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L'usine Perrin va fermer et licencier ses 1100 salariés malgré l'accord passé il y a 2 ans de conserver tous les salariés en échange d'efforts financiers de leur part. Les syndicats lancent un mouvement de gréve, arrêtant toute production et bloquant les stocks. Ils contestent la fermeture d'une usine appartenant à un groupe allemand qui fait de gros bénéfices.

Stéphane Brizé nous convie au cœur de la lutte d'ouvriers qui se battent pour conserver leur emploi. Vincent Lindon prend la tête du combat est représente le visage médiatique du mouvement. Il est parfait dans le rôle, totalement imprégné de son personnage d'homme en colère et combatif. Les autres comédiens (pour la plupart amateurs) sont également excellents. Brizé prend soin de présenter les visions des différentes parties, avec les contraintes d'un capitalisme qui guide le monde. Même si, pour qui s'intéresse un peu aux fermetures violentes d'entreprises de ces récentes années, on n'apprend pas grand chose, cette énumération des tenants, aboutissants, forces, faiblesses et manipulations attenantes est intéressante et accablante pour notre système.

Malgré ces qualités, le film pêche dans sa mise en scène qui à force de vouloir nous immerger au cœur de l'action ne ressemble plus à rien. Les flous, cadrages aléatoires, mouvements brusques de la caméra deviennent vite déplaisants et un peu ridicules. A cela s'ajoute, dans le dernier quart d'heure, deux scènes aux événements excessifs qui à elles seules décrédibilisent toute la force du propos tenu jusque là.

Dommage.

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Il ne reste plus qu'une semaine pour voir La Collection Bic exposée au 104. En effet, l'exposition prenda fin le 27 mai.
80 artistes internationaux et 150 oeuvres constituent cette collection d'oeuvres, dessins et sculptures, conçus à l'aide du fameux stylo à bille ou mettant en scène les produits de la marque (stylo, rasoir, briquet) eux-mêmes.

Une collection sympathique, à voir lors de votre visite pour l'exposition Vhils.

Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104

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Aux Etats-Unis, Mark, Chéryl, sa femme et Nadine, sa maîtresse, racontent l'impact que la guerre en Afghanistan a eu sur leur vie.

Les personnages s'expriment en trois monologues simultanés, s'interpellant rarement, chacun racontant sa version de l'histoire.

Mark pleure son dégoût d'avoir tué et plus encore d'avoir aimé ça, sa honte d'être devenu un alcoolique violent et l’ambiguïté d'être considéré comme un héros parce qu'il s'est comporté comme un salaud.

Chéryl, enceinte, mère d'un petit garçon, issue d'une certaine bourgeoisie coincée, battue par son mari, crie son désespoir et son dégoût d'avoir gâché sa vie en épousant cet homme violent, machiste et fier de sa guerre.

Nadine, femme affranchie, mal mariée, qui a un certain goût pour la violence clame son amour pour cet homme, sa compréhension pour ce qu'il a vécu et l'engagement qu'il y a mis et sa propre détresse face à la brutalité du monde.

Emily Mann, auteur de la pièce, dresse à travers ces trois personnages, un portrait désenchanté d'une génération américaine. Ecrite en 1981, la pièce parlait du Vietnam. En l'adaptant de nos jours, elle souligne qu'avec l'Afghanistan l'Histoire ne fait que se répéter. Les trois interprètes, Antoine Courtray, Manon Clavel et Ambre Piétri sont excellents avec une mention spéciale pour les filles, 

 

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Alors que les Twin Towers viennent de tomber, un jeune homme marié a échappé à la mort car il a préféré retrouver sa maîtresse plutôt que d'aller travailler. Ce coup du destin, entrouvre pour le couple la possibilité de jouer les disparus et de fuir vivre une nouvelle vie.

La pièce installe dès le départ des rapports conflictuels et violents entre le couple. Elle, plus âgée, instaure une domination professionnelle, morale et intellectuelle et lui une domination physique. A aucun moment, on imagine que ce couple pourrait tout plaquer pour vivre ensemble. Le niveau de tension reste peu ou prou toujours le même niveau ne créant aucune surprise. Et il n'est jamais vraiment question du contexte politique et apocalyptique. L'intérêt pour le propos s'étiole rapidement.

Reste la performance des deux comédiens Marie-Christine Letort et Xavier Galais particulièrement impressionnant.

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De nos jours, en Israel. Un matin, des soldats viennent annoncer à Michael et Daphna que leur fils Yohachim est "tombé" en service.

Samuel Maoz trace à travers l'histoire de cette famille un portrait sans concession d'Israël, son pays, à la fois en paix et en guerre, qui voit ses citoyens culpabiliser sous l'héritage de la Shoah et sous des préceptes religieux, qui envoie ses enfants dans l'ennuie, la peur, l'absurdité et la violence d'une drôle de guerre et qui s'enferme dans un éternel recommencement.

La réalisation graphique, très stylisée, usant de différentes astuces de mises en scène, apporte à l'écriture déjà efficace du récit, une force dramatique, ironique et poétique soulignant le non-sens et la cruauté des situations. Marquant.

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