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Affiche Audition site2Trois comédiens ont été convoqués pour passer une audition. L'attente est longue et le mystère s'épaissit : quel est l'objet de cette audition ? Est-ce du théâtre ou un peu plus que ça ?

Une pièce étrange qui nous mène on ne sait trop où pendant 1h30 pour finalement n'arriver nulle part.

L'histoire particulièrement décousue tente une mise en abîme multiple et inaboutie. La pièce part dans tous les sens et à force de vouloir trop en dire finit par ne pas dire grand chose.

Plusieurs bonnes répliques nous rappellent que d'habitude l'auteur, Jean-Claude Carrière, a du talent.

Heureusement, il y a trois comédiens principaux parfaits d'autant plus excellents que la pièce, vous l'aurez compris, a peu d'intérêt. Jean-Pierre Marielle est parfait en lui-même. Manu Payet se révèle être un comédien subtil et juste. Quant au rôle féminin, il est tenu par Audrey Dana qui, espiègle et drôle, se promène nonchalamment dans ce curieux univers.

Sans ces trois comédiens, la soirée eut sans doute été pénible.

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les_39_marches.jpgRichard Hannay assiste à une scène de panique dans un Music Hall Londonien et se retrouve chez lui avec une jeune femme mystérieuse.

Ainsi débute le film d'Alfred Hitchcock et c'est ainsi que débute la pièce mise en scène par Eric Métayer sur la petite scène du théatre de la Bruyère.

Toute la pièce est incroyablement fidèle au film jusqu'aux poursuites dans la lande Écossaise.

Difficile d'exprimer l'immense plaisir ressenti à la vue de cette pièce sans en dévoiler son ingéniosité et la force de ses surprises. L' histoire d'Hitchcock qui n'était déjà pas dénuée d'humour devient ici burlesque.C'est tout simplement réjouissant d'un bout à l'autre. 

L'ingéniosité de la mise en scène, bourrée d'idées inattendues, fait hurler de rire. Les comédiens sont parfaits. Au nombre de 4, ils interprêtent tous les rôles et Eric Métayer s'en réserve prés de 70. Un vrai marathon, à l'image de ce que vit le héros.

Ces "39 marches" vous laisse au bout d' 1h30, épuisé, le souffle coupé : rire aussi longtemps et intensément ça vous tue.

 

* Si vous en avez la possibilité, voyez le film avant : votre plaisir n'en sera que plus grand. 

* La pièce a reçu le Molière 2010 de la meilleure pièce comique.

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Alciao-amore-gaite-L-1.jpegévêque laisse de côté le one man show pour s'offrir un interlude théâtrale avec Serena Reinaldi.

L'histoire : un couple qui se sépare enfin surtout elle... Originale donc...

Alévêque nous fait de l'Alévêque ce qui est plutôt sympa si on aime Alévêque.

Il est, sans surprise, très bon dans les moments de colère et d'ironie et étonnamment faux dés qu'il doit être plus calme et surtout premier degrés.

Seréna Reinaldi, elle, tient parfaitement son rôle et en devient la plus drôle des deux.

La pièce régulièrement s'essoufle violemment de façon assez soudaine. Ces instants de vide ; souvent lorsque l'auteur se lance dans le premier degrés et tente de passer des messages importants sur la vie de couple et la Vie tout court... ; durent heureusement rarement plus de 5 minutes et un bon mot ou une astuce de mise en scène nous remet le pied à l'étrier.

La mise en scène joue en cela un rôle essentiel et les bonnes idées et surprises sont nombreuses et

accompagnent parfaitement les bonnes répliques.

Au bout du compte, Ciao Amore offre un sympathique moment de détente.

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La pièce sera captée et diffusée en direct sur Paris Première ce samedi 29 mai à 20h30.

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L'Alfama (5)

© Isabelle Dujardin

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La Comtesse de Julie Delpy

En Hongrie, entre le 16e et 17e siècle, la comtesse Erzsebet Bathory est une des femmes les plus puissantes de Hongrie. A la tête d'un vaste domaine et d'une grande armée, sa puissance est redoutée de tous et devient même gênante pour le roi. C'est alors que des rumeurs circulent dans la région : la comtesse tue des jeunes filles vierges pour récupérer leur sang et retrouver sa jeunesse.

La reproduction, costumes et décors, sont superbes. La mise en scène et la photo offrent des images captivantes, à la fois belles et inquiétantes. La lumière flatte particulièrement le teint diaphane de Julie Delpy. L'actrice-réalisatrice est bluffante dans ce rôle ambiguë de femme à la fois ou successivement forte, violente, amoureuse et folle. Le scénario mêle habilement les deux versions de l'Histoire : celle qui valide la folie meurtrière de la Comtesse et celle, plus réaliste selon les historiens, du complot pour éliminer une femme trop puissante. Tout dans ce film est mené de mains de maître. Julie Delpy prouve une fois encore, et dans un style tout à fait opposé au très réussi Two days in Paris, qu'elle est une grande réalisatrice et conteuse.

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