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Mia Dolan, serveuse dans une cafétéria au cœur des studios, cherche désespérément à décrocher un rôle à Hollywood. Un soir, elle est touchée par le talent d'un pianiste de bar. Quand elle le recroise par hasard, ils se reconnaissent.

Autant le dire d'emblée, ce film est un enchantement et un crève-cœur. Les amoureux des grandes comédies musicales de l'histoire du cinéma américain ou français, retrouveront tous les codes du genre :  héros en quête d'absolu, décors et costumes aux couleurs vives, humour délicatement parsemé, énergie communicative, romantisme exacerbé, comédiens en état de grâce, thèmes musicaux emballants joués sous de multiples arrangements plus séduisants les uns que les autres. À ceci près que David Chazelle a semé avec parcimonie les parties chantées faisant de ce film plus une comédie dramatique que purement musicale. Comédie dramatique car La La Land parle de la difficulté d'atteindre son rêve et des sacrifices que cette quête exige. La mélancolie, la nostalgie hantent le film à tous les niveaux, lui donnant une grâce et une profondeur inattendue. On est également impressionné par la qualité de la réalisation. Si la photographie est particulièrement belle, la mise en scène est elle aussi ciselée. Chaque séquence est réalisée avec une précision d'orfèvre, à commencer par les plans-séquences nombreux. Le jeune réalisateur se révèle ainsi un maître du genre dès la première scène du film, un (presque) plan-séquence de 4 minutes qui vous place d'emblée dans l'humeur que nécessite l'immersion dans ce monde de rêves et qui vous résume le propos du film en une chanson. La grande scène finale, vibrant hommage aux comédies musicales cultes, souligne, elle, la qualité de la construction de l'ensemble du récit en une démonstration poignante de la beauté et la fragilité des destins. Emma Stone dont la fraîcheur , la voix grave et les grands yeux bleus ont déjà séduit bien des réalisateurs, confirme encore un peu plus l'étendue de son talent. Ryan Gosling que l'on voyait beau, que l'on savait bon comédien et pas mauvais réalisateur, que l'on devinait avisé dans ses choix artistiques, achèvera, dans ce pari audacieux, de séduire les plus revêches. Et n'en déplaise aux grincheux : si Emma Stone et Ryan Gosling ne sont pas les plus grands danseurs et chanteurs qui soient, cette fragilité ne sert que mieux le propos du film.

À voir au cinéma dés le 25 janvier.

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Une ancienne supérette de 400m² est transformèe en bar-boite de nuit éphémère. Situé au 43, rue Notre Dame de Nazareth (entrée par la rue du Vert Bois) le lieu, imaginé par l'agence Wild Buzz Agency pour promouvoir une marque de café, a été décoré du sol au plafond par 10 artistes de street-art (Atlas, Astro, l'Outsider, Fenx, Mist, Katre, Tanc, Swiz, Sun7, Teurk et Anton). Si les oeuvres créées pour l'occasion valent vraiment le coup d'oeil, le lieu se positionne plus comme une opération promotionnelle accueillant un bar que comme un lieu d'Art. Des activités sont organisées en journée et des DJ animent les soirées en fin de semaine. A voir jusqu'au12 février jour de fin des festivités.

Plus de photos ICI

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Le mur du Pavillon Carré Baudouin accueille en ce mois de janvier, RCF1 (Jean Moderne). qui présente son travail ainsi : "J'ai abordé ce mur comme une rétrospective personnelle. Un hommage au graffiti, aux lettrages, aux tracés directs. Je voulais que cela ressemble à un carnet de croquis, avec des lettrages épurés réalisés directement en contour noir."

RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin

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Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy est assassiné au Texas. Jackie conte les 3 jours qui suivirent le drame vécus par Jackie Kennedy.

Pablo Larrain réussit le coup de génie de faire le portrait d'une icône mondiale sans tomber dans les recettes éculées du biopic et tout à la fois le dessin des faux semblants politiques et médiatiques. 

Dès le premier plan, on pressent que dans sa forme le film aura du caractère. L'atmosphère d'angoisse et de cauchemar éveillé est plantée. Ce ton ne quittera jamais le film. Appuyé par la musique ensorcelante et mortifère de Mica Levi, servi par une image léchée un peu froide bien loin de celle du papier glacée que l'on pouvait craindre, mélangeant les images d'archives reconstituées et celles de pure fiction, fuyant la banale chronologie, la mise en forme du récit est d'une grande maîtrise. Tout en semblant parfois le brouiller, le découpage éclaire au final un peu plus les enjeux et le portrait qu'il dessinent. Portrait d'une Jackie Kennedy (interprétée par une Nathalie Portman bluffante) terriblement seule, tétanisée par le chagrin d'être veuve d'un homme qui l'a mal aimée, bouleversée d'être la mère de deux très jeunes orphelins, blessée dêtre si vite et si violemment reléguée au statut d'ex-première dame, mais résolument forte face à la brutalité du protocole de succession et du jeu politique, intransigeante dans sa volonté de rendre un hommage grandiloquent indispensable à une juste postérité et soucieuse de montrer au monde son immense chagrin et la somme de ses malheurs.

Le film est ainsi remarquable et on se laisse porter par ses partis pris artistiques et narratifs audacieux.

Voir la bande annonce

A voir en salle dès le 1er février

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Victoria Spick est avocate et tout à fait paumée dans sa vie personnelle. Alors qu'elle assiste à un mariage, la compagne d'un de ses amis est poignardée et accuse son propre compagnon. Victoria se retrouve à devoir défendre son ami. Elle embauche comme baby-sitter un de ses anciens clients poursuivi dans une affaire de stupéfiants.

Le film vaut essentiellement pour la prestation de Virgine Efira dont le talent et le charme opèrent une fois encore. Vincent Lacoste tout aussi sympathique ne convainc pas vraiment dans le rôle du tombeur-looser. Quant au scénario, aussi foutrac que la vie de son héroïne, il porte trop de vide et n'est pas drôle. A réserver aux admirateurs de Virginie Efira.

Date de sortie en salle : 14 septembre 2016

Date de sortie en DVD : 18 janvier 2017

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