Ambiance cosy pour la série de concerts acoustiques de la tournée du Disque Bleu. Benjamin Biolay nous invite chez lui ou presque. Il a reproduit sur scène un intérieur chaleureux avec un fauteuil club, une grande table, un lustre art déco, des chandeliers.. et un éclairage un peu brouillardeux - comme les aiment les chanteurs timides - rouge, jaune et beaucoup de bleu comme le dernier album. . Le chanteur bien en voix,un peu fumeur, un peu crooner, est entouré de grands musiciens dont certains présents en studio sur le dernier album : David Donatien aux  percussions, Laurent Vernerey à la contrebasse, Pierre Jaconelli et Martin Rodriguez à la guitare, Gladys Ledoux au violon et au chant.

Biolay parle peu, mais est généreux, répètant à l'envi le plaisir qu'il a d'être sur scène et sa gratitude envers le public, public qui un peu coincé dans les fauteuils trop mous, trop enveloppant du Grand Rex, à l'image du chanteur qui disparaît à plusieurs reprises dans le fauteuil installé sur la scène, le lui rend bien. 

Pendant 1h50 que l'on trouvera forcément trop courte, les titres s'enchaînent faisant la part belle au dernier album mais glissant quelques incontournables en en laissant beaucoup trop de côté mais avec déjà 25 ans de carrière cela devient compliqué de contenter tout le monde.

Après 18 titres dont 2 reprises (cf.la playliste plus bas), le chanteur et ses musiciens s'éclipsent en coulisse pour revenir, avec trois derniers titres pas du tout acoustiques, électriser le public qui a quitté les fauteuils pour se précipiter au pied de la scène. Une façon de rappeler que la tournée acoustique sera suivie d'une tournée électrique dans les Zéniths.

La playliste : 15 octobre, Mauvais garçon, Miss Miss, La sieste, De la beauté là où il n'y en a plus, La débandade, Ma route, Adieu Paris, Le penseur, Les cerfs-volants, Testament, Jardin d'hiver, Dans la Merco Benz, Mon Pays, La Superbe, Ton héritage, en reprise Couleur Café de Serge Gainsbourg et Les Passantes de Georges Brassens. Et en rappel et en version pas du tout acoustique, Soleil profond, Les jours Roses et Comment est ta peine.

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Mars 2020, à Dieulefit, dans la Drôme Provençale, alors qu'il vient de s'installer dans un ancien relais de Poste, Hervé Le Tellier découvre gravé sur un mur le nom André Chaix.

Il croise ce même nom sur le monument aux morts du village avec les dates Mai 1924 - Août 1944. André Chaix était membre des FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) et a été tué le 23 août 44 à Grignan lors d'un combat contre l'occupant Allemand.

Le documentaire est adapté du livre qu'Hervé Le Tellier a consacré à André Chaix, au contexte historique de sa mort à 20 ans, pour rappeler le mal et la folie incarné par le nazisme et la nécessité de combattre le fascisme qui lui n'est pas mort.

Charles Berling prend le rôle du narrateur lisant le récit de l'écrivain, complété par les images d'archives, photos personnelles d'André Chaix et sa fiancée Simone Reynier, images historiques du XXe siècle.

Grave, engagé, tendre, émouvant et poétique.

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En 2018, Houria Aouimeur est nommée Directrice Générale de l'AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés). Rapidement, Elle constate que des milliards d'euros disparaissent comme par enchantement. Alors qu'elle en informer sa hiérarchie, elle subit menaces et intimidations. Puis sera licenciée par l' UNEDIC dont elle dépend.

Houria Aouimeut a été officiellement reconnue comme lanceuse d'alerte par Anticor ainsi que par le Défenseur des Droits. Mais pas par la justice qui déclare un non lieu.

A l'écoute de Houria, du déroulé des faits, des témoignages de ses ex collègues, de ceux des représentants d'Anticor et de journalistes ayant enquêté sur l'affaire, on s'inquiète et d'interroge sérieusement sur la réelle volonté de l'Etat français de lutter contre la corruption et le détournement de l'argent public

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Laura, pharmacienne, préside une association de soutien aux femmes victimes de violence. Un jour, Audrey, est assassinée par son mari devant toutes les autres membres de l'association.

La série, à travers cette histoire d'autojustice, trace plusieurs portraits de victimes, ceux de leurs bourreaux et fait le constat d'une police et d'une justice inopérantes. Devant, l'absence de solutions légales et efficaces pour mettre hors d'état de nuire ces hommes toxiques et violents, et face à la menace qu'ils représentent, le choix extrême de Laura Stern flatte nos plus bas instincts.

A l'exception du féminicide qui fait basculer Laura, la réalisation ne met pas en scène les crimes. Ce qui importe c'est la colère et l'impuissance de Laura face à l'insupportable, à la fragilité des victimes démunies face à des hommes inarrêtables et l'absence de solutions légales réellement efficaces. Ainsi, si "on ne peut pas attendre qu'un homme tue sa femme pour l'empêcher de tuer sa femme", "on ne peut pas condamner les criminels avant qu'ils aient commis leur crime."

Le dernier épisode dédié au procès est particulièrement cruelle pour la justice qui malmène les témoins et dénigre l'importance des violences faites aux femmes. En générique, Je t'accuse la puissante chanson de Suzanne est ici particulièrement pertinente et toujours aussi efficace.

Valérie Bonneton est parfaite. Les comédiens qui l'accompagnent, dont Samir Guesmi, sont également excellents.

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En 1959, François Truffaut, Claude Chabrol, Jean- Luc Godard, Jacques Rivette, Eric Rohmer sont critiques aux Cahiers du Cinéma. Truffaut, Chabrol, Rivette, Rohmer ont déjà tourné leurs 1ers films. Godard veut lui aussi passer à l'acte.

Richard Linklater (réalisateur notamment de l'excellent Boyhood) raconte le tournage d'A bout de souffle  le 1er film de Jean-Luc Godard. Écriture au jour le jour, tournages sauvages dans les rues de Paris, sans prise de son ni soucis des raccords... le tournage se déroule dans une grande liberté et une certaine fébrilité, sans respect des règles établies. Beauregard, producteur se débat avec son réalisateur, la scripte et la Star américaine, Jean Seberg, se désolent, Belmondo s'en amuse tandis que Raoul Coutard, le directeur de la photographie suit fidèlement les instructions de Godard.

 Autour du tournage, le récit fait place à toutes les grandes figures du cinéma de l'époque Rossellini, Bresson, Melville, Suzanne Schiffman... L'histoire est mise en scène dans un noir et blanc superbe et une réalisation élégante, fidèle à l'esthétique de Godard.

Les comédiens, jeunes et peu connus, sont tous excellents : Guillaume Marbeck, Zoey Deutch, Aubry Dullin, Bruno Dreyfürst, Benjamin Cléry, Matthieu Penchinat, Pauline Belle, Blaise Pettebone, Adrien Rouyard, Jade Phan-Gia... Sans être dans le mimétisme, ils évoquent de façon évidente leurs célèbres personnages. 

César 2026 de la meilleure réalisation, du meilleur montage, des meilleurs costumes, et de la meilleure photographie.

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