1 2 3 > >>

Dans un immeuble en cours de démolition, une jeune femme est vivement priée de quitter son appartement. Quand elle tente de faire ses cartons, les choses lui résistent.

 

Tout au long du spectacle, on suit l'héroïne (Aurélie Thierrée) en prise, de façon plus ou moins consentante, avec l'esprit et l'histoire des lieux, l'âme des objets et la puissance de  son imagination. Ici, tout est fantasmagorie. Acrobatie, jeux de marionnette, magie, danse... les disciplines se mélangent dans un ensemble qui sert parfaitement la poésie de Victoria Thierrée-Chaplin. Aurélie Thierrée et ses deux acolytes impressionnent par leur virtuosité.

 

Du duo que forment Jean-Baptiste et Victoria (le Cirque invisible), à Aurélie, en passant par James (peut-être le plus impressionnant des quatre), la famille Thierrée est définitivement Reine de l'enchantement.

Voir les commentaires

Lady_bird_sanscrierart

Pierre a repris la ferme de ses parents. Il y élève seul des vaches laitières sous le regard inquisiteur de sa mère (Isabelle Candelier) et aidé des soins de sa sœur (Sara Giraudeau), vétérinaire. Alors qu'une épidémie a décimée plusieurs troupeaux en Belgique, Pierre découvre que l’une de ses vaches est infectée. 

"Petit Paysan" n'est pas un film rural de plus dans le cinéma français mais plutôt le premier témoignage fictionné de la dure vie d'éleveur.

Hubert Charuel a tourné dans la ferme de ses parents au plus près de la réalité du terrain, au plus près des vaches. Son héros, interprété tout en intériorité par un Swann Arlaud, qui porte le film, incarne la passion quasi sacerdotale d'un métier injuste qui peut verser dans l'enfer.

Sans tomber dans le documentaire, le réalisateur filme son héros avec une certaine froideur et une précision chirurgicale. Cette absence de pathos accentue l'empathie pour ce jeune fermier qui se débat sans aucune aide possible alors que son monde s'écroule implacablement.
 

Voir les commentaires

Le Bon Marché accueille pour sa Carte Blanche annuelle confiée à un artiste contemporain, après Ai Weiwei et Chiharu Shiota, l'artiste Argentin Leandro Erlich.

Cette fois encore, Leandro Erlich bouscule notre perception de notre environnement, en l’occurrence ici Le Bon Marché. L'artiste a transfiguré les fameux escaliers du magasin, ouvert les plafonds vers le ciel et installé ses miroirs vers l'infini dans les ascenseurs.

Nous avions déjà pu apprécier son art du détournement et de la transformation par trucage optique, astuce architecturale ou simple décalage d'angle de vue, en 2011, au 104, dans l'exposition In_Perception et en 2015 lors de l'exposition Follia Continua toujours au 104, puis gare du nord dans le cadre de la Nuit Blanche ou au Tripostal à Lille dans l'exposition "Tu dois changer ta vie".

A voir jusqu'au 18 février.

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Adrien, jeune adolescent timide, maniaque et taiseux, alterne vie chez sa mère célibataire excentrique et chez son père remarié et pointilleux. Lorsque le secret de sa mère se révèle à lui, Adrien va changer.

Sur un sujet grave, l'enfant face à la maladie et la mort, les deux réalisateurs offrent une proposition drôle, sensible et émouvante sans tomber (tout à fait) dans le pathos. Leur angle qui passe par le regard d'Adrien, sans négliger les portraits des adultes, séduit d'emblée. La grâce d'Igor Van Dessel (déjà remarqué dans L'échange des princesses) et de ses partenaires Suzanne Clément et Pascal Demolon, porte le film. La réalisation soignée offre de beaux moments oniriques et la bande son variée fonctionne parfaitement.

 

Voir les commentaires

 

Le 10 mai 1940, Neville Chamberlain, premier ministre, est poussé à la démission par l'opposition. Winston Churchill est choisi pour le remplacer au grand dam du roi et de nombreux politiques qui voit en Churchill un va-en-guerre irresponsable. Pour son premier mois en poste, Churchill doit défendre sa position anti reddition et organiser l'opération Dynamo pour sauver ses hommes piégés sur la plage de Dunkerque.

Le scénario très didactique permet de bien comprendre le pourquoi du comment, les enjeux et les choix stratégiques tant militaires que politiques. La réalisation alerte et créative contrebalance l'abondance de dialogues et la rigueur des discours tout en servant la lisibilité de l' histoire. Quant à Churchill,  brillamment interprété par Gary Oldman,, Joe Wright dessine un portrait que l'on sent mené par l'admiration tout en laissant place aux critiques de ses opposants et en pointant ses petits travers intimes. 

Ceux qui connaissent leur Churchill sur le bout des doigts n'apprendront rien de nouveau, les autres passeront un agréable moment.

Voir les commentaires

1 2 3 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog