1 2 > >>

Dans le parc naturel des Cévennes, territoire classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, 2 400 espèces animales cohabitent. Il y a 40 ans, Marie-Pierre Puech, jeune vétérinaire s'y installe. En 2008, à  Ganges, elle créé L'hôpital pour la faune sauvage qui accueille et soigne des animaux sauvages retrouvés blessés jusqu'à 300km alentours. 3 000 animaux y sont soignés chaque année dont 80% d'oiseaux.

Le documentaire de Sandra Malfait, sans intérêt formel particulier, offre à voir l'organisation de cette association qui fonctionne grâce au bénévolat et aux dons essentiellement privés - sur les 300 000€ annuels nécessaires, à peine 15 000€ viennent de fonds publics.

Une chaîne humaine d'une centaine de personnes se déploie pour sauver une faune sauvage essentielle à l'équilibre d'un écosystème attaqué par l'homme. La fragilité et la beauté des animaux filmés, dont des espèces protégées, et les images de leur retour à la nature sont particulièrement troublantes.

A voir en Replay sur France.tv jusqu'au 6 novembre 2023.

Voir les commentaires

La Cinémathèque de Paris rend hommage à Agnès Varda et aux 70 ans de carrière d'une artiste multiple qui ne se résume pas à une simple cinéaste.

L'exposition retrace le parcours de la militante, cinéaste, documentariste, photographe et visual artiste en près de 250 documents, dont beaucoup issus de la collection de Ciné-Tamaris. Photos prises par Agnès, photos de tournage, photos intimes, extraits de courts et longs métrages, lettres, notes, affiches, interviews... sont présentés dans une scénographie où la couleur domine et l'image règne.

On y retrouve la rue Daguerre, (son fief dès 1951), Séte, ses débuts et La Pointe courte, ses courts métrages et ses projets avortés, ses 4 plus grands succès cinématographiques (Cléo de 5 à 7, Sans toit ni loi, les glaneurs et la glaneuse, Visages Villages), ses amitiés artistiques (Resnais, Chris Marker, Jean-Luc Godard, Jean Vilar, Alexander Calder... ), ses amours de jeunesse (Valentine Schlegel, Antoine Bourselier), son couple mythique avec Jacques Demy, ses enfants (Rosalie et Mathieu), le théâtre et son travail de photographe au Festival d'Avignon et au TNP, ses voyages (Chine, Cuba, L.A.), ses engagements (Black Panthers, le féminisme, la défense des plus faibles, des marginaux...), sa passion des chats, la reconnaissance tardive, ses travaux de plasticienne... Tous ses éléments tricotent le beau portrait d'une artiste d'une grande modernité, indépendante, aux centres d'intérêts et à l'oeuvre protéiformes.

L''exposition donne aussi à entendre la voix d'Agnès si importante et si juste dans l'accompagnement de ses œuvres ou dans la description de celles des autres.

Une très belle exposition à voir jusqu'au 28 janvier 2024.

Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque
Viva Varda à la Cinémathèque

Voir les commentaires

Le 7 mai 1995, Jacques Chirac est élu Président de la République et Bernadette Chirac devient première Dame jusqu'en 2007.

Léa Domenach propose un portrait de Bernadette Chirac annoncé comme une "fiction inspirée de faits réels". La réalisatrice situe l'action entre 1995 et 2007, années de la présidence de Jacques Chirac. Elle séquence le film des dates politiques importantes et réelles de la présidence, exposant le rôle de Bernadette Chirac, de l'épouse potiche à la dame des Pièces Jaunes en passant par l'avisée conseillère générale de Corrèze.

On y retrouve "les anecdotes" connues de tous, la relation fusionnelle qui lie Claude Chirac et son père, Chirac introuvable la nuit du décès de Lady Di, le soutien d'Hilary Clinton à Bernadette, les prévisions de Bernadette Chirac sur les résultats de la dissolution de l'Assemblée nationale et du 1er tour de la présidentielle de 2002,... 

On comprend donc que dans ce film "les faits réels" sont nombreux et on imagine que la fiction intervient uniquement dans la mise en scène et la mise en mots des coulisses de ces événements. C'est là que la comédie pourrait prendre toute sa place. Malheureusement, malgré quelques bons mots et situations cocasses, le film ne provoque que très peu le rire. La faute au montage, à l'écriture des scènes, au placement des punchline ? Toujours est-il que la mécanique de précisions nécessaire au rire n'est pas à l'oeuvre et que, globalement, le film ne trouve pas sa tonalité. Entre fidélité à la réalité, volonté de ne pas trop écorcher le portrait, nécessité de ne pas occulter le drame intime qui touchait le couple et le désir évident de faire rire, la réalisatrice ne parvient pas vraiment à se positionner.

