Tout d'abord et avant tout, c'est la voix qui interpelle. Une voix étrange, fragile et forte, au bord de la rupture mais qui sait pourtant se faire puissante quand la musique le demande. 
Ensuite, l'écriture aux mots choisis là où les paroliers d'aujourd'hui, pour la plupart, ne vont pas. Des textes poésie, mélancoliques et troubles. Des histoires d'alligatore, d'indien, de sycomore ou de marins d'orient... pour dire la vie, l'amour, la mort.

Enfin la musique, mélodies écrins de choix pour ces poémes et cette voix émouvante. Evidemment, les 12 titres de cet album ne sont pas tous aussi enchanteurs. Certaines mélodies et plus encore certains arrangements tombent dans la variété facile. Mais, la qualité des quelques autres suffisent à excuser ces facilités.

A l'Européen, mercredi 23 mai, les chansons étaient particulièrement bien servies par des arrangements musclés rock. Et les quelques titres laissaient doux prenaient une plus grande valeur encore au milieu de cette énergie nouvelle. Aussi, il y avait un violoncelle.
Côté présence, Daphné assure sans trop, ni trop peu. La voix est parfaite, fragile et tendre, étrange encore.
Ce soir-là, était sa première scène parisienne avec "Carmin". Le public, beaucoup de gens du métier, observateurs généralement froids, a salué Daphné et ses musiciens par une ovation debout. C'est rare.

 

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39, avenue George V, trompe oeil

Au 39 de l'avenue George V, un immeuble en rénovation est recouvert d'une bâche qui lui donne une allure étrange, proche de celle des montres molles de Salvadore Dali. Cette bâche de 2500 m² a été réalisée par la société Athem à partir d'une photo de l'immeuble. Pierre Delavie a modifiée la photo par ordinateur lui donnant ces courbes étonnantes. Sur la bâche des corniches en polystyrène ont été ajoutées pour accentuer l'effet de relief. Impressionnant.

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Le Cirque d’Hiver est un bien beau lieu. Sans nul doute le plus beau pour y voir clowns et acrobates et sans doute pas mal pour y écouter de la musique à condition toutefois d’être bien placé.

Hier soir, pour le concert d’Olivia Ruiz (le 4ième et dernier de la série Cirque d’Hiver), j’étais sur la scène avec les musiciens ou presque. C’est original et sans doute une occasion qui ne se présentera pas 2 fois (je vous le confirme…).
J’étais donc au 3éme rang côté droit à l’arrière gauche du batteur et parfaitement derrière le guitariste. Là vous pensez "Mon dieu mais elle n’a dû rien voiiiiiiiiiiiiiiiir du spectacle...!". Détrompez-vous visuellement ce n’était pas trop mal car j’étais assez haut pour ne pas être gênée par la taille des musiciens et aussi Olivia Ruiz déjà très virevoltante de l’avant à l’arrière scène habituellement a, ici, prit soin de se tourner souvent vers le public des côtés arrières.
Le souci fut donc essentiellement sonore. Car situé ainsi, vous avez dans l’oreille gauche à 5 mètres les baffles destinées à inonder la salle et notamment les gens qui sont eux bien face à la piste à 20 mètres de là... Toujours à gauche mais cette fois à 3 mètres la batterie et face à vous à 2 mètres l’ampli-retour du guitariste. Cela donne une impression étrange quand Olivia Ruiz sur la piste, de profil mais face à vous, chante essentiellement dans votre oreille gauche et pas trop à droite... Et encore ça c’est sur les morceaux doux, pas trop instrumentés car lorsque le rock prend place (et ça arrive souvent avec Olivia), là sa voix est étouffée par le son de la batterie qui sort de l’ampli salle et de la batterie elle-même et par le son de la guitare qui sort elle aussi de l’ampli salle et bien mieux encore de l'ampli-retour du guitariste. Du coup, Olivia visuellement à 5 mètres de vous semble phoniquement parlant dans la salle d’à côté…
Ca c’est pour le son.

Ensuite, au cirque d’hiver on est assis. Il y a des artistes qu’on ne peut raisonnablement pas écouter ainsi. Difficile de s’abandonner à l’énergique Olivia en restant coincé sur son siège. On perd ainsi beaucoup du plaisir qu'elle procure sur scène.
Le public ne pouvant gesticuler à sa guise a exprimé son enthousiasme en applaudissant en rythme sur TOUS les titres… Et en plus d'être envahissants ses applaudissements, parce que le public n'était pas toujours très à la page du répertoire d’Olivia, n’étaient pas toujours très au point.

Par contre, Olivia, elle, a comme d’habitude assuré. Toute en énergie, drôle, provocante, bavarde et bien en voix pour ce que j’ai pu entendre. Parfaite donc même si elle m’a parfois semblé gênée par la configuration de la scène.
En guests, nous avons eu droit à Christian Olivier des Têtes Raides pour le duo de l’album « Non-dits », Mathias Malzieu pour « I need a child », les Noirs Désir (sans Cantat bien sûr) sur « Putain de toi » et au petit frère d’Olivia en Beat box sur « J’traîne des pieds
».

Malgré tout son talent scènique Olivia Ruiz n’a pas réussi à faire de ce concert une soirée réussie pour moi. Aussi, je vais m’empresser d’oublier ce concert pour ne conserver que mes souvenirs des 2 concerts d’Olivia à la Cigale dont je suis sortie chaque fois en me demandant s’il ne s’agissait pas du meilleur concert de tous ceux que j’avais pu voir jusqu’alors (à l'exception notable du Bercy de Peter Gabriel en 2004).

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Quand on entend Amy Winehouse pour la première fois, on se dit que les chanteuses de la Motown avaient de sacrées voix, un sacré swing et de fabuleuses chansons.
Quand on se penche sur la bio d'Amy Winehouse, on se rend compte que cette voix là n'appartient pas à une chanteuse black qui a connu la gloire il y a 40 ans mais à une anglaise de 23 ans qui vient juste de sortir son deuxième album.
A l'écoute de son dernier opus "Back to black", ses influences sont évidentes : les Suprêmes, Aretha Franklin, Billy Holliday, Dinah Washington,... 
Si vous aimez la vraie musique soul, c'est Amy qu'il vous faut.
Procurez-vous son dernier album sans vous laissez freiner par la pochette et l'allure de chanteuse de R'n'B' Latino-Américaine de Amy Winehouse.
Cette fille là a un talent rare.


 

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En premier lieu, il y a cette voix, parfaitement en place, plus cassée, plus gouailleuse, plus émouvante encore que sur le disque. Une voix déjà particulièrement familière reconnaissable entre toute.
Ensuite, la silhouette. Petite robe noire, talons hauts, chevelure en bataille et regard sombre.
Enfin, la confusion. Confusion et maladresse dont elle joue sur ses transitions entre chaque morceau. Très drôle d’autant qu’on devine que la vraie Adrienne n’est pas loin du tout.

L’album entier sera joué sans modifier le moindre accord, le plus petit arrangement (à l’exception d’un titre). Sans doute, lui faut-il encore un peu de temps pour passer à cette étape là.
Après l’impression mitigée du concert au Nouveau Casino, ce Bataclan confirme enfin le talent et la douce folie perçus sur le disque.

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