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Après une prestation remarquée au Festival de Jazz de Saint Germain, Terez Montcalm a investi l'Européen, archi-bondé et largement acquis à sa cause.
En tant que digne chanteuse Québequoise, Terez Montcalm est particulièrement sympathique, conviviale et bonne copine. Aidée par une salle à l'infrastructure particulièrement confortable, elle a rapidement installé une ambiance bon enfant. Sa voix rauque, apprèciée sur CD, confirme en Live et impose le respect.
Son répertoire entre reprises et compositions personnelles, parfois jazz, parfois rock déroute un peu d'autant que son attitude scène plutôt dynamique est à cent lieu des économies de gestes observées par la majorité des chanteuses jazz.
Guitare en bandoulliére, Terez Montcalm joue ainsi souvent sur la frontière entre jazz et pop-rock, ce qui donne un peu trop souvent un répertoire un peu bâtard fort proche de la musique "d'ambiance". Dommage, son talent mériterait mieux.

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Invités par le Festival "Entre Guillemets", festival dédié aux chanteurs à texte, David Lafore, Bertrand Belin et Franck Monnet se sont partagés le Café de la Danse pour deux soirs.
Accompagnés de leur seule guitare, ils ont chacun leur tour occupé la scène pendant 45 minutes.
David Lafore a ouvert le bal. Le format seul avec sa guitare sied parfaitement à son répertoire plus orchestré sur CD. Toujours aussi fantaisiste et drôle, il en gagne en sobriété. Ainsi, Il perd la lourdeur qu'on a pu observer dans sa version "5 têtes" c'est à dire accompagné de ses 4 musiciens qu'il a tendance à entrainer dans ses plaisanteries du coup particulièrement potaches. Ici, sa belle voix grave et son attitude dandy déconnant servent particulièrement bien ses chansons aux mélodies courtes et répétitives et aux textes incisifs et imagés.

Contrairement à David Lafore, la configuration guitare seule n'a pas bien servie Franck Monnet dont il est vrai, à la base, le répertoire me séduit moins. Les mélodies moins évidentes se trouvent fort nues dans cette très légère orchestration. Phénomène accentué par le manque de musicalité des textes, de plus, souvent sur-écrits.
Heureusement, sa belle voix au voile léger flatte nos oreilles et sauve quelques titres tels "La routine" ou "j'adore t'écrire". L'enthousiasme d'un Franck Monnet particulièrement proche de son public a beaucoup aidé.

Bertrand Belin dont le répertoire me réjouie tant, a, lui aussi, souffert de cet accompagnement minimal. Il est vrai que les orchestrations de ces CD sont particulièrement soignées et participent au plaisir ressenti à l'écoute de ses chansons. La dextérité avec laquelle il manie sa guitare électrique n'a pas suffit à combler ce manque. Sa belle voix grave pourtant n'a pas déçu et a servi avec le soin qu'ils méritent ses textes raffinés.



PS : On remarquait dans la salle la présence de Barbara Carlotti et JP. Nataf particulièrement attentif au jeu de guitare de Bertrand Belin.


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