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Curieusement encensée par la presse, cette comédie française ne peut que décevoir.

Bien que sympathiques, les actrices ont toutes les peines du monde à donner du souffle à un scénario sans originalité, un brin cucul et aux gags sans invention.

On réécoute avec plaisir "la drôle de vie" de Véronique Samson et si on sourit c'est surtout par empathie pour les comédiens particulièrement à l'aise dans leur rôle.


Ceci dit, la cible doit sans doute être très jeune et je ne suis sans aucun doute plus très jeune...



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Au théatre de Dix Heures, Cédric Chapuis nous propose de rencontrer Adrien Lepage.

Adrien est un garçon à part qui ne vit que pour la batterie. Elle guide son parcours d'enfant et d'adolescent et bouleverse sa vie d'adulte.


Cédric Chapuis est un comédien magnifique, un conteur hors pair et un très bon joueur de batterie. Sous les traits d'Adrien, il nous emporte entre rires, musique et émotions pendant 1h30. Aucun problème de rythme dans l' histoire de ce curieux batteur. Et nul besoin d'être amateur de batterie pour goûter à cette histoire. Cerise sur le gâteau, l'intelligence de l'écriture nous mène à une conclusion surprenante et forte.


Une Vie Sur Mesure est originale inattendue, parfaitement écrite et merveilleusement interprétée. Un moment de grâce.

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tour-du-monde112Il y a quelques temps Jules Verne écrivait les aventures de Phileas Fog lancé dans le défi de réaliser le tour du monde en 80 jours maximum.

Sébastien Azzopardi s'est lancé, il y a 4 ans déjà, un autre défi : celui d'adapter ces aventures et de les faire sur une scène grande comme un timbre poste. 

Trépidante parodie respectant parfaitement le roman, la pièce provoque rires sur rires à un rythme particulièrement soutenu. Seule réserve toutefois, la sur-utilisation des anachronismes comme mécanique du rire finie par lasser un peu (un tout petit peu).

Les comédiens au nombre de 4 sont hilarants et d'une énergie époustouflante. Parfaitement rodés, ils jouent dans une absence quasi total de décor digne de ce nom. Leur force est de nous y faire croire d'un bout à l'autre.

 

Sans atteindre, le génie des "39 marches" d'Eric Metayer, ce Tour du Monde en 80 jours offre un très bon moment de théâtre comique.

 

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Maximilien débute une thérapie chez un psychologue. Il paie 17 séances d'avance. Le public assiste à ces 17 séances (ou presque). Tout d'abord réticent, Maximilien accepte ,peu à peu, le jeu de la psychothérapie.

 

La pièce propose quelques bonnes idées d'écriture et de mise en scène. Quant au texte il m'a semblé d'autant plus faible que son interprête Nikola Parienty était affreusement mauvais. Sans grâce,  ni nuance. Peut-être était-ce un très mauvais soir ? 


Du coup, tout semble bien long et on compte les séances en ayant sans cesse en tête qu'à la 17ième aura lieu la délivrance de Maximilien et surtout la notre."

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gpr_troissoeurs0910.jpgAlain Françon réunit une distribution de rêve à la Comédie Française pour sa nouvelle mise en scène : les Trois Soeurs de Tchekhov. Guillaume Gallienne, Michel Morin, Eric Ruf, Michel Vuillermoz, Laurent Stocker entre autres se retrouvent dans une grande maison Russe un jour de fête. Une certaine ferveur régne dans la maison. On découvre les trois soeurs Irina la plus jeune toute en joie pleine de projets d'avenir, Macha entre tristesse et rage qui s'ennuie avec son mari et Olga, l'ainée raisonnable. Toutes trois rêvent de quitter cette maison et de repartir vivre à Moscou, là où est la Vie. Tout au long des quatre actes on verra le rêve s'éloigner irrémédiablement et les désillusions s'installer.

La mise en scène et les décors de Françon (très inspirés de ceux d'origine comme pour "La Cerisaie" de La Colline) nous emportent instantanément dans la Russie d'un 20ième siècle naissant. Les comédiens parfaits nous transportent par le rire au premier acte et de plus en plus dans la nostalgie, le chagrin et l'ironie du désespoir.

Dans la scène finale réunissant les trois soeurs les comédiennes Elsa Lepoivre (Macha), Florence Viala (Olga) et Georgia Scalliet (Irina) nous bouleversent une dernière fois, après trois heures d'un voyage poignant.

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