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Daoud dirige le commissariat central de Roubaix. Incendie criminel, viol, fugue... le commissariat gère les affaires courantes quand une octogénaire est assassinée.

Le film est très fortement inspiré du documentaire de Mosko Boucault "Roubaix, commissariat central" qui a marqué tous ceux qui ont pu le voir lors de sa diffusion en 2008. Mosko Boucault y avait filmé, en 2002, les aveux des deux criminelles d'une septuagénaire lors de leurs interrogatoires.

Arnaud Desplechin reprend une bonne partie des scènes et des dialogues du reportage. Un presque copié/collé auquel la fiction apporte une esthétique de la mise en scène particulièrement soignée et un beau portrait de flic comme on les dessinait dans le cinéma français des années 70. Roschdy Zem campe un commissaire taiseux, pausé et humaniste qui connait comme personne sa ville natale et ses habitants. La lumière du titre du film c'est lui.

A ses côtés, un jeune lieutenant, homme de foi, affecté dans cette ville qu'il ne connait pas, interprété par Antoine Renartz, très bon. Tous les comédiens sont excellents. Desplechin dessine avec le soucis du détail un portrait, certes orienté vers ce qu'elle a de plus triste mais précis, de la ville, de son extrême pauvreté, de ses ruelles sombres et de ses courées délabrées jusqu'à sa météo exécrable.

Le film, d'une durée de deux heures, se visionne avec intérêt et avec un réel plaisir de cinéma servi par une belle mise en scène et le dessin soigné des personnages.

 

 

 

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S'il fallait n'en garder que trois :

 

- Les Dames de la côte de Nina Companez, à la télévision

 

- Collaboration de Ronald Harwood, au théâtre

 

- Un Dimanche à la campagne de Bertrand Tavernier, au cinéma

 

trois souvenirs immédiats et indélébiles de Michel Aumont.

Michel Aumont nous a quitté le 28 août.

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Marchand et talentueux réparateur de bicyclette, Raoul Taburin n'a jamais su faire de vélo. Il garde ce lourd secret depuis l'enfance jusqu'à l'arrivée dans le village d''un photographe.

Pierre Godeau adapte sans fioritures la bande dessinée de Sempe et nous conte gentiment cette histoire très bien servie par Benoît Poelvoorde, Edouard Baer et Suzanne Clément.

Un film charmant, qui ne fait de mal à personne mais qui ne revolutionnera pas l'histoire du cinéma.

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Mathieu, jeune délinquant et pianiste doué, est repéré par le directeur du Conservatoire de musique qui lui offre la possibilité d'accéder à une vraie formation.

On ne compte plus les films qui content la découverte d'un jeune génie, généralement ingérable ou délinquant ou issu d'un milieu défavorisé, qu'un mentor "force" à suivre son prestigieux destin.

On s'interroge sur l'intérêt de reposer ce sujet rebattu sur les écrans. Seul un traitement inédit, un scénario d'une incroyable inventivité nous sauverait du déjà vu. 

Las Au bout des doigts n'apporte rien de nouveau. Pire, le realisateur ne parvient même pas à conter son histoire sans surprise de façon juste. Tout sonne faux, des dialogues jusqu'au jeu des comédiens dont Lambert Wilson, Kristin Scott Thomas, André Marcon. Ils semblent tous encombrés par cette piètre partition et jouent incroyablement faux. Le jeune Jules Benchetrit s'en sort curieusement beaucoup mieux, mais cette jolie découverte ne suffit pas à sauver le film du naufrage.

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Pierre Perdrix, gendarme dans les Vosges, coule une vie rangée entre ses collègues, sa mère, son frère et sa nièce. Jusqu'au jour où Juliette Webb, en pleine transhumance personnelle, vient déclarer le vol de sa voiture.

Cette comédie, aux accents philosophiques, mêle burlesque, absurde et romantisme. Le film regorge d'idées loufoques particulièrement bien mises en scène. Erwan Le Duc aime les temps suspendus, ils ajoutent à l'ambiance de son film un peu plus d'étrangeté encore.

Swan Arlaud est (Petit Paysan, Un beau voyou, Une vie, Grâce à Dieu...) parfait dans le rôle du type qui n'attend rien mais qui est quand même prêt à recevoir. Maud Wyler (La Révolte, Cyrano de Bergerac...) excelle dans celui de la fille étrange, provocante qui se défend, bravache, de tout attache. Ils sont tous deux très bien accompagnés de la jeune Patience Muchenpach, de Nicolas Maury et de la toujours incandescente Fanny Ardant.

 

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