Les Brazilian Girls sortent un nouvel album "Talk to La Bomb" et bénéficient d'une courte évocation par Tania la Miss Music de Denisot. Du coup, je me dis que je n'ai pas encore évoqué ici les qualités de ce groupe venu d'ailleurs.

Les Brazilian Girls, je les ai découvert en août dernier, par hasard, lors d'un concert en plein air qu'ils donnaient à Stockholm (
Et oui, je me paye des concerts de folie dans des contrées exotiques !! A ce propos, un jour, je vous raconterai le concert d'Isabelle Aubret à la salle Gérard Phlippe à Wasquehal )
A l'époque, ils (Les Brazilian Girls - pas Isabelle Aubret- faut suivre) avaient interprété les titres de leur premier album eponyme qui m'a illico accroché, particulièrement le reggae "Pussy" irrésistible.
Entre techno, pop, punk, jazz et reggae, leurs influences musicales sont nombreuses, tout comme les langues de leurs interprétations (français, espagnol, italien, allemand, anglais...) à l'image des divers pays dont ils sont originaires. Ils proposent une musique
aux accords décalés, où la rythmique règne en maître mais où la mélodie garde toute sa place.
A Stockholm, la chanteuse, à la punk attitude, portait un masque et une coiffure étrange et effectuait un jeu de scène assez particulier accentuant cette sensation étrange que le groupe vient d'une autre planête.


Les Brazilian Girls seront en concert au Nouveau Casino, mardi 20 février.

 

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Depuis le 22 janvier et jusqu'au 11 février, au théatre de La Bastille, se joue "L'Enfant froid" de Marius Von Mayenburg. Il s'agit donc de théâtre contemporain. 

Déjà, vous visualisez les acteurs se jetant par terre, se tapant dessus, se balancant le décor à la gueule, éructant, vomissant et finissant à poils... ?
Bonne pioche !  Tout y est, avec en prime une bonne dose d'humour et une belle série de lancer d'oranges. L'occasion de découvrir que c'est visuellement impressionnant une orange qui explose contre un mur.
Vu comme ça, vous étes en train de penser que c'était nul cette pièce. En fait pas tout à fait. La forme est effectivement assez violente et choquante comme il se doit aujourd'hui dans le théatre qui fait réfléchir... Mais, on voit dans cette violence et cette provocation plein de significations-dénonciations qui sont sans doute très loin des réelles préoccupations de l'auteur. Mais peu importe l'essentiel est qu'on puisse y lire quelque chose. 
Le sujet ? à peu près, la violence dans le cercle familial avec en filigrane quelque chose du genre la violence qui se cache blesse plus que celle qui se voit.
A moins que ce soit autre chose...

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Catherine Frot est une fille géniale. Y'a pas mieux pour vous sauver une soirée.
A la Comédie des Champs Elysées,  elle interprète le rôle principal de la dernière création du hyper trop tendance Florian Zeller. Dans "Si tu mourais...", on suit une femme récemment veuve qui découvre dans les papiers de son mari des raisons d'imaginer qu'il avait une maitresse. Le doute s'installe et salit 20 ans de vie commune. Elle se lance dans une enquête entre découverte génante et parano.

Catherine Frot est de toutes les scènes alternant gravité, désespérance, dérision, drôlerie et folie douce. Elle porte avec grâce la pièce qui elle ne restera pas dans les annales. Zeller enfonce les portes ouvertes de l'adultère et du mystère de l'absence et nous gratifie de
quelques répliques pseudo philosophiques pathétiques digne du journal intime d'un ado boutonneux.
Heureusement quelques saillies assez drôles parsément le texte et réveillent notre intérêt


L'heure et demi file sans ennui véritable bénéficiant d' une excellente mise en scène faite de tableaux qui s'enchainent comme les pièces d'un puzzle qu'on assemble. Michel Fagadeau, le metteur en scène, donne ainsi corps à un suspens assez peu exploité dans le texte.
Robin Renucci qui interprète le mari disparu est parfait d'élégance (même si Zeller lui fait dire à 2 reprises "tu as l'air inquiètE"...), Chloé Lambert s'en tire assez bien malgré des répliques un peu ridicules. Quant à Bruno Putzulu qui hérite d'un personnage bien fadasse, il sonne faux d'un bout à l'autre de la pièce. Celle-ci se termine sur un double rebondissement grotesque qui nous donne le coup de grâce.

Alors, vient le moment des saluts et on s'accroche au sourire et à la grâce d'une Catherine Frot magicienne de la soirée.

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Séance de rattrapage ce week-end :
j'avais honteusement loupé le Truman Capote de Bennet Miller au cinéma, je n'ai pas loupé sa sortie en DVD.
Je ne connais pas grand chose de Truman et ne peux donc jugé de la fidélité du film au personnage et à son histoire.
Cependant, la composition de Philip Seymour Hoffman est particulièrement impressionnante.
Le personnage qu'il créé est celui d'un génie, irresistiblement antipathique. Entre prétention et auto-dérision, il demeure son propre sujet de prédilection même lorsqu'il enquête sur un crime odieux (l'autre sujet du film). L'intérêt qu'il porte au criminel ne tient que parce qu'il se retrouve en lui.
Le génie Truman créé en nous moults sentiments contradictoires tout au long du film. La composition exceptionnelle de Philip Seymour Hoffman en est pour beaucoup.
A voir absolument en VO.

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