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Alors que des émeutes ont éclatées toute la nuit en réaction à une bavure policière qui a entraîné l'hospitalisation d'Abdel, Vinz, Saïd et Hubert zonent. Il paraît qu'un policier a perdu son arme dans la cité.
Vinz, en colère, veut venger Abdel, Hubert, raisonnable, prône la tempérance, Saïd suit... ou pas.
Le film frappe tout d'abord par sa beauté formelle, l'élégance du noir et blanc et la fluidité des mouvements de caméra. Mouvement qui est permanent qu'il soit au premier ou au second plan.
La diversité des personnages dessinent une banlieue d'une grande complexité où l'incompréhension et l'incommunicabilité règnent, tant entre les habitants du quartier qui voient leur voiture ou leur salle de sport détruits dans les émeutes, qu'entre les jeunes qui dévissent et ceux qui veulent s'en sortir, qu'entre les policiers.
Ici tout va a 100 à l'heure, le meilleur comme le pire. Ainsi, le film dégage une grande énergie où pulsion de vie et de mort se côtoient et s'interchangent sans cesse. Il s'en faut de peu pour que les choses dérapent, il s'en faudrait de peu qu'on s'en sorte.
Meg et Peter tiennent une pension de famille dont Stanley est l'unique client. Peter, plagiste, tout en flegme et indifférence laisse Meg gérer avec maladresse la maison. Elle entretient avec son unique client des relations ambigües, à la fois maternelles et séductrices qui engendrent chez Stanley agressivité et mépris. Quand deux nouveaux clients sortis de nulle part débarquent à la pension, Stanley panique.