Quoi de plus triste que de voir partir les artistes qui ont accompagné nos vies depuis l'enfance, intemporels parce que là depuis toujours ?

La réponse bouleversante vient de nous éclater au coeur. La mort d'une artiste de 27 ans, talent rare, sensibilité à fleur de peau, personnalité unique, génie de la musique, auteur, compositeur, interprète d'exception, dont les deux premiers albums nous annonçaient tant de bonheur musicaux encore à venir.

Harcelée par les paparazzis, l'alcool, la drogue et un succès effrayant, Amy  Winehouse est décédée hier à l'age de 27 ans.

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Pater.jpgAlain Cavalier invite Vincent Lindon devant et derrière sa caméra pour jouer à "on dirait que...".

Si Alain Cavalier était Président de la République, il nommerait Vincent Lindon premier ministre.

Si Vincent Lindon était premier ministre, toutes colères dehors, il tenterait de réduire l'écart entre les bas et les hauts salaires.

 

Le spectateur, regarde Cavalier et Lindon se raconter l'histoire qu'ils nous racontent, fabriquer le film dans le film et créer les personnages qu'ils se sont attribués. Ca se prépare, ça se lance, ça s'interrompt, ça hésite et repart. Quand Alain Cavalier fait du cinéma avec Vincent Lindon, c'est du cinéma militant et du beau cinéma. Un film entre reportage et fiction et réciproquement, du cinéma dans le cinéma avec en prime une réflexion et un positionnement politiques.

 

Vous l'aurez compris mieux vaut aimer Alain Cavalier et Vincent Lindon, omniprésents à l'image, pour apprécier ce film ovni qui offrent de grands beaux moments.

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LE-MEC-DE-LA-TOMBE-A-COTE.jpgUne femme et un homme se rencontrent dans un cimetière. Elle lit les philosophes, il élève des vaches.

 

L'auteur ne craint pas la caricature et ne fait pas dans la nuance. La finesse n'est pas de mise. Les personnages sont dessinés à très gros traits : l'intellectuelle est bibliothécaire et l'agriculteur est un gros beauf.

On croit rêver d'apprendre que cette pièce est tirée d'un livre écrit en 2006...

Le jeu des comédiens, Sophie Broustal et Marc Fayet, est à la hauteur de l'histoire : lourd, très lourd. Marc Fayet, qu'on a connu plus inspiré, se croit obligé de donner un accent à son personnage, un accent pseudo-campagnard qui se transforme à l'occasion en accent de banlieue parisienne ou en plus d'accent du tout.

A cela s'ajoute une mise en scène, dans laquelle les acteurs monologuent à n'en plus finir. Ils content leurs états d'âme mais aussi leurs faits et gestes au public. A tel point qu'ils n'échangent tous deux qu'une trentaine de phrases. Ce parti pris pourrait être intéressant si le texte bénéficiait d'une écriture plus littéraire, l'histoire d'un peu de finesse et les comédiens d'un peu plus d'inspiration. Sans ces trois éléments, la mise en scène n'est que ridicule.

Qualité de la pièce : sa durée. 1h15, on n'aurait pu tenir plus longtemps.

 

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le-dernier-coup-de-ciseaux-affiche.jpgUn salon de coiffure très gay friendly, une clientèle hétéro...clite, un meurtre à l'étage et une enquête publique composent la trame de "Dernier coup de ciseaux". Cette pièce qui emporte depuis 30 ans tous les succés aux Etats-Unis est adaptée pour le public français par Sébastien Azzopardi, qui a déjà adapté Le tour du monde en 80 jours au Café de la Gare.

L'entrée en matière effraie un peu ; le salon de coiffure prenant vie telle une cage aux folles lors de l'entrée des premiers spectateurs dans le théâtre au rythme des Villages People. Heureusement, la caricature volontairement appuyée sur tous les profils (cadre supérieur prétentieux, bourgeoise Télérama, flic idiot...) est parfaitement assumée par des comédiens excellents. Le public digère grâce à eux et sans difficulté les outrances inhérantes au cadre de la pièce et rit de bon coeur.

Après une première heure dédiée à la mise en place des personnages et à l'évènement clé, le capitaine de police entre en scène et demande au public de l'aider dans son enquête. La pièce devient interactive jusqu'au bar du théâtre (l'entracte est prétexte à aller boire un verre avec le capitaine de police pour discuter du meurtre).

Si les comédiens sont excellents et qu'Olivier Solivères gère parfaitement le public, il est fort à parier que la qualité de la soirée que vous passerez dépendra aussi beaucoup de la qualité de la participation des spectateurs. Mon soir fut un très bon soir.

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