Pourtant, le casting 5 étoiles ne démérite pas. Catherine Deneuve est parfaite dans ce rôle qui n'est pas sans évoquer celui déjà tenu dans Potiche, Michel Vuillermoz est plus vrai que nature en Jacques Chirac, Denis Podalydes campe un conseiller has been excellent, Laurent Stocker surprend en Sarkozy. Dans les rôles plus premier degrés des filles du couple, Sara Giraudeau et la trop rare Maud Wyler sont parfaites.

Dommage.

 

Voir les commentaires

 

Sophia Aram revient avec un spectacle qui reprend une partie des indignations qu'ont portées ses chroniques hebdomadaires sur France Inter ses 4 dernières années. Depuis son dernier spectacle en 2019, les Gilets jaunes, Hanouna, les antivax, le complotisme, LFI, Zemmour, le wokisme... se sont surdéployés et ont fait naître des revendications que l'ont pourra juger au mieux ridicules au pire effrayantes. L'artiste analyse aussi ce qui l'éloigne désormais d'une partie des politiques qui se revendiquent de gauche, lançant entre autres "Le moment de mon basculement a peut être été lorsque j'ai entendu qu'on pouvait être de gauche et s'abstenir de voter au second tour contre Le Pen"

Sophia Aram et son co-auteur Benoit Cambillard ont composé leur spectacle en une succession de trois types de séquence. Le premier prend la forme d'un billet d'humeur sur un des travers de notre époque, s'en suit l'incarnation de ce travers par un personnage fantasque dont Lauren wokiste à la voix stridente qui envoie au public  des "coeurs sur vous et vagin avec les mains". Dans un troisième format, "à la Bedos", smartphone dans les mains, l'artiste lit un fil actu édifiant qu'elle ponctue de punchline. Elle évoque également les menaces et réactions violentes qu'elle subit suite à ses chroniques. Et sa fidèle tante Fatiha rappelle le temps où, dans les quartiers, la mixité se vivait en harmonie, dans l'acceptation des différences.

Bien que dans la veine de Le fond de l'air effraie, son spectacle de 2015, Le Monde d'après. donne plus de place à l'humour. Ainsi tout en affirmant son style très politique, au premier degré assumé, le spectacle trouve un équilibre plus harmonieux avec le rire. 

Lire les posts sur les autres spectacles de Sophia Aram :

2008 -  Du plomb dans la tête

2012 - Crise de Foi

2015 - Le fond de l'air effraie

2019 - A nos amours

 

Voir les commentaires

François, entraîne son fils Émile, dans la recherche de Lana, épouse et mère. Elle fait partie des humains en cours de mutation animale. 

Des hommes et des femmes voient leur corps muter, s'approchant de celui d'animaux, leur instinct animal prendre le dessus. Faut-il s'en inquiéter ? Faut-il les aider ou les exclure ? Est-ce un drame ou une nouvelle vie qui s'offre à eux ?

Thomas Cailley (Les Combattants) traite cette histoire surréaliste avec le soucis constant du réalisme. C'est ce traitement qui donne au film toute sa force. Il n'est pas question ici d'effets horrifiques, de spectacle. Et il n'est pas question de laisser chez le spectateur la place au doute. Tout cela est possible, pour preuves les réactions de la société, de Monsieur tout le monde jusqu'aux forces de l'ordre, sont semblables à celles qu'on peut ou qu'on a pu rencontrer dans certaines circonstances réelles. Ce soucis du réalisme crée l'émotion plus que l'effroi.

Si le film nous renvoit instantanément à l'idée d'une vengeance de la nature qui reprendrait le pouvoir sur l'invasion de l'Homme, très vite le récit nous évoque d'autres thèmes qui touchent notre époque, tels que l'acceptation de la différence, l'accueil de l'étranger, l'apprivoisement d'un corps différent d'une identité officielle...

La réalisation de Thomas Cailley offre de beaux moments oniriques et de poésie pure, laisse deviner plus qu'on ne les voit ses créatures étranges, présente la forêt, et sa rivière, entre ombre et lumière, dans tout son mystère et sa beauté. 

Romain Duris est magnifique en type ordinaire prêt à tout pour sauver sa famille. Son sourire lumineux et son regard noir lui confèrent une humanité désarmante. A ses côtés, Paul Kircher, grand adolescent déguingandé entre convictions fortes et dénuement, est remarquable.

Un film ovni magnifiquement réussi.

Voir les commentaires

1 2 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog