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"Le 23 juin, ça fera sept ans que Soren est mort. C’était mon fiancé. Il avait 29 ans. Son cœur a cessé de battre - une mort toute simple, un hasard statistique"


Ainsi débute l'histoire que nous conte Maïa Mazaurette dans ce podcast natif de 7 épisodes. A priori ce sujet plombant n'est pas très engageant. Pourtant, la beauté du texte faussement simple, la tonalité de la voix de la conteuse, la musique d'Alex Finkin et la réalisation de Fabrice Laigle font de ce podcast un moment suspendu tout particulier.

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Sabine trouve dans une vieille boite, ayant appartenue à son grand-père, des archives concernant un certain Léopold Morgenstern.

Frédéric Moulin a écrit et interprète cette pièce qui raconte ses recherches et ses découvertes sur l'histoire de Léopold Morgenstern et ce qui, peut-être, le liait à Louis Moulin.

L'association de la lecture et la projection des documents, ancrant la pièce dans sa vérité historique, et de l'héroïne féminine, exprimant les émotions et les doutes ressentis pendant sa quête, donnent à la pièce une force romanesque à deux dimensions très efficace.

La version filmique est rediffusée sur la chaîne LCP le 30 avril à 22h00.

 

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Dans le Nevada, l'entreprise qui a fait vivre pendant des décennies la ville d'Empire n'a pas résisté à la crise de 2008. Fern, récemment veuve, seule dans une ville morte elle aussi, aménage sa camionnette et prend la route vers une vie hors d'un système qui ne veut plus d'elle.

Ils sont rares les films sociaux dans le cinéma d'Hollywood. A la façon d'un Ken Loach américain, Chloé Zhao fait le portrait de ces américains nomades qui habitent dans leur truck, vivant de petits boulots, choisissant leur destination en fonction des travaux saisonniers qu'ils pourront y glaner. Ce road movie fait la part belle aux paysages somptueux des grands espaces américains, à la force de l'entraide et de la communauté et laisse planer le doute sur les réelles raisons de ce nomadisme, choix de vie ou contrainte d'un système économique sans pitié. Sous le regard incrédule ou réprobateur de ceux qui croient encore au rêve américain, Fern choisie, semble t-il, une certaine forme de liberté.

Frances Mc Dormand est, cette fois encore, parfaite dans le rôle de cette femme déterminée. Elle est également la productrice de ce film inspiré du livre Nomadland – Surviving America in the Twenty-First Century de la journaliste Jessica Bruder.

Nomadland vient d'être récompensé de l'Oscar de la meilleure réalisatrice pour Chloé Zhao, du meilleur film et de la meilleure actrice pour Frances Mc Dormand.

 

 

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Bien sûr, on ne peut tirer de conclusions définitives sur la puissance d'un comédien quand celui-ci n'a que deux rôles à son actif. Ni préjuger de son avenir.

Mais on peut s'enthousiasmer, pour l'exceptionnelle qualité de son interprétation sur ces deux premiers rôles et, emporter par la gratitude des émotions qu'il a su nous offrir, éprouver le besoin de clamer haut et fort : "Céleste Brunnquell est une magnifique comédienne !".

Et peut-être même un peu plus que ça. Car si Céleste Brunnquell joue juste, elle joue surtout vraie en maniant les émotions fortes et contradictoires en un même mouvement. Elle détient pour cela deux outils d'orfèvre. Un visage d'une très grande expressivité, au regard franc dans la colère et la fragilité et une voix singulière, un peu grave qui flirte avec celle de l'enfance. Une voix. La marque des comédiens qui impriment longtemps.

Du haut de ses 16 ans, elle nous a saisie pour la première fois dans Les Eblouis de Sarah Suco, en adolescente rebelle car clairvoyante. A 17 ans, elle nous a cueilli à nouveau dans la série En thérapie. Elle y est la patiente du mercredi, peut-être la plus touchante, celle qui nous bouscule particulièrement. En interview, entre timidité et une volonté évidente, la clarté des propos de Céleste sur son travail, ses collaborations sur les tournages et la poursuite de son apprentissage nous laisse entrevoir une carrière d'une grande richesse.

 

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Virginie, Aristide et Erik sont policiers dans le XXe arrondissement de Paris. Un soir, ils ont pour mission de reconduire à l'aéroport, Tohirov, un Tadjik entré illégalement sur le territoire français.

Tout d'abord, Anne Fontaine nous présente ses protagonistes dans leur labeur quotidien (femme battue, infanticide, maintien de l'ordre..) et dans leur vie privée bousculées. Tous les trois soumis à l'angoisse. Puis, la réalisatrice nous enferme dans le Kangoo de l'administration avec ces trois policiers et ce réfugié. L'ambiance est lourde juste allégée par des flash-back lumineux. La culpabilité d'envoyer cet homme à un retour vers la mort ronge la policière.

Malgré un récit peu crédible, Anne Fontaine en filmant la nuit, la ville, la route, l'aéroport et leurs lumières, installe une atmosphère prenante que la remarquable interprétation des quatre comédiens rend captivante. Virginie Efira est remarquable, à la fois sombre et lumineuse, parfaitement entourée par Omar Sy comme on l'a rarement vu, Grégory Gadebois, magnifique en homme résigné, et Paiman Maadi, touchant dans une partition ingrate.

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