« Une femme qui est au milieu de sa vie et qui, tout à coup, se réveille, comme si elle avait toujours dormi », c'est ainsi que Valéria Bruni Tedeschi présente l'héroïne de son deuxième film de réalisatrice.

Après le surprenant "il est plus facile...", elle prend, ici aussi, inspiration dans son vécu et nous propose de suivre Marcelline, actrice reconnue, en peine avec sa vie de femme-actrice. A 40 ans, l'horloge biologique sonne, les regrets et les doutes s'installent. En pleine répétition au Théatre des Amandiers, elle est aussi en proie aux rivalités, aux regards admirateurs, jaloux ou amoureux de ses collègues, à la brusquerie et à la soif de vivre d'une mère railleuse, à l'indélicatesse des gens de tous les jours. Après le complexe de la riche héritière traité dans "il est plus facile...", on trouve ici celui de l'actrice qui a réussi face à ses ex-copains de classe de comédie qui rament pour exister  professionellement. On retrouve aussi les thêmes du poids de la famille et des disparus, de la jalousie subit.

La réalisatrice, parfaite, s'offre le rôle principale, rôle de névrosée dans lequel elle a l'habitude d'exceller. Le reste du casting est tout aussi excellent : Matthieu Amalric, Noémie Lvovsky, Louis Garrel, Valéria Golino, Marisa Borini, Maurice Garrel

Plus drôle qu' "il est plus facile", "Actrices" est particulièrement cruel et caustique. Plusieurs scènes irresistiblement drôles ne sont pas sans évoquer le maitre du genre : Woody Allen. Un film tragi-comique à voir et à revoir.

 

*Actrices a reçu au dernier Festival de Cannes le Prix Spécial du Jury Un Certain Regard*

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C'est à la Boule Noire que Yael Naïm a choisi de présenter son dernier album tout nouvellement célébré par le public grâce au single "New Soul". Et c'est pendant pas moins de 10 soirs qu'elle fut l'hôte d'une salle bondée. Succés surprenant pour une artiste à la notoriété naissante. La plus étonnée semble être Yael Naïm elle-même qui sur scène toute en fraîcheur se pince pour y croire. L'ambiance est à la spontanéité et pourrait ressembler à de l'improvisation tant Yael Naïm déborde d'enthousiasme. Sa joie d'être sur scène est communicative et le public se met vite au diapason. Sa voix est parfaite, ses titres d'autant plus réjouissants que les arrangements quelque peu modifiés pour l'occasion sont moins aseptisés que sur l'album.

Une première rencontre scénique bien agréable et étonnante de fraicheur. A écouter ci-dessous une excellente reprise de "Toxic" de Britney Spears.

 

*Yael Naim sera à la Cigale pour 3 dates en avril prochain*

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 Melk Prod est la troupe de comédiens-danseurs de Marco Berrettini dont la dernière création s'inspire de son voyage effectué en Nouvelle Orléans en mai dernier. Dés l'entrée dans la salle, le ton est donné. Les comédiens sont déjà en scène chapeau de cow-boy, paillettes et lunettes de soleil kitch sur le nez, installés autour d'une table de poker. Ils sont à la New-Orléans où les questions existencielles du type : "Beignet à la crême ou café ?" "Casino ou boite de jazz"... fusent.

S'en suit une évocation de l'obésité so typiquely Américaine (à deux comédiens dans un tee-shirt XXXXL), celle d'un voyage en mini van qui donne mal aux fesses, de la visite d'une plantation sous parodie express d' Autant en emporte le Vent , de la messe avec prédicateur et entrée en transes...

Si on sourit parfois, l'ensemble est trop grossier ou finalement pas assez outrancier pour que le rire nous prenne.

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Giselle, Princesse de dessin animé, est envoyée dans le monde réel par la vilaine Reine de son monde de conte de fées.

"Il était une fois" est le dernier Disney, raison suffisante pour ne pas aller le voir me direz-vous... Sauf que l'idée de base du film est assez alléchante : confronter le monde merveilleux des contes de fées à notre vie réelle. Et en ça le film tient plutôt ses promesses. L'ensemble est drôle, ingénieusement réalisé et interprété (à voir en V.O. bien sûr). Le message peut même si on gratte un peu, s'annoncer plus profond qu'en apparence.

Bien sûr, on n'échappe pas au final excessif, grandiloquent et un peu cucul. Mais, le film offre le reste du temps, un bon moment de détente.

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Après 9 années d'emprisonnement en hôpital psychiatrique, Blaise retrouve sa liberté dans un monde où la chirurgie esthétique est le passage obligé pour être tendance.

Eric et Ramzy sont les héros du premier long métrage de Quentin Dupieux. Tuerie de masse, enlèvement d'enfants, obsession de l'esthétisme, importance de l'appartenance à un clan.... Dupieux dessine une Amérique malade et absurde. Outrance et humour débile servent la démonstration. Eric Judor est excellent dans le rôle du candide.

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