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Des comédiens en répétition dans une salle de théâtre sont interrompus par six personnages d´une même famille qui leur demandent de jouer leur histoire. Les personnages veulent revivre leurs drames comme une catharsis.

Dans la salle du Vieux Colombier, Marina Hands, qui met en scène cette nouvelle traduction de la pièce de Luigi Pirrandello, a installé une scène centrale bi-frontale, prolongeant également le jeu hors scène et dans les gradins. Car ici une partie des comédiens du Français jouent leur propre rôle interprétant les comédiens tentant de jouer ces personnages, personnages qui voudraient incarner sur scène leur propre vie. Les mises en abîme sont multiples et font le sel de cette pièce qui traite de ce qu'est ou n'est pas le réel et sur l'interprétation de la vérité ; que cette interprétation soit faite par des comédiens ou plus simplement par les protagonistes des événements qui en ont chacun une vision différente.

La modernité de la pièce impressionne de part son mécanisme mais également par les sujets qu'elle aborde dans le drame notamment l'inceste et la dépression chez l'enfant.

Dans une mise en scène très physique qui ne les ménage pas, Thierry Hancisse, Serge Bagdassarian, Coralie Zahonero, Clothilde de Bayser, Christian Gonon, Adeline d'Hermy et Adrien Simion sont époustouflants. A leur côté, dans des rôles muets Simeon Tuf et Olympe Renard ainsi qu'Anne Suarez dans le rôle de l'assistante.

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Meilleur film : Carine Tardieu pour L'Attachement 

Meilleure réalisationNouvelle Vague de Richard Linklater

Meilleure actrice : Léa Drucker dans Dossier 137 

Meilleur acteur : Laurent Lafitte dans  La Femme la plus riche du monde 

Meilleure actrice dans un second rôle
Vimala Pons dans L'Attachement

Meilleur acteur dans un second rôle : Pierre Lottin dans L'Étranger

Meilleur espoir féminin : Nadia Melliti dans La Petite dernière

Meilleur espoir masculin : Théodore Pellerin dans Nino

Meilleur premier film : Nino de Pauline Loquès

Meilleur film d'animation : Arco d' Ugo Bienvenu

Meilleur scénario : Franck Dubosc et Sarah Kaminsky pour Un ours dans le Jura 

Meilleure musique : Arnaud Toulon pour Arco

Meilleure photographie : David Chambille pour Nouvelle Vague

Meilleur montage : Catherine Schwartz pour Nouvelle vague

Meilleurs effets spéciaux : Lise Fischer pour L'inconnu de la Grande Arche

Meilleure adaptation : Carine Tardieu, Raphaël Moussafir et Agnès Feuvre  : L'Attachement

Meilleure décors : Catherine Cosm pour L'inconnu de la Grande Arche

Meilleur film documentaire : Le Chant des forêts de Vincent Munier

Meilleur film étranger : Une bataille après l'autre de P.Thomas Anderson

César d'honneur : Jim Carrey

Une belle cérémonie engagée, émouvante et drôle animée par Benjamin Lavernhe et présidée par Camille Cottin.

César des meilleurs remettants  attribué à Alison Wheeler, Marina Hands et Pauline Clément 

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Dans les Ardennes, à Rochebrune, alors que la grogne sociale règne depuis deux mois, Johnny braque un fourgon de banque et disparaît avec le magot. Au même moment, Paul revient en ville après quinze ans d'absence.

Sur fond de grève, de crise sociale et de désertification des territoires, Baptiste Debraux déploie une histoire d'amitié entre le fils d'un notable et une sorte de Robin des Bois moderne issu de la classe populaire. Bien que le récit soit parfois un peu maladroit, on se laisse prendre à cette curieuse histoire. Pierre Lottin et Bastien Bouillon sont très bien. Léa Drucker, dans un rôle de commandant de gendarmerie, est parfaite également.

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Le 10 août 2017, après avoir embarqué dans le sous-marin créé par l'inventeur danois Peter Madsen, la journaliste suédoise Kim Wall disparaît.

La série se concentre sur la complexe enquête qui a été menée par la police danoise pour prouver le meurtre de Kim Wall par Peter Madsen. Puisqu'il n'y a plus de mystère sur l'affaire, il était effectivement judicieux de décrire le déroulement de l'enquête jusqu'à son dénouement. Suppositions, interrogatoires des témoins, preuves, aveux, contre-aveux, effets des courants et des vents, interventions des scientifiques et des chiens renifleurs marins... mais aussi relations entre la police et les parents de la victime, la série nous plonge au cœur de l'enquête sans que jamais ne soit représenté le meurtre ou incarné le meurtrier.

Sobre et efficace.

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1952, New-York, Marty Mauser, 23 ans, est un excellent vendeur dans le magasin de chaussures de son oncle. Mais Marty est également un excellent pongiste et il est prêt à tout pour devenir champion du monde.

Le film se déroule sur 8 mois, condensant ainsi les exploits et péripéties du véritable champion de tennis de table et un peu voyou, Marty Reismann. Il ne s'agit donc pas d'un biopic, de nombreux événements et personnages sont d'ailleurs inventés. Il ne s'agit pas non-plus d'un film sur le ping pong, les scènes de match sont peu nombreuses, l'ajout de la balle de façon numérique se voit d'ailleurs un peu trop, et il est peu question de techniques de jeux. En revanche, le film fait le portrait d'un jeune homme qui poursuit son rêve et que rien ne peut arrêter.

Autant le dire d'emblée, le film repose en grande partie sur le talent de Timothée Chalamet. Il est parfait dans le rôle de ce jeune gars doué, séducteur, baratineur, magouilleur, sans réels scrupules, obsédé par son rêve Américain. Le scénario fleuve enquille les évènements et imbroglio pendant 2h30. Ça va vite, de façon un peu brouillonne, dans un brouhaha quasi constant avec notamment une présence envahissante de la musique qui se partage curieusement entre succès des années 80 et composition originale et grandiloquente de Daniel Lopatin.

Pas si mal, mais pas particulièrement remarquable non plus.

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