1 2 3 > >>

Gaspard est à la tête du Tout Paris, le cabaret dont il a hérité de son père. Mais, les affaires vont mal et il faut prendre des décisions difficiles.

La série a été créée par l'équipe de Dix pour cent qui se penche cette fois sur le monde du cabaret. Direction, artistes, serveurs, mécènes potentiels... la série présente un panel de personnages dont on suit les péripéties plus ou moins intéressantes, et le plus souvent sans aucune originalité. Le récit peu inspiré est très répétitif, les intrigues ringardes, les dialogues sans esprit. Les effets comiques tombent souvent à côté.

Les choix de réalisation et de montage sont parfois curieux, nous emmenant à l'occasion dans une autre décennie. La série se déroule bien à notre époque post COVID, mais elle adopte souvent des codes de la télévision ou des soap opéra des années 70/80.  La bande originale, pas désagréable par ailleurs, de Bertrand Burgalat amplifie cette impression.

Le casting est aussi inégal. Les guest ne jouent pas très bien. Alex Lutz est parfait. Si la perruque de Charlotte de Turckheim interpelle au premier abord, la comédienne convainc. Bernard Lecoq est comme toujours parfait et Nicolas Maury perché comme il se doit. Et on peut constater que Dominique Besnehard est toujours un piètre comédien.

A voir ou pas sur France.tv

Voir les commentaires

Hervé, c´est la révélation masculine aux Victoires de la musique 2021 pour son album Hyper. Deux autres albums ont suivis dont Adrénaline sorti en mai dernier.

Hervé c'est ce chanteur à la voix tendre, un peu nasillarde, au souffle apparent, avec quelque chose de frais, de la chanson française un peu pop, un peu rock, des années 80, un peu Taxi girl, un peu Daho et très Bashung.

Hervé, c'est ce type sympa, ultra souriant, reconnaissant envers tous et d´une joie de vivre énorme qui fait la promo de ses albums sur les plateaux télé. Lorsqu´il y chante ses prestations d´une énergie folle et d´un enthousiasme ultra contagieux marquent et emportent.

Hervé, c´est aussi un mec dans une voiture qui nous fait écouter son nouvel album tout chaud sorti de l´usine. Un moment hilarant à voir sur son compte Instagram. Car Hervé est aussi très drôle.

Hervé, en entier, dans toutes ces combinaisons, c'est dans ses concerts qu'on le voit le mieux.

Voir les commentaires

2001, deux producteurs proposent à M6 de lancer l'adaptation de Big Brother un concept hollandais qui cartonne en Espagne et en Italie.

Ce qui fonctionne d'emblée c'est l'incarnation d'Alexia Laroche-Joubert par Anaïde Rozam qui finit par lui ressembler vocalement et physiquement. Elle est excellente. Marie Colomb qui interprète Loana Petrucciani interpréte parfaitement toute la complexité du personnage, jeune femme aguichante, naïve et en.manque d'assurance.

Ce qui surprend, pour ne pas dire choque, c'est que tous les protagonistes, boîte de production, journalistes..., sont incarnés sous d'autres identités (Alexia Laroche-Joubert se nomme Isabelle de Rochechouard par exemple) laissant supposer que la réalité a été librement interprété, alors que les candidats, et tout particulièrement Loana Petrucciani, gardent leur identité suggérant que pour eux tout est vrai. Quand on sait le calvaire subi par Loana depuis le Loft, entre insultes et calomnies, il aurait été plus délicat de lui laisser aussi le bénéfice du doute.

Le récit est concentré sur les coulisses de l'émission, des négociations avec les chaînes jusqu'à la course à l'audience en passant par la production et les nombreux scandales dont la fameuse "scène de la piscine". Le récit montre bien la monstruosité générale qui mène ce programme télé, celle menée ou subie par les producteurs et leurs salariés, les patrons de chaînes télé et les candidats.

Très bien interprété, très bien produit, cette série en 6 épisodes fonctionne parfaitement.

A voir sur Prime Video.

Voir les commentaires

Pierre, fleuriste bankable, voit débarquer sa mère, Judith, après 2 ans d'absence. Judith est bipolaire et s'est échappée de la clinique.

Le scénario, sans être documentaire, présente certains des symptômes de la bipolarité (alcoolisme, hyper sexualité, absence de sommeil, spontanéité...), leur poids sur la malade et sur son entourage entre attachement, rejet et culpabilité. Lui, cartésien et saoulé, semble s'être construit en opposition à sa mère. Elle, malade, très agitée, toute en émotions, cherche à Le reconquérir. Le récit oscille entre sourire et drame, perdant par moment un peu en finesse mais offrant aussi de très beaux moments.

Le film doit beaucoup au couple William Lebghil - Agnès Jaoui qui fonctionne à merveille mais aussi aux seconds rôles tous très bien écrits et interprétés par d'excellents comédiens Salif Cissé, Rosita Dadoun Fernandez, Alison Wheeler.

Voir les commentaires

Michel Houellebecq arrive en Guadeloupe pour un concours de sosie présidé par Blanche Gardin.

Réalisé comme un mauvais documentaire, ou comme un mauvais polar, composé de séquences plus loufoques les unes que les autres, entre dialogues improbables sur le rien et vérités sur le colonialisme, le racisme, le féminisme, le film déconcerte et amuse simultanément. Les agissements de ces métropolitains blancs sont également commentés sans concession par des Guadeloupéens.

Les meilleurs moments résident dans les tête à tête entre Gardin et Houellebecq qui échangent sur leur vision du couple, de la société et des limites de leurs prises de parole. Le film revient à plusieurs reprises, sans les détailler, sur les propos islamophobes tenus par Houellebecq et Onfray comme pour tenter de raisonner l'écrivain pour lequel Niclouxl, qui tourne avec lui son 3e film, semble avoir beaucoup d'amitié.

Blanche Gardin est hilarante. 

Voir les commentaires

1 2 3 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog