Il y a longtemps que je t' aime est le premier film écrit et réalisé par l'écrivain Philippe Claudel qui est une des plus jolies plumes du moment.

Si la littérature de Claudel enchante, au cinéma, l'auteur déçoit là où on ne s'y attendait pas : son scénario. Ainsi, l'intrigue ne tient pas plus loin que le premier tiers du film. Dés lors le secret de Kristine Scott Thomas n'en est déjà plus un. Aussi, sa fin convenue est bien loin d'être à la hauteur de sa belle et intrigante héroïne. Et bien sûr, la scène de la révélation finale est affreusement tire larmes et lourdingue, jusqu'aux dialogues sur-écrits alignant les poncifs.
Pourtant et malgré ces défauts, le film de Claudel touche dans le beau portrait de femme qu'il dessine. Interprétée par Kristin Scott Thomas qui est magnifique dans ce rôle de revenante. Dés la première image, cette femme étrange et triste captive. Face à Kristin Scott Thomas, le reste de la distribution est parfaite à commencer par Elsa Zilberstein qui
excelle aussi dans un rôle tout en retenu.

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Ca se confirme et L'Idéal vient à point pour assouvir mon appêtit :
j'adôôôôreeeeeeeeeeee la musique de Barbara Carlotti, sa voix élégante, sa pop chic, sa distance polie, ses textes onironiques (y'a pas d'erreur de frappe), ses mélodies jolies.
L'idéal est plus enjoué que l'opus précédent. Certains regretteront la douce mélancolie des Lys Brisés, ils se rattraperont avec "La Lettre" (plage 10). 
Moi, j'aime les deux albums et j'adore sur L'Idéal les orchestrations 70's avec du clavier à la Doors, des cuivres en cavalerie, des cordes montées en guitare, en violon ou en piano.

L'Idéal se trouve chez tous les bons disquaires.

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L'aviateur André Jurieux qui vient de traverser seul l'Atlantique est acclamé par la foule et les médias. Mais il est si déçu de l'absence de celle qu'il aime, Christine de la Chesnaye, qu'il le déclare à la radio. Son ami Octave, pour le consoler, demande à Robert de la Chesnaye, le mari de Christine, d'inviter André à une partie de chasse et une soirée déguisée en son honneur.

Jean Renoir présente un marivaudage dont les héros déploient l'énergie du désespoir. C'est souvent drôle jusqu'au dénouement final.

Il créé des personnages d'une grande liberté dans leurs rapports aux autres. Ainsi, Christine se montre trop familière avec les hommes qui se mèprennent et en tombent amoureux. Les échanges entre tous les personnages sur leurs relations amoureuses, conjugales et adultères sont savoureux. Tout comme ceux des domestiques au sujet de leurs patrons. Renoir dessine ainsi le portrait d'une société de bourgeois et de domestiques totalement irresponsables à la veille de la guerre. Les propos sur les juifs ou les negres, la série de plans fixes sur les chasseurs fusil épaulé, la nationalité de Christine... sont autant de références à l'ambiance de l'époque.

"Dans ce monde, il y a une chose effroyable, c'est que tout le monde à ses raisons." "On est à une époque où tout le monde ment, les prospectus des pharmaciens, les gouvernements, la radio, le cinéma, les journaux. Alors, pourquoi veux tu que nous autres, les simples particuliers, on ne mente pas aussi ?" dit Octave comme pour excuser ses personnages.

Mais ce qui interpelle rapidement c'est la mise en scène de Renoir qui grâce à la profondeur de champs, multiplie les actions en un même plan. Alors que le dialogue se déroule au premier plan, les acteurs de fond de scène deviennent  soudainement au centre de l'action. Le mouvement domine qu'il soit créé par les déplacements de caméras ou par ceux simultanés des comédiens.

Date de sortie : 1939

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