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La femme de Victor, conseiller financier, vient de le quitter, le laissant seul avec les enfants. Le même jour, il est licencié. Alors qu'il cherche une épaule amie pour s'épancher, il est confronté à l'indifférence générale.

Ce film renferme au moins trois scènes devenues cultes : le monologue de Maria Pacôme qui envoie bouler ses deux grands enfants et son.mari après trente ans de bons et loyaux services, une tirade de Zabou à son amoureux sur son besoin d'indépendance et le discours de Patrick Timsit alias Michou expliquant à Didier Flamand, député socialiste, pourquoi il est plus difficile de ne pas être raciste quand on vit à Saint Denis, auxquels on peut ajouter une 4e scène bien se tie : le manifeste des deux ados sur la malbouffe qui tue les hommes et la planète.

Coline Serreau fait le portrait au vitriol d'une certaine France des années 90. Égoïsme, repli sur soi, gauche caviar, racisme ordinaire, mépris de classe... tout cela avec une verve d'une grande efficacité.

C'est extrêmement drôle et merveilleusement bien interprété des premiers rôles ( Vincent Lindon, Patrick Timsit, Zabou Breitman, Michèle Laroque...) aux  seconds (Maria Pacôme , Yves Robert, Annick Alane, Didier Flamand, Jacques Frantz, Nanou Garcia, Clotilde Mollet...). Le récit va à toute vitesse enchaînant les scènes drolatiques à un rythme soutenu et ménageant qu'à trois reprises des respirations laissant l'émotion s'exprimer. Le montage millimétré participe à rendre efficace chaque scène.

Un film qui, 10 ans après sa sortie, n'a pas pris une ride bien au contraire.

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Le Jeu de Paume ouvre jusqu'au 27 septembre ses portes au monde de Martin Parr.

L'exposition débute à l'extérieur où sont présentés plusieurs clichés dont certains assez irrésistibles, de la série "Small World" (1986-2005) dont le thème est les touristes dans le monde entier. On y retrouve, ce qui fait l'intérêt du travail de Martin Parr, son ironie tendre, son goût du détail qui tue et de l'arrière plan.

L'exposition se poursuit à l'intérieur où le photographe présente les photos de sa série "Luxury" dont le sujet, comme son nom l'indique, est le luxe et le mauvais goût qui souvent l'accompagne. C'est parfois drôle, souvent facile et toujours très moche. On ne retrouve pas ici, et pour cause, la tendresse qui perle dans ses séries sur la pauvreté ou les classes moyennes. Ainsi tout cela semble un peu vain et naïf. Naïveté confirmée par le cartel présentant la série comme une des rares traces d'une époque aujourd'hui révolue, la Crise aurait mit fin à ces excès...
Ensuite, est présentée une série de photos commandait par The Gardian en 2008 et dont le thème est 10 villes du Royaume-Uni (Belfast, Bristol, Cambridge, Manchester....). Un arrêt sur le Royaume-Uni d'aujourd'hui qui gagnera certainement en intérêt avec les années.


Voilà pour les œuvres de Parr, le reste de l'exposition confirme son titre "Le monde de Martin Parr". Y est présentée sa collection de photos et de livres photos. Les clichés exposés, dont certains particulièrement marquants de drôlerie ou de force, sont des oeuvres de photographes qui l'ont influencé et influencent encore son travail et de jeunes artistes (japonais notamment) dont il a déjà repéré le talent.
Et enfin, une place importante est laissée à deux autres collections de Martin Paar : les cartes postales, avec notamment des cartes sur-colorées des années 50-60, et les objets plus extravagants les uns que les autres ayant pour sujet des personnalités de la politique ou du showbizz. Les montres Saddam Hussein y cotoient les mugs Ben Laden, les théières Tatcher, le papier toilette Georges Bush, les préservatifs Barack Obama et les statues à la gloire des Spoutniks Sovietiques... Une collection étonnante et drôle à l'image du travail de Martin Parr témoin ironique de notre monde.

 

 

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Le grand Woody Allen est enfin de retour.
Rentré à la maison, il revient aux bonnes vieilles recettes abandonnant son goût soudain pour les actrices et  acteurs tendance... Du coup,il retrouve ça verve et nous offre un Whatever Works on ne peut plus bavard, cynique et drôle.

L'ensemble du casting est tenu par des comédiens  excellents.
Le rôle qu'il se serait d'habitude octroyé, Woody Allen l'a cédé à Larry David. Et ça fonctionne parfaitement. On croit voir Woody lui-même tant chaque réplique porte sa marque - ce qui n'est sans doute pas un compliment pour Larry David mais ce qui réjouis la fan inconditionnelle de Woody acteur.
Evan Rachel Wood est excellente en ingénue conquise. Les seconds rôles sont à la hauteur de la qualité du film.

Une bouffée d'air frais après les fadasses Vicky Barcelona et autres Cassandre.

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Un film riche en action. Les hold-up et poursuites se succèdent à grande vitesse. Ca canarde dans tous les sens, et pourtant il ne se passe pas grand chose. La réalisation est correcte, sans plans remarquables toutefois, mais le scénario manque terriblement de sêve et de stratégie narrative.

Les personnages sont survolés de telle façon qu'on ne peut pas vraiment s'y attacher et que les acteurs n'ont pas grand chose à en faire non plus. Le sort du gangster-héros (Johnny Deep juste comme il faut) nous importe peu, tout comme celui du super flic (Christian Bale fadasse à souhait). Quand à l'histoire d'amour (avec Marion Cotillard, incandescente), elle peine à trouver sa place dans ce sâcre des gangters. Tellement, qu'on ne comprend pas très bien le choix de terminer le film sur une scène consacrée à cette love story qui, jusque là, semblait pourtant ne pas beaucoup intéresser les scénaristes - si scénaristes il y a...

On ne peut pas dire que le film soit complêtement raté mais rien en lui ne soulève vraiment l'intérêt.

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Depuis 3 ans, Victor a trouvé le paradis en Afrique. Jusqu'au jour où débarque sa femme Charlotte et son associé Blanchet venus en repérage pour y implanter un Club Med.

Un des classiques des comédies françaises des années 70/80 avec le duo des contraires, l'aventurier et l'emmerdeuse. Les dialogues sont très drôles et le récit entre aventure et comédie efficace. De Broca profite de ce divertissement pour dénoncer les braconniers, le colonialisme, l'occidentalisation forcé de l'Afrique et de ses autochtones...

Les vues d'avion sur la Savane sont magnifiques. Le casting est excellent : Catherine Deneuve à l'apogée de sa beauté, Philippe Noiret à la fois débonnaire et séduisant, Jean-François Balmer et Jacques François qui adopte un accent British inattendu, sont très drôles de stoïcisme et Jean Benguigui et son accent d'on ne sait où fait un parfait méchant.

La musique de George Delerue a des faux airs de celle que John Barry composa 2 ans plus tard pour Out of Africa de Sidney Pollack.

Année de sortie en salle : 1983

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