des trois comédiennes. Camille Cottin déploie une énergie réjouissante. Camille Chamoux fait du Camille Chamoux mais ça marche toujours. Et Miou Miou est parfaite en sexagénaire déprimée qui retrouve le goût de vivre. Olivia Côte dans un rôle secondaire est hilarante. Elles sont entourées de Thomas Scimeca, Johan Heldenbergh et du jeune Elliot Daurat.

Voir les commentaires

 

C'est l'anniversaire d'Andrea. Dans la grande maison familiale enfants et petits enfants sont réunis. Claire, la fille aînée, partie à l'étranger depuis 3 ans, réapparaît.

Cette histoire de famille est surtout le portrait d'une femme dysfonctionnelle, agressée par la vie, qui bouscule un bonheur familial déjà instable, reposant sur le déni.

Le film est porté par son excellent casting, Vincent Macaigne, Luana Bajrami, Laetitia  Colombani, Cédric Kahn, aussi bon devant que derrière la caméra, l'excellente et perturbante Emmanuelle Bercot et l'immense Catherine Deneuve.

Voir les commentaires

C'est en 2011, à la télévision, dans A la recherche du temps perdu de Nina Companeez, que sa présence marque nos esprits. Dans le rôle de Marcel Proust, Micha Lescot impressionne. En cherchant à en savoir plus sur ce comédien exceptionnel, on découvre l'avoir déjà croisé au détour de seconds rôles à la télé dans Fais pas ci, fais pas ça par exemple, au cinéma dans les films de Claire Denis entre autres. Et surtout qu'on l'a souvent raté au théâtre, son terrain de jeu favori.

Depuis, on accourt dès que Micha Lescot est sur scène. Au théâtre donc dans des rôles et des pièces aussi variés que Tartuffe de Molière, Ivanov de Tchekhov ou Le Retour de Pinter mis en scène par Luc Bondy, mais aussi chez Yasmina Résa dans Bella Figura, La Collection de Pinter mis en scène par Ludovic Lagarde, La Dame de chez Maxim de Feydeau par Zabou Breitman, Un mois à la campagne de Tourgueniev mis en scène par Alain Françon. Effrayant, touchant, hilarant, le génie de ce comédien agit dans tous les registres et ne finit pas de nous réjouir.

 

Voir les commentaires

1 2 3 4 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog