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Orpheline trace le portrait de Karine à travers quatre étapes clés de sa jeune vie.

Chaque étape est interprétée par une actrice différente. Quatre comédiennes épatantes (Vera Cuzytek, Solène Rigot, Adèle Exarchopoulos et Adèle Haenel) qui par leur différence marquent la multiplicité d'une personnalité façonnée par les rencontres et les événements d'une vie. Le contexte dans lequel évolue Karine est bien glauque et il manque parfois d'indicateurs pour comprendre plus précisément l'évolution des comportements de l'héroïne et de son entourage. Mais la grâce des comédiennes et la narration à rebours qui marque plus encore le poids de l'existence séduisent. 

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De nos jours, à Kinshasa, Félicité est chanteuse dans un bar où elle se produit tous les soirs avec passion. Lorsque son fils se brise la jambe dans un accident de moto, Félicité doit trouver l'argent qui paiera l'opération.

Le film se découpe en deux parties. La première dessine le portrait de Félicité femme forte et indépendante dans une vie sans argent et une ville de désordre. La caméra la suit dans son combat sans merci pour sauver son fils. Véro Beya Mputu interprète avec force Félicité. Sa présence à l'écran impressionne et suffit à nous embarquer dans cette histoire. Alain Gomis parsème dans sa réalisation brute, rythmée par la musique africaine, des moments d'apaisement. Des scènes d'évasion dans la forêt, sans doute rêvées par Félicité et des moments de calme posé par la musique d'Arvo Part joué par l'orchestre de Kinshasa. Ces instants soulignent un peu plus la violence, la frénésie désespérée qui entourent Félicité. Dans la seconde partie, le réalisateur se concentre sur les hommes, Tabu, l'amoureux transit de Félicité, ivrogne et coureur, et le fils mutique. Sans que l'on comprenne pourquoi Félicité passe au second plan, comme si cette femme affaiblie n'intéressait plus Gomis. L'ennui s'installe durablement. Plus rien ne se passe. Les moments de silence ne disent pas grand-chose. Tout semble interminable. Cette seconde partie suffit à donner au film l'image d'une oeuvre au final trop confuse.

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Le musée Maillol consacre une belle exposition à Paul Rosenberg, l'un des plus grands marchands d'art de la première moitié du XXe siècle et grand promoteur de l'art moderne. L'exposition divisée en deux grandes parties présente une soixantaine d'oeuvres. La première partie, la plus intéressante, affiche une scénographie qui évoque la galerie du 21, rue de la Boétie. De grandes photos noir et blanc de la galerie grandeur nature, des murs bordeaux, une moquette épaisse, des invitations aux expositions, des contrats, de la correspondance guident l'imagination du visiteur vers ce que devait être ce lieu prestigieux accueillant des peintres déjà confirmés et surtout de futurs artistes illustres. Des oeuvres de Picasso, Braque, Léger, Matisse, Laurencin, Monet, Seurat, Sisley, Manet, Cézanne... sont exposées. La seconde partie est consacrée à la main mise du régime nazi sur l'art en général dont les biens de Paul Rosenberg. Une dizaine d'œuvres représentantes de l'art officiel allemand, en opposition à l'art considéré comme dégénéré, sont exposées ainsi que des documents expliquant la spoliation des oeuvres chez les particuliers et dans les musées nationaux, la transformation de la galerie du 21, rue de la Boétie en haut lieu de l'antisémitisme puis l'interception d'oeuvres en partance pour l'Allemagne lors de la débâcle. Le parcours se termine par l'évocation de la relation qui unissait Maillol et Rosenberg, l'exposition d'oeuvres de la période New-yorkaise (dont une de Nicolas de Staël et le portrait d'Anne Sinclair par Marie Laurencin) et par Profil bleu devant la cheminée, oeuvre de Matisse retrouvée en 2012 dans la collection du centre d'art norvégien Henie-Onstad et rendue à son vrai propriétaire, la famille Rosenberg.

Cette exposition dessine le génie d'un homme d'art qui présenta côte à côte les rassurants impressionnistes et les innovants modernistes pour mieux vendre ces derniers et s'est battu jusqu'à sa mort pour récupérer ses biens détournés par le régime nazi.

À voir jusqu'au 23 juillet 2017

Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
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Paul Rosenberg - 21, rue de la Boetie au Musée Maillol
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