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45 ans d'Andrew Haigh

De nos jours, Kate et Geoff s'apprêtent à fêter leur 45e anniversaire de mariage. Quand Geoff reçoit une lettre lui apprenant que le corps de son premier amour disparue en 1962 a été retrouvé, l'harmonie du couple bascule.

Ici pas d'intrigue. Le film repose uniquement sur la fragilisation de ce couple, dont l'un est bouleversé par la réapparition de ce premier amour, l'autre blessée par la découverte de cette liaison secrète qui aurait pu être plus importante et plus forte que ces 45 ans qu'ils vont fêter. Tout repose sur le jeu de Tom Courtenay et Charlotte Rampling, parfaite dans la montée progressive de la jalousie et du désamour.

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Testament of Youth de James Kent

Au printemps 1914, Véra, jeune femme moderne veut faire des études au même titre que son frère Edward et leurs amis Victor et Roland. Soutenue par les trois garçons, elle obtient de son père le droit de passer l'examen d'entrée à Oxford. Alors qu'elle s'apprête à entrer à l'université avec les garçons, la guerre éclate et les emporte au front.

"Testament of Youth" (idiotement renommé "Mémoires de jeunesse" pour la version française...) est l'adaptation de l'autobiographie du même nom de l'écrivaine pacifiste Véra Brittain. Elle y conte à travers son histoire et celle des hommes qu'elle a aimé à quel point les pays en guerre ont sacrifié leur jeunesse. James Kent, dans une réalisation tout en finesse, qui suggère plus qu'elle ne montre, parvient à communiquer tout à la fois les horreurs de la guerre, l'innocence d'une jeunesse exaltée, la poésie et la soif d'absolu de Véra Brittain. Tout en jouant sans honte la carte du romanesque à travers la beauté des paysages et celle des grandes déclarations, il ne tombe jamais dans le mélo sirupeux. L'ensemble est d'une grande sincérité tout en effleurements. Alicia Vikander porte le film dans une interprétation fiévreuse et raffinée. Elle nous emporte dans ce tourbillon pendant 2h10.

Date de sortie en salle : 23 septembre 2015

Date de sortie en DVD : 27 janvier 2016

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Coluche en anamorphose

ZAG et SIA, deux street artists spécialisés dans les anamorphoses, ont réalisé une oeuvre hommage à Coluche. Ils ont dessiné le portrait du comédien sur les marches de l'escalier de la rue Lemaignan (Paris 14), à deux pas de la rue Gazan où vivait Coluche.

Cette anamorphose a été réalisée avec la bénédiction des maires des 13e et 14e arrondissements.

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Le Mensonge de Florian Zeller au théâtre Edouard VII

Alors qu'ils s'apprêtent à recevoir leurs amis Michel et Jacqueline, Alice demande à son mari d'annuler le dîner. Elle a vu l'après-midi même Michel embrasser une femme dans la rue.

Tout comme dans "La vérité", Florian Zeller interroge sur les bienfaits du mensonge et de la sincérité. Le prétexte est sensiblement le même : deux couples d'amis, quatre personnes qui ne se disent pas tout à fait la vérité. L'ensemble est habilement écrit, sans génie et sans qu'il ne se passe grand chose, mais on reste suspendu aux jeux des comédiens pendant 1h40. Car bien sûr, dàns ce genre de pièce, la qualité de l'interprétation fait tout. Evelyne Bouix a de l'allure face à la tornade Arditi, une fois de plus hilarant dans le registre de la mauvaise foi. La précision de son jeu bluffe toujours autant.

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Fleurs de Cactus au théâtre Antoine

Julien, dentiste et coureur de jupons, fait croire à sa jeune maîtresse qu'il est marié et père de trois enfants, jusqu'au jour où, fou amoureux, il décide de lui demander de l'épouser.

La pièce de Barillet et Gredy, créée en 1964, tient la dragée haute aux créations actuelles du théâtre de boulevard. Les dialogues sont drôles, les situations typiques de ce genre théâtral intelligemment menées et les rebondissements nombreux moins soûlant qu'à l'accoutumé. Et si la lassitude vient c'est à moins d'1/2 heure de la fin ce qui pour une pièce de boulevard d'une durée de 2h10 est plus qu'honorable. Michel Fau, comédien et metteur en scène, a choisi de situer la pièce à l'époque de sa création s'offrant ainsi un terrain de jeu propice à tous les délires. Décors, coiffures, costumes, accompagnement musicaux et danses de l'époque sont exploités à fond et cela fonctionne et accentue la drôlerie de l'ensemble.

Tout serait donc au mieux s'il n'y avait cette direction d'acteurs. Les seconds rôles jouent, avec un certain talent, terriblement faux. Ils surjouent avec une énergie telle que cela ne peut qu'être voulu. A moins d'être amateurs de ce genre de décalage, cela est vite, si ce n'est immédiatement, insupportable. Michel Fau, dont le savoir-faire n'est plus à prouver, peine à convaincre dans un rôle viril. Seule Catherine Frot joue sa partition avec une justesse sans faille. D'une précision d'orfèvre, elle est la pièce maîtresse de ce spectacle. L'indispensable.

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