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La femme de Victor, conseiller financier, vient de le quitter, le laissant seul avec les enfants. Le même jour, il est licencié. Alors qu'il cherche une épaule amie pour s'épancher, il est confronté à l'indifférence générale.
Ce film renferme au moins trois scènes devenues cultes : le monologue de Maria Pacôme qui envoie bouler ses deux grands enfants et son.mari après trente ans de bons et loyaux services, une tirade de Zabou à son amoureux sur son besoin d'indépendance et le discours de Patrick Timsit alias Michou expliquant à Didier Flamand, député socialiste, pourquoi il est plus difficile de ne pas être raciste quand on vit à Saint Denis, auxquels on peut ajouter une 4e scène bien se tie : le manifeste des deux ados sur la malbouffe qui tue les hommes et la planète.
Coline Serreau fait le portrait au vitriol d'une certaine France des années 90. Égoïsme, repli sur soi, gauche caviar, racisme ordinaire, mépris de classe... tout cela avec une verve d'une grande efficacité.
C'est extrêmement drôle et merveilleusement bien interprété des premiers rôles ( Vincent Lindon, Patrick Timsit, Zabou Breitman, Michèle Laroque...) aux seconds (Maria Pacôme , Yves Robert, Annick Alane, Didier Flamand, Jacques Frantz, Nanou Garcia, Clotilde Mollet...). Le récit va à toute vitesse enchaînant les scènes drolatiques à un rythme soutenu et ménageant qu'à trois reprises des respirations laissant l'émotion s'exprimer. Le montage millimétré participe à rendre efficace chaque scène.
Un film qui, 10 ans après sa sortie, n'a pas pris une ride bien au contraire.
Le Jeu de Paume ouvre jusqu'au 27 septembre ses portes au monde de Martin Parr.
Le grand Woody Allen est enfin de retour.
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