bullet-park2.jpgLe Collectif Les Possédés nous présente au Théâtre Bastille son adaptation du roman de John Cheever  "Les Lumières de Bullet Park". Ecrit en 1969, le livre raconte le quotidien de deux familles Américaines vivant dans le confort moderne d'une banlieue protégée où rien ne dépasse ou rien ne doit dépasser. Ennui, alcool, soif de consommation, sexualité non assumée, régne du paraître et du qu'en dira-ton... le malaise se révèle en chaque geste.La folie peut ici s'épanouir, un simple accroc à la tranquilité du quotidien et l'engrenage se met en marche.

Les Possédés sont composés de comédiens exceptionnels. Leur jeu est parfait.

Leur mise en scène est ici encore excellente. Le décor pose en quelques accessoires l'époque. La scénographie occupe parfaitement la scène en y multipliant les lieux sans qu'à aucun moment on ne s'y perde.

La pièce est très drôle, caustique et folle. Dans les échanges et les monologues la qualité d'écriture, que l'on suppose être celle de John Cleever, interpelle.

Le récit, de 2h00, marque quelques langueurs et longueurs et la scène finale semble un peu expédiée. Cela est sans doute dûes à la difficulté d'adapter un roman au théâtre. Mais, le reste est tellement bien, que ces petits moments d'affaiblissements sont vite oubliés.


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intouchables-affiche.jpg"Intouchables" c'est : 

le sens du récit

une réalisation honorable

l'excellence du casting jusqu'aux seconds rôles

(Anne Le Ny toujours parfaite)

le sourire XXL d'Omar

la grâce de Cluzet

le rire en quantité 

Quant aux messages sur l'handicap, avec ou sans respect, c'est surtout le Driss de banlieue qui est l'objet des railleries.

"Intouchables" est avant tout une bonne comédie, une excellente occasion de se marrer sans trop se poser de question.


 

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toutes-nos-envies.jpgEn entrant dans la salle de "Toutes nos envies", je pensais voir un film racontant le combat de deux juges face aux sociétés de crédit.

En sortant de la salle de "Toutes nos envies", j'avais vu un film contant les dernières semaines d'une jeune mère de famille atteinte d'une tumeur au cerveau, avec en personnage tertiaire une histoire de surendettement.

Alors forcément, ce n'est pas pareil...

Marie Gillain, Vincent Lindon, et les autres sont très bien.

Mais le récit, en plus d'être bancal et peu crédible, n'offre aucun intérêt.

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la-verite.jpg

La Vérité est une pièce de Florian Zeller,  l'écrivain dont les livres tombent des mains et l'auteur de la pièce "Si tu mourrais" vu en 2006 et souvenir pénible que la délicieuse présence de Catherine Frot n'a pu sauver.

La Vérité est interprétée, au théatre Montparnasse par l'excellentissime Pierre Arditi.

 

Zeller a tissé une histoire de mensonges vaudevillesque à la mécanique astucieuse parfaitement pensée.  

Arditi, génial comme toujours, joue la partition de façon magistrale avec une énergie incroyable, ne lésinant pas sur le cabotinage pour notre plus grand plaisir.

 

Ensemble, ils créent une pièce intelligemment construite qui dans son genre frôle une certaine perfection et risque fort d'être jouée, rejouée et reprise pendant quelques années.

Une bonne surprise donc.

 

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MALTE073

       © Isabelle Dujardin

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