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En France, à Ennui-sur-blasé, le fondateur et rédacteur en chef du magazine The French Dispatch vient de mourir. Toute la rédaction se réunie pour lui rendre hommage.

Wes Anderson fait une ode au journalisme, façon The New Yorker, et à l'art de raconter des histoires. Et relève le défi de présenter un film tout à la fois époustouflant et décevant.

Le réalisateur choisit le film à sketchs qui endossent tous les styles de cinéma dont celui de l'animation et plusieurs références au cinéma français, Jacques Tati et la nouvelle vague notamment.

Le film est esthétiquement exaltant d'inventivité, de beauté formelle, d'une richesse étourdissante jusque dans les détails. Les dialogues sont à  l'avenant, mélangeant langue anglaise et française, humour, astuces et références multiples. Cette profusion réjouissante est aussi frustrante car elle donne le sentiment aux spectateurs de ne pouvoir tout percevoir.

Le casting quatre étoiles (Bill Murray, Owen Wilson, Tilda Swinton, Benicio del Toro, Adrian Brody,  Lea Seydoux, Timothee Chalamet, Frances Mc Dorman, Mathieu Amalric,...) dont certains acteurs dans des rôles très secondaires (Christopher Waltz, William Dafoe, Edouard Norton, Denis Menochet, Hyppolite Girardot, Félix Moati, Guillaume Galienne, Elisaberh Moss,...) ajoute à cette sensation de profusion.

Quant au scénario, il se cogne aux limites du film à sketchs : un film composé de plusieurs histoires successives d'un intérêt inégal et souvent inabouties.

L'ensemble laisse des sentiments contradictoires mêlant un enthousiasme réel pour la dextérité du réalisateur-créateur et la déception face aux faiblesses du scénario quelque peu étouffé par la richesse formelle.

 

 

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Suzanne, 16 ans, s'ennuie. Elle vit harmonieusement avec sa soeur et ses parents mais le lycée et les gens de son âge ne l'intéressent pas. Sur le chemin des cours, elle rencontre un beau jeune homme qui semble lui aussi se sentir seul.

Suzanne Lindon réalise et joue son premier film, fait de beaucoup de silences, de timidité, de moments de grâce et de délicatesse. Elle s'entourent de comédiens au jeu élégant (Arnaud Valois, Frédéric Pierrot, Florence Viala, Rebecca Marder) et joue, avec ses faux airs de Charlotte Gainsbourg, époque "Petite voleuse", parfaitement l'adolescente tout en gaieté et langueur. Christophe, Vivaldi et une chanson originale de Vincent Delerm accompagnent musicalement ce premier amour troublant et empêché.

Il se dégage de ce film, certainement pas parfait, une émotion qui emporte sans qu'on ne sache très bien pourquoi. Un effet diabolo...  grenadine.

 

 

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Christophe Daci met en scène la pièce de Bertold Brecht qui en 1938 et en 24 scènes dessina le portrait d'une société Allemande transformée par la montée du nazisme.

Le dramaturge y décrivit la peur, la suspicion et la résignation qui toucha toutes les classes de la société.

Christophe Daci a choisi 10 de ces scènes dessinant les rapports humains au quotidien bousculés par la terreur, interprétées par 7 comédiens.

Ce texte résonne encore avec force aujourd'hui alors que partout dans le monde les extrémismes gagnent du terrain.

A voir tous les lundis à 21h au théâtre du Gouvernail - Paris

https://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Grand-peur-et-misere-du-IIIe-Reich-31782

 

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Salomé Lelouch met en scène sa mère, Evelyne Bouix, et son beau-père, Pierre Arditi. Dans une série de saynètes, abordant les sujets de société de notre époque, le couple s'affronte dans des joutes verbales affûtées et très drôles.

La mise en scène déçoit un peu. Si le décor basé sur des cloisons de bois percés de fenêtres, équipés de tablettes escamotables est d'une simplicité bienvenue, l'utilisation de chansons en illustration de chaque scène alourdit l'emballage.

Les deux comédiens sont en très grande forme. Elle, dans le rôle de la militante féministe et écologiste, en phase avec son époque, lui dans le rôle du mâle de bonne volonté légèrement dépassé par son statut de boomer, sont excellents.

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H24, comme 24 heures d'une journée et 24 moments d'abus faits à une femme. 

H24 conte ainsi 24 histoires réelles de violences physiques, verbales et psychologiques, 1 court-métrage par heure de la journée (plus un 25e épisodes).

Chaque épisode de 4 minutes est écrit à la première personne. Une écriture percutante et ramassée transcrivant parfaitement la violence de l'acte, et des mises en scène adoptant des parti-pris esthétiques forts, placent la série sur le double plan de l'oeuvre littéraire et de l'oeuvre cinématographique.

 

Les comédiennes (Diane Kruger, Souheila Yacoub, Elina Löwensohn, Céleste Brunnquell, Marilyne Canto, Déborah Lukumuena, Charlotte de Bruyne, Anaïs Demoustier, Tallulah Burns, Annabelle Lengronne, Noémie Merlant, Valeria Bruni Tedeschi, Kayije Kagame, Garance Marillier, Sveva Alviti, Florence Loiret Caille, Camille Cottin, Grace Seri, Galatea Bellugi, Marco, Romane Bohringer, Susana Abaitua, Luana Bajrami, Aloïse Sauvage, Agnieszka Zulewska, Nadège Beausson-Diagne),

les écrivaines (Angela Lehner, Alice Zeniter, Sofi Oksanen, Siri Hustvedt, Lydie Salvayre, Jo Güstin, Lize Spit, Lola Lafon, Kerry Hudson, Fabienne Kanor, Myriam Leroy, Ersi Sotiropoulos, Agnès Desarthe, Anne Pauly, Nadia Busato, Blandine Rinkel, Kaouther Adimi, Christiane Taubira, Niviaq Korneliussen, Monica Sabolo, Rosa Montero, Chloé Delaume, Aloïse Sauvage, Grazyna Plebanek),

et les réalisatrices (Nathalie Masduraud & Valérie Urrea, Nora Fingscheidt, Clémence Poésy, Charlotte Abramow, Marie-Castille Mention-Schaar, Ariane Labed, Elsa Amiel, Émilie Brisavoine, Sandrine Bonnaire)

signent une oeuvre artistique d'utilité publique forte.

 

A voir sur Arte.tv

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