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Début février, l' album "Monday's gosts" sort en France. La presse plébiscite cette divine découverte venue de Suisse. Quelques jours plus tard, je plébiscite la presse de m'avoir fait partager cette divine découverte.
Fin mars, Sophie Hunger prend résidence pour une semaine à la Boule Noire.

Le concert n'a pas encore commencé qu'au souvenir des titres de l'album, on regrette déjà la configuration assise.Première partie, un folk singer à barbe et guitare. Jolie voix, jolies mélodies mais un peu d'ennui.
Puis, la tant attendue Sophie Hunger entre en scène et s'installe au piano. Mélodie en allemand. C'est instantané, je sais qu'on ne sait pas trompé. Le charme agit imparable. C'est magique et très pro., bien plus que ce à quoi je m'attendais.

Entourée de 4 musiciens batteur, bassiste, guitariste et trompetto-xylophoniste,
elle enchaine les titres passant du piano à la guitare qu'elle joue assise sur une chaise au milieu de la scène. Entre folk, rock, country et jazz, Sophie Hunger se ballade.
Après l'extrême maîtrise, ce qui surprend le plus c'est de retrouver cette voix impressionnante et puissante sortant de ce corps frêle au visage poupon. On frisonne de l'entendre plus prenante encore que sur CD.
Mais Sophie Hunger n'offre pas qu'un récital de grande qualité musicale, cerise sur le gâteau : c'est une fille sympa. Elle plaisante avec le public, charrie ses musiciens, se moque des langues étranges qui se parlent en Suisse, le tout dans un français à peine hésitant.
Et puis, Sophie Hunger nous fait un autre cadeau. En rappel elle convie sur scène Stephan Eicher qui chantera avec elle deux titres dont un "Like a rolling stone" assez impressionnant.
Le concert touche à sa fin le public conquis lance des bravos et en réclame encore.


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Mabel, mère de famille fragile, confie, non sans appréhension, ses trois enfants à sa mère. Nick, son mari, lui a promis une soirée en amoureux. Mais, il est retenu sur un chantier compliqué. Il lui promet une journée en tête à tête pour le lendemain mais, lorsqu'il rentre à la maison, c'est avec toute son équipe pour déjeuner.

Cassavetes fait le portrait d'une femme perdue, décalée, qui tente tout pour être une épouse exemplaire à la hauteur de son statut de femme au foyer. Sa façon d'exprimer son affection et les immenses efforts qu'elle déploie pour se comporter "normalement" révèlent plus encore sa fragilité, sa singularité et accentuent sa marginalité. Autour d'elle, les gens jugent, paniquent et adoptent des comportements proches de l'hystérie. Seuls les enfants semblent comprendre ce qui peut aider leur mère.

Cassavetes construit son film en plans séquences qui nous plongent au cœur de la vérité de cette femme. Le montage et les plans au plus près des visages communiquent parfaitement l'angoisse ressentie par Mabel.

Gena Rowlands est impressionnante, à la fois drôle et extrêmement touchante. Peter Falk est parfait dans le rôle du mari jaloux, violent et dépassé.

Ce film devenu culte et ce rôle qui est une référence pour de nombreuses comédiennes ont valu à Gena Rowlands un Golden Globe.

Date de sortie : 1974

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Jacques vit seul depuis que sa femme l'a quitté il y a quelques semaines. Il engage Laura, une jeune femme de ménage qui, rapidement, lui demande de l'héberger.

Le film séduit d'emblée par la présence de Jean-Pierre Bacri, toujours excellent, et celle d'Emilie Dequenne d'une justesse et d'un naturel rare. Tout l'intérêt du film réside dans leur présence. Car le scénario, adapté du roman de Christian Oster, séduit moins. Le récit de ces deux solitudes qui se viennent en aide, elle, totalement paumée qui se donne tout entière, lui désabusé et bousculé, ne passionne pas. C'est sympathique mais on s'ennuie un peu.

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Le musée d'Art Moderne présente une exposition très riche (compter deux heures de visite), découpées en trois parties :
* période métaphysique
* période retour au classicisme et néo-baroque
* période replay

C'est toujours impressionnant de voir "en vrai" les tableaux que l'on croise depuis toujours dans les livres. Ceux de la période métaphysique de De Chirico ne font pas exception à la règle. L'étrangeté qu'ils portent est ici plus prégnante encore. Les scènes sont habitées par le vide comme sur une scène de théâtre, les statues et bâtiments qui y figurent sont tracés de façon la plus simple, les perspectives sont nombreuses et déformées, les ombres omniprésentes. La série des mannequins inquiète plus encore.


Est aussi présentée une série d'autoportraits décalés sur lesquels de Chirico évoquent les différentes période de la Peinture. 
Enfin la dernière partie, nommée replay, présente des oeuvres où de Chirico reproduit ses tableaux de la période métaphysique.

A voir jusqu'au 24 mai.

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Sonia (Maruschka Detmers), dans le but de se venger, demande à une prostituée (Virginie Efira) de séduire son ex-mari.

Si cela vous dit quelque chose c'est peut-être parce que "Nathalie" de Philippe Blasband a déjà été adaptée au cinéma par Anne Fontaine (avec Emmanuelle Béart et Fanny Ardant). Aussi, peut-être, parce que la presse parle des premiers pas théâtraux de l'animatrice Virginie Efira et aussi de certains passages de la pièce annoncés comme crus, pouvant choquer.

Pourquoi être aller voir "Nathalie" ? Parce que Marutschka Detmers.

Faut-il aller voir "Nathalie" ? Non, car une mauvaise pièce même interprétée par une comédienne de grand talent reste une mauvaise pièce et peut même gâcher une belle prestation.

Le texte n'a rien de fameux, l'histoire est simpliste, l'intrigue peu originale est minuscule et mal ficelée, les thèmes qui pourraient se détacher ne sont que ridiculement effleurés, tout comme les deux portraits de femmes à peine esquissés. La fin éculée n'oublie pas de tomber dans le grotesque. Quant aux parties choquantes elles sont sur-vendues (de nos jours, il en faut plus pour choquer le bourgeois) et très répétitives.

La mise en scène découpe la pièce en tout petits morceaux en imposant aux spectateurs des "noirs" toutes les 5 minutes. Les décors tout en coulissement - jusqu'à traverser la scène de long en large pendant que les comédiennes jouent - participent eux aussi à garder le spectateur à distance.

On ne peut rien reprocher aux deux comédiennes qui donnent comme elles peuvent vie à leurs pauvres personnages.

Virginie Efira assure sa part du travail, toute en fraîcheur, elle offre plusieurs moments de rire. Mais la partition qu'elle a à jouer ne lui donne pas l'occasion de nous épater vraiment.

Marutschka Detmers, joue constamment à fleur de peau. Elle s'offre toute entière dans le rôle de Sonia, tout particulièrement dans de courtes scènes où elle se laisse emportée par la détresse de son personnage. Malheureusement la pauvreté de la pièce rend cette intensité presque incongrue. Le jeu de Marutschka Detmers est tellement au-dessus du niveau d'ensemble qu'on ne voit plus que la performance.

*On remarquait parmi les spectateurs la présence de Patrice Leconte.

 

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