tree-of-life.jpgLa palme d'or 2011 est bien singulière. Mieux vaut être patient et disposer d'un sens de la curiosité particulièrement aiguisé pour se lancer dans les 2h18 du dernier crû de Terence Malik.

Si la mise en scène est remarquable, le propos mystico-existentialiste est à la limite du ridicule. Et lorsque le réalisateur nous propose en entrée la création du monde pour les nuls - big bang et dinosaures compris - en 20 minutes chrono, on salue la beauté des images mais on se demande où Malik veut nous mener et s'il faut prendre cela au 1er degré. S'en suit le portrait toujours remarquablement mis en scène et parfaitement interprété d'une famille Américaine des années 50. La vie d'Américains moyens qui expliquerait la Vie avec un grand V, sa dureté, ses difficultés, son innocence perdue. Toute cette partie offre de nombreuses scènes de toute beauté et même si l'on perçoit quelques longueurs, elle suffirait à composer un film presque réussit. Malheureusement, Malik repart dans ses délires avec une scène finale qui nous emmène dans l'au-delà, une sorte de Paradis blanc à la Michel Berger, et replonche dans le ridicule.

Il faut aussi parler de la voix off qui accompagne toute l'histoire en interrogeant le tout puissant. Elle clame l'étonnante limite du film. Ses questions du genre "où vais-je, d'où viens-je, dans quel état gère, pourquoi t'es méchant alors qu'on est gentil ?" sont incroyablement désuettes.

 

Bref, prix de la mise en scène peut-être, palme non.

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james_thierree_london_large.jpgMoins de chorégraphies aériennes, moins d'emphase, plus d'acrobaties, de magie, de danse et de contorsions, si  "Au revoir parapluie" offre moins d'envolées lyriques que "La veillée des abysses", le spectacle n'en est pas moins un grand moment d'évasion.

Le rire, plus présent, alterne, ici aussi, sans cesse avec le drame et les moments d'émotion se terminent toujours par une pirouette qui laisse place à la farce.

 

Le décor principal, une centaine de cordes suspendue au plafond virevolte et coule sur la scène en une masse informe et inquiétante. Car, dans "Au revoir parapluie", il pleut des cordes, des cordes qui emprisonnent, vous lient et vous relient contre ou avec votre grés. Des cordes qui se font aussi vocales, car le  chant, la musique et les sons tiennent un rôle essentiel dans la pièce, à la fois complices et ennemis de nos héros qui grands voyageurs malmenés par les éléments, se débattent, trébuchent et se disloquent, souvent victimes, soudain spectateurs quand l'absurde est trop grand.

Le spectacle prend fin sous un chapiteau de cirque, un chapiteau accueillant et protecteur, où les choses sont plus douces, où la pluie est de volants et d'étoiles.

La lumière s'éteint et un déluge d'applaudissements retentit.

 

Article sur la Veillée des Abysseset LA Grenouille avait raison ici : La veillée des Abysses , la grenouille avait raison

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Lucien Bellon, débarque à Los Angeles, assassine Victor Kovacs et se retrouve poursuivi par un tueur.

Jean-Louis Trintignant en tueur à gages traqué dans Los Angeles par Roy Scheider ce n'est pas banal. C'est ce qu'a imaginé Jacques Deray dans "Un homme est mort". Il filme son histoire comme un polar à la française parsemant les scènes de références et icônes américaines. Le rythme est lent mais l'ensemble est suffisamment intriguant pour maintenir notre attention. Un drôle de film.

Vu en version française intégrale ce qui enlève beaucoup dans l'immersion en terre américaine.

Date de sortie : 1973

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midnight in parisWoody Allen nous invite dans son Paris vénéré, pour une déclaration d'amour a une ville magnifiée par une histoire culturelle et artistique d'une richesse sans pareil. Les artistes qu'elles a bercé sont prestigieux et si la nostalgie vous guide, vous pourrez les rencontrer au virage d'une rue, au douzième coup de minuit. 


"Minuit à Paris" est un film charmant et drôle.

On y retrouve quelque chose du romantisme et de la magie de "La Rose Pourpre du Caire" avec la drôlerie en plus.

On est emporté dans cette histoire de conte de fée.

Le charme fonctionne à plein.

Un pur et très bon Woody Allen.


 

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