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Quand Monsieur Fraize entre en scène ce  n'est pas pour son plaisir. C'est son travail. Car le travail est important pour M.Fraize, tout comme le fait de ne pas perdre son temps. 

Marc Fraize nous invite à passer 1h20 avec ce personnage enfantin et obsessionnel aux centres d'intérêt peu palpitants. Tout repose dans ce spectacle, comme pour tout bon spectacle comique, sur le rythme auquel tombent les punch lines. Sauf qu'ici, volontairement, la lenteur et le vide règnent. Marc Fraize joue avec l'absurde, qu'il habille de silence, d'expression du corps et d’onomatopée. On pense à Coluche ("c'est l'histoire d'un mec") et à Albert Dupontel (dans ses premiers sketchs). Le procédé séduit rapidement mais s’essouffle un peu, par la redite d'un même procédé qui mériterait de se renouveler au cours du spectacle.

M. Fraize n'en demeure pas moins une curiosité dans l'univers quelque peu formaté des comiques français.

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Il ne reste plus qu'un mois pour visiter l'exposition Hammershoi.

Le musée Jacquemart-André présente une quarantaine d’œuvres du maître Danois et 6 œuvres illustrant ses liens avec Svend Hammershoi (son frère), Peter Ilsted et Carl Holsoe.

Les peintures d'Hammershoi, particulièrement les intérieurs habités parfois par une femme, celle du peintre, seule, de dos ou concentrée sur son ouvrage, évoquent le silence et une certaine solitude. On se surprend à penser au travail d'Edward Hopper. Très graphiques, ces œuvres soignent la lumière où dominent les tons gris et beiges. Leur cadrage et leur minimalisme les rend intemporelles. Les paysages, ici exposés, dénués de personnages et épurés au maximum, impressionnent moins si ce n'est "le collège juif" et "Paysage-1900" presque abstrait.

A voir jusqu'au 22 juillet.

Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André

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Tom Ripley est payé par un milliardaire américain pour ramener à la maison son fils, Philippe, qui se la coule douce en Italie. Tom se rapproche de Philippe et vit à ses crochets.

Superbe photographie, beauté de l'Italie et de la mer, sens du cadre et du détail qui tue, excellence de l'interprétation, dessin précis sans lourdeur des deux protagonistes, l'imbuvable Philippe et le retord Tom, ce thriller, que n'aurait pas renié Hitchcock, est particulièrement bien mené. Alain Delon, Maurice Ronet et Marie Laforêt.sont parfaits dans le rôle de ces adulescents têtes à claque.

Date de sortie 1960

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Marcelle Paillardin, délaissée par son mari,se laisse convaincre par Pinglet, malheureux en mariage, de le rejoindre dans un hôtel borgne où la discrétion n'est malheureusement pas de mise.

Le vaudeville n'autorise aucunement l'à peu près, ni dans la mise en scène,  ni dans l'interprétation, et la qualité d'écriture de Feydeau ne suffirait pas à effacer la moindre fausse note.

Isabelle Nanty et Christian Lacroix, respectivement metteuse en scène et scénographe, offrent un très bel écrin à la troupe de la Comédie-Française. Florence Viala, Anne Kessler, Michel Vuillermoz, Jérôme Poulin, Christian Hecq, Pauline Clement... maîtrisent à la perfection cette mécanique de précision. Dans la façon de faire entendre le texte tout d'abord et dans la façon de se mouvoir. Comme des pantins désarticuler leurs corps font éclater le rire et la qualité de leur interprétation présente sous son meilleur jour la rigueur de l'écriture.

Les stradivarius de la Comédie Française sont capables de tout jouer et d'extraire la quintessence de chaque partition.

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Jean-Paul et Marianne sont en vacances à Ramatuelle dans une somptueuse villa prêtée par des amis. Ils profitent, amoureux, du soleil et de la piscine jusqu'à l'arrivée impromptue de Harry et sa fille Pénélope.

Maurice Ronet est parfaitement détestable dans le rôle de Harry. Romy Schneider et Alain Delon sont tous les deux d'une exceptionnelle beauté. Jane Birkin est très bien en ingénue qui observe ce théâtre des vanités. Tous les quatre sont excellents dans ce drame où s'affrontent deux mâles, l'un arrogant et humiliant, l'autre jaloux craignant qu'on lui vole son amour qui, elle, s'amuse de la situation. La justesse de leur interprétation qui joue beaucoup sur un silence, un regard, un mouvement de tête est un bonheur sans cesse renouvelé à chaque visionnage. Le récit est parfaitement mené malgré quelques petites baisses de rythme. La photographie est très belle favorisée par le décor du drame, une villa magnifique.

Date de sortie : 1969

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