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En 1983, à Dublin, Connor doit intégrer une école mal fréquentée, tenue par des frêres peu sympathiques. Pour séduire une fille qui traine près du lycée, il lui propose de tourner dans le clip de son groupe de rock. Quand elle accepte, Connor se voit obliger de créer le groupe et de grandir un peu.

On est d'emblée séduit par la bouille de Ferdi Walsh-Peelo et ses faux airs de Paul Mc Cartney. Le portrait en filigranne de la dure vie en Irlande dressé par John Carney donne au film son caractère. Sing Street se présente alors comme un peu plus qu'un simple film musical pour ados. Au passage, on note que les morceaux des Duran Duran, Aha ou Spandau Ballet, les coupes de cheveux improbables et le maquillage à la truelle sont de bons témoins des errements esthétiques de l'époque. Puis, petit à petit, le film glisse vers un romantisme adolescent un peu niais ne faisant plus de ce film qu'un simple teen movie. Dommage.

Date de sortie en salle : le 10 octobre 2016

Date de sortie en DVD : le 28 février 2017

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Luigi dirige un théâtre parisien. A la veille d'une avant-première, les techniciens, qui n'ont pas été payés depuis deux mois, se mettent en grève et le metteur en scène japonais réclame un acteur essentiel à la pièce, un singe. Luigi a une nuit pour trouver le primate et l'argent qui lui manquent. Il entraîne sa jeune stagiaire dans son périple.

Ouvert la nuit est, sans doute encore plus que d'habitude, à réserver aux inconditionnels d' Edouard Baer qui nous offre un numéro de son meilleur cru. Le film trace le portrait d'un charmeur-manipulateur que tout le monde aime et déteste à la fois. Son histoire est un hommage au monde du spectacle et à Paris qu' Edouard Baer nous donne à voir au plus près de sa diversité. Cette traversée de la capitale la nuit et sa succession de rencontres tendres, féroces ou loufoques séduit d'emblée et lasse un peu sur la durée. Mais le charme Baer agit toujours et d'autant plus qu'il invite à côté de son personnage fantasque, Sabrina Ouazani, parfaite en observatrice atterrée.

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Sans emploi depuis plus d'un an, Constance quitte Paris et revient dans sa ville natale vivre dans la maison de sa mère hospitalisée. Elle renoue avec un ancien amant et tente de réintégrer la place d'agent immobilier qu'elle occupait avant son départ à Paris.

Marina Fois joue les cinglées comme personne. On retrouve dans son interprétation de Constance ce qui nous avait déjà impressionnés dans Darling, cette capacité qu'a la comédienne d'enfermer son personnage dans un monde inaccessible. L'inquiétude qu'elle crée envahie tout le film. La réalisation habile soutient sans excès sa prestation et si le scénario traîne un peu en longueur par manque de rebondissement, on reste intrigué de savoir jusqu'où ira Constance.

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Léo, scénariste, est en recherche d'inspiration en Lozère. Il rencontre une bergère qui chasse le loup. Léo lui fait un enfant. La bergère s'en va, le bébé reste, l'inspiration ne vient pas et l'argent vient à manquer. Toute la Lozère veut se taper Léo dont un homme âgé en fin de vie. Ça tombe bien Léo aime rendre service.

Le film est aussi passionnant et raffiné que ce pitch. C'est dire.

Date de sortie en salle : le 24 août 2016

Date de sortie en DVD : le 3 janvier 2017

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Icare, dit Courgette, tue par accident sa mère alcoolique. Il se retrouve dans une maison qui accueille d'autres enfants "comme lui".

Esthétiquement, ce film d'animation est très réussi. La simplicité des décors qu'il affiche et les beaux et gros visages de ses personnages aux yeux immenses séduisent d'emblée. L'interprétation est aussi particulièrement soignée. Michel Vuillermoz dans le rôle adulte principal mais surtout tous les enfants donnent aux paroles de leurs personnages justesse et sensibilité. Si le film peut décevoir, c'est auprès des lecteurs du livre de Gilles Paris "Autobiographie d'une courgette" dont est très librement inspiré le film. En transformant l'histoire pour la rendre visible par un plus large public et en la condensant pour la faire tenir en 1 heure, Céline Sciamma a perdu en route une bonne partie de ce qui faisait sa richesse. Le livre est conté avec les mots d'un enfant de 9 ans et ses mots donnent au récit une vision à la fois naïve, drôle et grave qu'on ne perçoit pas dans le film. C'est la cohabitation du drame et de la candeur qui donne à l'histoire encore plus de force. En simplifiant trop le récit, en abandonnant totalement le regard de l'enfant et en passant très rapidement sur l'histoire et la psychologie des différents personnages, enfants comme adultes, les auteurs du film ont perdu beaucoup de la puissance de cette histoire.

Date de sortie en salle : 16 octobre 2016

Date de sortie en DVD : 22 février 2017

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