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Pantin, quartier des quatre chemins, Marion, propriétaire de son 2 pièces au 32 avenue Jean Jaurès, reçoit un courrier du tribunal administratif. Le maire demande qu'un expert soit désigné pour évaluer l'état de l'immeuble soupçonné d'être un danger public.

Le documentaire conte les quatre années d'actions conduites par les habitants, essentiellement des locataires, pour sauver l'immeuble. Entre petites victoires, sabotages, et grosses désillusions, leur vie est un enfer.

A travers ce combat, est aussi fait le portrait de ces habitants qui représentent toutes les précarités et origines du quartier : chômeur, retraité, ouvrier, agent de sécurité, aide soignant, intermittent, serbe, chinois, algérien, tunisien... Une France d'en bas en miniature. 

L'état dans lequel se trouve l'immeuble est édifiant et en dit long sur l'attitude des propriétaires, qu'ils soient malhonnêtes ou irresponsables, et sur l'état de ces quartiers pauvres négligés ou mal aidés par l'Etat (qui leur envoi les drogués qu'il ne veut plus à Paris...).

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En1950, Anatole Zsa-zsa Korda, un homme d'affaires sans scrupules, réchappe à une 6e tentative d’assassinat. Alors qu'il mène son projet le plus ambitieux qui risque de le ruiner, il propose à sa fille Liesl qui se prépare à entrer dans les ordres de lui succéder.

Dès le premier plan, l'esthétique chère à Wes Anderson saute aux yeux. La scénographie travaillée jusqu'au moindre détail impressionne. Cette beauté des décors et des accessoires prend une part importante dans le plaisir procuré par les films de Wes Anderson. L'esprit décalé, jouant sur l'effet de surprise, le rire et l'étrangeté des personnages agit parfaitement. Tout le film sera à la hauteur de cette première scène.

Le casting est parfait. A commencer par Benicio Del Toro qui, dans le rôle de cet étrange héros, est excellent. A ses côtés, Mia Threapleton est parfaite tout comme Michael Cera. A leurs côtés, dans des rôles secondaires mais essentiels, on trouve Tom Hanks, Benedict Cumberbach, Mathieu Amalric, Bill Murray entre autres.

Si on peut reprocher au film d'être inutilement compliqué dans le récit du montage financier, tout le reste est particulièrement plaisant.

A voir également l'exposition consacrée au réalisateur à la cinémathèque de Paris

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De nos jours, à Liège, Perla, Julie et Ariane, adolescentes, vivent avec leur bébé dans une maison maternelle, entourées de puéricultrices et d'assistantes sociales. A leurs côtés Jessica est à huit mois de grossesse.

Les frères Dardenne présentent pour la première fois un film choral en traçant le portrait de quatre adolescentes confrontées au rôle de mère. Elles ont toutes un parcours de vie cabossée mais  chacune rêve son avenir et celui de son bébé différemment.

Le film alterne les séquences entre ses quatre héroïnes dessinant en scènes de vie très réalistes leur psychologie, la difficulté de leurs situations et leurs rapports à leur enfant, à leur petit ami, à leurs mères. Cette alternance donne du rythme au film qui n'hésite pas à aussi prendre son temps pour que la complexité des sentiments s'exprime pleinement. L'émotion, mesurée, sans pathos, affleure ainsi à plusieurs reprises.

Les jeunes comédiennes, Janaina Halloy-Fokan, Elsa Houben, Babette Verbeek et Lucie Marielle, sont impressionnantes de vérité. A leurs côtés India Hair, Christelle Cornil et Jef Jacobs sont excellents.

Prix du meilleur scénario au Festival de Cannes 2025.

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Marie Teissier, directrice charismatique d'une ONG, est nommée Ministre des Affaires Étrangères. Elle découvre les dysfonctionnements du pouvoir, le cynisme et la complexité des relations diplomatiques.

Humour noir et absurde mène le récit de cette immersion en diplomatie réalisée par Erwan Leduc. Le rythme soutenu et les dialogues ciselés rendent cette mini série, dont on soupçonne qu'elle n'est pas si éloignée de la réalité, aussi intéressante que distrayante.

Léa Drucker est comme d'habitude excellente. A ses côtés, le dégingandé Samir Guesmi est parfait.

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Palme d'Or : Un simple accident de Jafar Panahi

Grand PrixValeur sentimentale de Joachim Trier

Prix spécial du jury : Resurrection de Bi Gan

Prix du meilleur scénario : Jean-Pierre et Luc Dardenne pour Jeunes mères

Prix du jury ex aequo : Sirat d’Olivier Laxe et Sound of Falling de Mascha Schilinski

Prix de la mise en scène : Kleber Mendonça Filho, pour L’Agent secret

Prix d’interprétation masculine : Wagner Moura, dans L’Agent secret de Kleber Mendonça Filho

Prix d’interprétation féminine : Nadia Melliti, dans La Petite Dernière d’Hafsia Herzi

Prix de la Caméra d’or : The President’s Cake de Hasan Hadi

Palme d’or du court-métrage I’m Glad You’re Dead Now de Tawfeek Barhom

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