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Paris, dans les années 20, Hugo, 10 ans, orphelin, vit dans la gare Montparnasse. Il lui reste de son père horloger un.mysterieux automate qu'il tente de réparer.

Film vu en 2D mais Scorsese l'a réalisé pour une projection en 3D. 

Certains adoreront, d'autres détesteront cette esthétique de jeu vidéo, mais dans les deux cas il sera difficile d'en faire abstraction tant elle prend de place, au point qu'elle tue toute forme d'émotion. Même les effets comiques ne fonctionnent pas. Le scénario se déploie de façon un peu bancale et accusé quelques coups de mou. Ainsi, le film vaut surtout pour l'hommage rendu au prémices du cinéma (les frères Lumière, Harold Lloyd, Charlie Chaplin..)  et à Georges Méliès.

A travers la quête d'Hugo et de son amie Isabelle, Scorsese conte l'incroyable sens de l'illusion du cinéaste et à son destin. Après guerre, Méliès dû arrêter le cinéma, vendre toutes ses copies de ses films qui furent brûlés. Il prit une boutique de jouets dans la gare Montparnasse avant de retrouver la reconnaissance de son œuvre.

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L-etudiante-et-Monsieur-Henri---Zabouille.jpg

Henri, 78 ans et un fort caractère, se trouve contraint de partager son appartement avec Constance, étudiante fauchée. Cette colocation, imposée par un fils inquiet pour la santé de son père, va bousculer les certitudes des uns et des autres.

     

Une intrigue banale, donc ,sans grande surprise mais bien menée grâce à une écriture rythmée, parsemée de bonnes répliques. La mise en scène efficace, sans esbroufe, sert avant tout l'histoire. Les comédiens sont très bons : Roger Dumas est plus vrai que nature en vieil homme bougon, Sébastien Castro et Lysiane Meis, sont très drôles en souffre-douleur des déjeuners dominicaux.

 

Comme quoi, il est possible de raconter au théâtre une histoire simple et distrayante sans prendre les spectateurs pour des imbéciles.
 

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dans-lamaison-zabouille.jpgClaude, élève de seconde, éveille l'attention de Germain, son professeur de français, par la qualité de sa rédaction. Encouragé par son professeur, il poursuit son récit dont le sujet est l'étude de la famille d'un camarade de classe.

"Dans la maison", on retrouve les sujets de prédilection de Ozon, la manipulation, la perversité, la satire des classes sociales, une homosexualité plus ou moins refoulée... On y trouve aussi une réflexion pas très poussée sur la création et la part du réel dans la fiction et celle de la fiction dans la réalité d'un adolescent.

Ozon s'incarne dans la peau de cet adolescent inquiétant dont le physique d'enfant sage laisse entrevoir une certaine malignité. C'est à travers le regard de Claude qu'Ozon s'amuse à la caricature du couple intello-bourgeois parisien, de la famille "bonheur de vivre" banlieusarde à l'américaine qu'il filme d'ailleurs comme une série télé, de l'éducation nationale qui ne sait plus quoi inventer pour être juste et efficace, de l'art contemporain...

Ozon balade son film entre deux univers principaux et adopte deux façons de raconter l'histoire : l'univers fantasmagorique et inquiétant du Claude voyeur dont les images "sitcomisées" sont la plupart du temps accompagnées en voix off par l'élève lui-même, et le monde bourgeois ronronnant de Germain filmé plus simplement avec une lumière moins clinquante. Tout son film consiste à passer de l'un à l'autre.

Tout d'abord attrayant le film devient un peu lassant. Est-ce l'effet redondant du commentaire en voix off plus proche du commentaire pour non voyant que de l'analyse des faits ? Est-ce l'intrigue qui manque de réels rebondissements ? Est-ce le propos qui manque de profondeur ? Le concept du manipulateur-manipulé trop évident ? 

Toujours est-il que, malgré la qualité de l'écriture, l'intérêt s'émousse au dernier tiers du film. Pourtant le duo Lucchini et Scott-Thomas est très bon en une sorte de couple à la Spencer Tracy-Katherine Hepburn et le jeune Ernst Humhauer, révélation du film, est parfait d'ambiguité.

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Les-menteurs.jpgPas d'histoire, pas d'intrigue, une écriture sans esprit, une troupe de comédiens au jeu très approximatif, des décors et costumes assez laids, une mise en scène (de Jean-Luc Moreau) paresseuse et sans grâce, une grossièreté qui, dans cet emballage, devient vulgarité.

 

Au centre de ce spectacle au rabais, Chevallier et Laspalles, fidèles à eux-mêmes, en rajoutent un peu pour combler le vide.

Est-ce suffisant ? Non.

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despues_de_lucia.jpgSuite au récent décès de sa mère, Alejandra emménage avec son père à Mexico. Dans son nouveau lycée, sa vie tourne vite au cauchemar.

 

Le début du film qui traite du deuil est plutôt réussi. Le personnage du père, attachant, est bien dessiné. Celui d'Alejandra restera flou jusqu'au bout (une responsabilité dans la mort de la mère évoquée sans suite, absence de toute émotion sans piste d'explication...). Le moindre qu'on puisse dire c'est que le réalisateur ne nous force pas à l'empathie pour son héroïne. Sentiment amplifié par le parti pris de Michel Franco de réaliser tout le film en plans fixes maintenant le spectateur à distance. 

 

On se dit alors que ce qui intéresse Michel Franco c'est la déshumanisation. Mais à force de vouloir tout déshumaniser, les ados qui deviennent tous bourreaux, la victime-légume devenue amorphe, le corps professoral absent, la caméra sans vie, il supprime toute émotion et donc tout intérêt. La fin, un brin grandiloquente à la frontière du ridicule, confirme le propos, le père seul personnage à sauver devient bourreau sans pitié. Dispensable. 

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