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L'artiste plasticienne Prune Noury dont l'oeuvre Terracota Daughters, exposée au 104 en avril 2014, nous avait tant impressionnée, signera ce vendredi 12 mai, à la librairie du Centre Pompidou,  l'ouvrage Serendipity. 

Ce livre, rétrospectif de 10 ans de travail, publié aux éditions Actes Sud, présente les voyages, les rencontres et les recherches qui ont donné naissance aux oeuvres Bébés domestiques, Process, le tryptique sacré Holy Daughters-Holy River et Terracotta Daughters.

*Signature à la librairie Flammarion du Centre Pompidou vendredi 12 mai de 18h30 à 20h.

*Prune Nourry est exposée au Musée Guimet jusqu'au 18 septembre.

 

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Un couple d'un certain âge attend ses grands enfants pour fêter Noël. Cette année, c'est chez la grand-mère que tout se passe et l'ambiance sera, comme chaque fois, des plus tendues.

Pierre Notte nous convie aux fêtes de fin d'année d'une famille de cinglés. Personne, des parents aux fils en passant par la pièce rapportée, ne semble, ne serait-ce qu'un peu, équilibré. La rancoeur est au menu et les névroses coulent dans les flutes.

Dans cette fratrie où l'incommunicabilité règne, tout grince, tout est outré, tout est piège. Mais aussi tout est hilarant. Car l'auteur s'en donne à coeur joie dans les bassesses et vacheries servies par une écriture percutante. Les chansons (trois) sont également très efficaces.

Cette pièce bien barrée, qui frôle sans cesse la frontière du too much, doit aussi beaucoup à la qualité de ses comédiens, Bernard Alane, Romain Apelbaum, Brice Hillairet, Juliette Coulon et particulièrement Marie-Christine Orry. Ils maitrisent parfaitement la partition de ce jeu de massacre.

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A une époque où n'importe quel clampin se produit dans les cabarets, music-halls et autres cafés-théâtres, s'autoproclamant humoriste sous prétexte qu'il ou elle fait rire ses copains avec trois blagues et deux jeux de mots, Mère Indigne nous réconcilie avec le one (wo)man show.

Aisance de la comédienne, qualité de l'écriture, efficacité de la mise en scène, tout est là. Le rythme est soutenu, enchaînant les rires en jouant sur tous les registres comiques. Le texte précis et incisif est servi par un jeu à la fois mesuré et relevé jusque dans la gestuelle - la comédienne se donne aussi beaucoup physiquement. Les parties gentiment graveleuses sont habilement contrebalancées par la teneur du propos. Tout est parfaitement dosé dans ce spectacle parlant de la dure réalité de la vie de mère de famille.

Ses qualités le rendent aussi efficace sur les parents que sur les célibataires ou les couples sans enfants.

A voir les mercredis et jeudis à La Nouvelle Seine.

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Lisa Azuelos nous conte la vie de la chanteuse Dalida à travers les hommes qu'elle a aimés. Le film présente un casting de comédiens efficaces, Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Nicolas Duvauchelle, Patrick Timsit, Vincent Perez,  et révèle Sveva Alviti éclatante dans le rôle de Dalida. La reconstitution des époques est convaincante. La réalisation, même si elle cède parfois à un esthétisme un peu dérangeant, ne manque pas de panache et l'on perçoit sans cesse l'enthousiasme et le travail déployé par les équipes. Les ingrédients formels étaient donc réunis pour faire un beau film. Pour le fond, la vie, on ne peut plus romanesque, de la chanteuse était sans doute un cadeau empoisonné. Comment conter en deux heures, trente ans d'une vie aussi riche et tourmentée que celle-ci ? Comment percer le secret de cette personnalité complexe et de celles de son entourage, riches en personnages hauts en couleur ? Sans doute en faisant des choix et donc en renonçant à tout raconter. Ce n'est pas le parti-pris de la réalisatrice qui cherche une forme d'exhaustivité dans son récit jusqu'à vouloir y diffuser le maximum de chansons de la star. La musique occupe ainsi la majorité du film accompagnant les images de vie ou de shows jusqu'à l'overdose, réduisant comme peau de chagrin les moments clés. Ainsi, lorsque la réalisatrice arrête un instant la musique pour laisser les personnages s'exprimer cela est si rapide que rien n'y est vraiment dit. Tout devient anecdote, l'émotion ne perce pas. Dommage.

Date de sortie en salle : 17 janvier 2017

Date de sortie en DVD : 17 mai 2017

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