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L'Effet Aquatique de Solveig Anspach

Samir s'inscrit au cours de natation de la piscine de Montreuil dans le but de séduire Agathe, qui y est maître-nageur.

On retrouve dans L'Effet Aquatique, la patte de Solveig Anspach : une tranche de vie farfelue mettant en scène monsieur et/ou madame tout le monde qui sur un coup de tête bousculent leur quotidien. Le tout est bien sûr conté avec fantaisie, bienveillance et romantisme et les dialogues sont particulièrement soignés. C'est drôle, loufoque et apaisant. Ce dernier film de Solveig Anspach nous mène de Montreuil, où elle vivait, à l'Islande, son pays d'origine. Deux cultures, deux formes de folies douces pas si éloignées que ça. Samir Gesmi et Florence Loiret-Caille, accompagnés de parfaits seconds rôles (Philippe Rebbot, Didda Jonsdottir, Olivia Côte, Esteban...), sont excellents. La réalisatrice apparaît également dans une courte scène face à Philippe Rebbot.

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Moka de Frédéric Mermoud

Diane Kramer quitte Lausanne pour Evian. Elle pense avoir retrouvé le chauffard qui a fui après avoir écrasé son fils.

Emmanuelle Devos est de tous les plans. La caméra la suit, l'observe seule face à son deuil et à sa tentation de vengeance. Le réalisateur semble compter sur le seul talent de l'actrice pour donner vie à son histoire. Rien dans la mise en scène ou dans le scénario ne participe à l'installation d'un climat fort, d'une intention. Et les 5-6 scènes qui réunissent Nathalie Baye (dont la perruque caricature un peu trop son personnage) et Emmanuelle Devos sont bien trop courtes et trop peu écrites pour installer une réelle ambiguïté dans leurs rapports. Dommage.

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Grand 8, la Réserve Malakoff

Un entrepôt de 2 000 m², 50 artistes, 30 œuvres/installations et un superbe 8, voici en chiffres ce que l'association Inzouk Assoc vous propose. Installée dans un entrepôt destiné à être prochainement détruit, l'exposition Grand 8 présente des œuvres créées pour l'occasion. On y retrouve Philippe Hérard, Mosko, Jérôme Mesnager, Levalet, Shaka, Mademoiselle Maurice, Iza Zora, JBC, Jana & JS, Dose, Cyklop, 9e Concept, FKDL, Mr Lolo, Vinie, Reaone, Jibé P, Nosbé, Snez.... Une succession d'univers étranges et ludiques. A ne pas manquer.

Voir toutes les photos sur http://artstreetic.over-blog.com/

Jusqu'au 30 octobre 2016, au 7 rue Paul Bert à Malakoff (métro ligne 13 Malakoff plateau de Vanves)

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Toni Erdmann de Maren Ade

Ines est consultante en restructuration d'entreprise dans une société de conseil. En mission pour un gros client à Bucarest, elle voit son père débarquer d'Allemagne à l'improviste. Cette visite va chambouler sa vie et leurs certitudes.

Plus qu'un conflit père-fille, Toni Erdmann oppose deux visions de la vie. Elle, toute en ambition, soucieuse du profit, implacable et rigide jusque dans sa physionomie, maigre et anguleuse, respectée pour son efficacité mais incapable de créer de la sympathie auprès de ses interlocuteurs. Lui, tout en rondeur, occupant toute la place tant physiquement que par ses élucubrations, provoquant plus souvent le rire et l'étonnement que l'exaspération, cherchant l'inattendu au quotidien, écolo-baba cool soucieux du bonheur. Tous les deux borderline mais ne naviguant pas sur les mêmes lignes. Si le pitch semble convenu et peut inquiéter, le savoir-faire de Maren Ade bouscule tous les a priori. Son récit est maîtrisé affichant 2h40 sans ennui, ménageant les surprises régulièrement avec des situations étonnantes, alternant les ambiances, burlesque, comédie, drame psychologique, politique... Car si on rit beaucoup, le malaise ne lâche jamais prise. Ainsi, la partition est complexe et demande de la précision dans l'interprétation. Peter Simonischek (assurément le cousin germain de Jacques Weber) et Sandra Hüller sont tous deux excellents notamment dans le jeu des corps et des regards, inquiets et rigolards pour lui et froids et désespérés pour elle.

On ne comprend pas bien comment le jury de Cannes a pu passer à côté de ce bel ouvrage, original et finalement audacieux. Une occasion ratée de récompenser auprès des grands une jeune cinéaste.

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