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Pour sa 4ième carte blanche, le Palais de Tokyo a ouvert l'ensemble de ces espaces à l'artiste Argentin Tomas Saraceno.

Le musée annonce : " L’exposition ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement, accueillant une chorégraphie à plusieurs voix entre humains et non-humains, où les œuvres révèlent les rythmes et trajectoires communs, fragiles, et éphémères qui unissent ces mondes. ON AIR se construit grâce à la multitude de ces présences, animées et inanimées, qui y cohabitent. "

Si les visiteurs sont honnêtes, les 3/4 vous diront que la salle qui présente l'oeuvre Webs of At-tent(s)ion est la plus intéressante de cette carte blanche. Ces 76 toiles tissées par différentes espèces d'araignées sont de superbes sculptures, magnifiquement mises en valeur. Elles peuvent être appréciées pour leur "simple" beauté sans réflexion particulière.

Les autres salles présentent des installations diverses qui nécessitent de bien comprendre les subtilités du concept de l'exposition et le travail de Saraceno, des scientifiques et des groupes d'activistes avec lesquels il collabore. Par manque d'intelligence, d'ouverture d'esprit ou de patience, la majorité des visiteurs s'avère moins captivée. D'autant que nombre des salles plongées dans le noir semblent ne s'adresser qu'aux nyctalopes...

En tant que visiteurs "basiques" nous retenons de notre visite, en plus de Webs of At-tent(s)ion, les œuvres qui offrent aussi un aspect ludique : Algo-r(h)i(y)tms, qui séduit par son esthétisme et sa taille, Museo Aero Solar, curieux projet de musée flottant fait de sacs en plastique usagés et Thermodynamic Imaginary.

A voir jusqu'au 6 janvier.

On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo

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Dans les années 60, au Montana, Joe, 14 ans, assiste à la séparation de ses parents.

Paul Dano fixe sa caméra sur son jeune héros, pris en otage par sa mère (Carey Mulligan, parfaite). Traité comme un adulte que l'on prend à témoin, Joe (Ed Osenbould, excellent également) semble le seul être équilibré de ce trio.

La réalisation simple présente une belle reconstitution des années 60. Ed Osenbould capte notre attention. Le caractère particulier de son personnage charme. Il s'affiche d'emblée comme le réel intérêt du film et très vite le seul. Car l'histoire qui adopte un rythme lent et un style compassé ne passionne pas.

Un film honnête auquel il manque ce "petit je ne sais quoi" qui en aurait fait un bon film.

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"Le Bon Dieu a appelé Saint-Pierre. Il lui a dit : Saint-Pierre, je m'ennuie. Convoquez moi Devos!"

François Morel introduit son nouveau spectacle, avec un sketch écris à la façon de Devos, drôle, poétique et absurde. Un premier hommage dans ce spectacle qui en est un tout entier à un artiste unique et immense.

François Morel, accompagné par Antoine Salher, l'incontournable compagnon musicien et complice dans le jeu, reprend plusieurs sketchs dont Lettre anonyme, Sens dessus dessous, Les choses qui disparaissent, Faites l'amour, pas la guerre, Mon chien c'est quelqu'un, Parler pour ne rien dire, Minorités agissantes, Les chansons que je ne chante pas, Le clou, Sens interdit, Je zappe.... et je hais les haies transformé en sorte d'hymne du spectacle. 

Si on retrouve les accents de Devos dans le sketch d'introduction, le seul qui n'est pas de lui, François Morel offre son interprétation propre, plus grimaçant qu'à l'habitude, plus clownesque, mais bien là avec ses intonations, sa gestuelle, sa poésie dans l'habillage et l’enchaînement des textes. Jamais le jeu de l'imitation n'apparaît. Raymond Devos marque uniquement sa présence par trois extraits d'une interview donnée à Jacques Chancel pour Radioscopie.

Sur scène, un piano à queue, un piano droit à l'occasion mécanique, une marionette, la musique d'Antoine Salher et le génie de François Morel qui sert avec émotion celui de Devos.

A voir jusqu'au 6 janvier au théâtre du Rond Point.

 

 

 

 

 

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Yvonne, inspectrice de police, apprend que son mari décédé était un ripoux. Elle décide de veiller sur Antoine qui a passé 8 ans en  prison à cause de son mari.

Le film regorge de nombreuses idées originales qui devraient être plaisantes ou drôles mais on est surpris de ne pas en rire. L'histoire qui oscille entre polar, comédie  et romantisme, ne passionne pas non plus. Problèmes de rythme, de réalisation, de montage, d'interprétation, d'écriture ?

Seule certitude, la musique dans l'esprit de la trilogie "Océan" de Soderbergh saoule rapidement.

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Camille donnait ce soir le premier de ses deux concerts qui clôturent la tournée Oui.

Rien qu'en voix et tambour, comme un retour aux sources. Sur scène,  Camille, un tambour, ou plutôt LE tambour de la tournée, et Clément Ducol, percussionniste et human beat box.

La mise en scène organique trouve en ce théâtre des Bouffes du Nord un écrin parfait.

Une version épurée qui l'est jusque dans sa durée (1h15). Les titres de l'album sont tous interprétés. Ils sont accompagnés par trois ou quatre anciens titres dont Ma douleur, Tout dit et une très belle reprise de Cara a la pared de Lhasa.

Ce concert que Camille qualifie de "petit spectacle" l'est peut-être par sa durée mais est grand par le talent déployé.

Dernier soir ce jeudi 20 décembre.

Lire l'article sur le concert à la Cigale du 8 juin 2017

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