1 2 > >>

Les-uns-sur-les-autres---www.-zabouille.overblog.com.jpgLe théâtre de la Madeleine nous invite à la rencontre d'une famille de Rueil Malmaison un peu étrange. Une famille qui se compose du grand-père, grande gueule en fauteuil roulant, d'un fils  geek fasciné par le sanglant, d'une ado anorexique et d'un père qui s'exprime en formules aussi alambiquées que convenues et fuit un peu plus chaque jour le domicile familial. Quant à la mère de famille, elle essaie, dans le déni, d'organiser un semblant de vie familiale. 

Cette pièce fourre-tout  renferme le meilleur comme le pire. Le meilleur : quelques scènes et répliques très drôles et la présence d'Agnès Jaoui excellente dans le rôle de la mère paumée. Le pire : un décor assez moche et inutilement biscornu, une mise en scène foutraque et des interventions vidéo gadget, la partition et l'interprétation aléatoire du grand-père, le portrait grossier de l'ado interprété par un  comédien qui fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui donne à jouer, et pour finir une histoire mal tenue faite de quelques bonnes idées mal exploitées et de maladresses lourdingues. Le tout partant en tous sens.

On se souvient alors que "Ring", du même auteur et par le même metteur en scène, se composait de 17 sketchs de qualité inégale mais portant en majorité de bonnes idées et dont la mise en scène épurée touchait juste. Il est sans doute plus compliqué pour les deux artistes de proposer un récit dans sa continuité et de lui donner un certain niveau de qualité et de tenu.

Voir les commentaires

Elle-s-en-va.jpgBettie, restauratrice en Bretagne, apprend par sa mère que son amant la quitte. Elle plante alors le restaurant pour prendre la route pour ailleurs.

On ne sait pas trop si ce road movie est une ode à la campagne française ou à Catherine Deneuve. Dans les deux cas le pari est réussi. Les amoureux de Deneuve seront ravis d'admirer une fois encore toute l'étendu de son talent. La présence de Claude Gensac ajoute à notre plaisir et on se laisse  doucement emporter dans ce bain d'air frais.

Date de sortie en salle : 18 septembre 2013

Date de sortie en DVD : 29 janvier 2014

Voir les commentaires

Jimmy-P.-www.zabouille.over-blog.com.jpg 1948, Jimmy Picard, indien Blackfoot, est admis dans un hôpital militaire. Blessé pendant la guerre, il souffre de nombreux troubles psychologiques. Georges Devereux, ethnologue-psychanalyste est chargé d'aider Jimmy dans sa guérison. 

Comme souvent, Arnaud Desplechin distille dans le traitement de ses personnages une certaine froideur. Si cela peut fonctionner sur une partie des sujets traités par le réalisateur, c'est ici plus incongru et destructeur. Dans Jimmy P., les dialogues sont mécaniques, les échanges trop factuels sans place pour le ressenti, pour que l'on s'attache quelque peu aux personnages. La relation à la fois distanciée et complice entre le psy et son patient sonne faux. Desplechin traite de la même façon leur relation avec leurs proches. Cerise sur le gâteau, l'ensemble très répétitif en devient soporifique.

 

Voir les commentaires

Le-loup-de-Wall-Street---www.zabouille.over-blog.com.jpgDans les années 80-90, Jordan Belfort, trader, fait fortune. Pendant 2h50, Scorsese nous invite à suivre son jeune héros dans ses diverses orgies (sexe, drogue, fric,....). On ne doute pas un seul instant qu'en adaptant l'autobiographie du trader, Scorsese cherche à dénoncer les dérives de la finance. Mais on est moins sûr que tous les spectateurs l'accueillent ainsi. 

En effet, le film bénéficie d'une mise en image rythmée, laissant place à l'humour et un vocabulaire branché (et souvent grossier). L'essentiel des scènes a pour sujet des partouses, des prises de drogue et des virées en yacht. Tout est outré, dialogue et jeu, mise en scène sans distance, sans jugement. Tout cela est-il minable ou cool ? Scorsese se contente de filmer l'outrance. Les scènes d'orgies se suivent et se ressemblent. Jusqu'à l'écœurement ? Du coup, en plus d'être gênés par le parti pris qui semble être "la forme fait le fond", on s'ennuie rapidement. Même la qualité de la prestation de Leonardo du Caprio, excellent comme souvent, finit par lasser.

Voir les commentaires

Antigone-www.zabouille.over-blog.com.png 

Le rideau de la Comédie Française se lève. Pour décor, trois portes semblables, comme le souhaitait l'auteur. Les acteurs, convoqués sur scène, attendent. Le chœur (Clothilde de Bayser, parfaite) entre ironie et renoncement annonce le destin de chacun. La tragédie est écrite et aura bien lieu sous nos yeux.

Marc Paquien propose une mise en scène physiquement exigeante au diapason de la fougue d'Antigone. Dans le rôle titre, Françoise Gillard pousse parfois jusqu'à la folie alors qu'on imagine Antigone plus proche de l'exaltation. C'est la seule réserve que l'on retient après la représentation. Car ici tout emporte à commencer par la beauté poétique du texte d Anouilh dont les thèmes abordés résonnent encore aujourd'hui. La mise en scène énergique, la beauté simple du décor, le travail sur le son, celui sur la lumière, l'interprétation de Nazim Boujenah qui en deux scènes vous saisit, le contraste entre la stature frêle et sèche de Françoise Gillard et l'imposante carrure et la voix de stentor de Bruno Raffaelli font de cette représentation un très beau moment.

 

Voir les commentaires

1 2 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog