Gabrielle, Elsa et Mao sont frère et soeurs issus d'une famille qui s'est éparpillée au divorce des parents. A la mort du grand-père l'avenir de la mamie les réunit à nouveau.
Le film bénéficie d'un casting de qualité, Jean-Pierre Bacry, Chantal Lauby, Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps parfaitement dirigés. Le scénario offre de bons moments et de grands moments d'ennuis, ces derniers prenant trop de place pour que le film séduise vraiment.
Paul, écrivain célèbre, se réveille dans un lit la jambe cassée et l'épaule démise. Anny lui apprend qu'il a eu un accident de voiture et qu'elle l'a recueillie en attendant que la tempête cesse.
Le roman de Stephen King, déjà adapté au cinéma par Rob Reiner, est ici proposé dans une version théâtrale traduite par Viktor Lazzlo.
Ce huis clos offre à Francis Lombrail et Myriam Boyer un bel affrontement. Ils sont tous deux parfaits même si c'est Myriam Boyer qui attire toute notre attention. Leur duo fonctionne parfaitement peut-être même un peu trop bien. Car l'angoisse ne s'installe jamais vraiment. Paul ne semble pas réellement terrifié par Anny qui dans la très belle interprétation de Myriam Boyer déploie trop d'humanité pour effrayer vraiment. Mais, cela semble être un parti pris, assumé par la traduction qui laisse place à l'humour et par la mise en scène qui a choisi un décor ouvert, grande fenêtre, mur du fond en plexiglass, ne créant pas de sensation d'enfermement.
A voir au théâtre Hébertot du mardi au samedi à 21h et en matinée le samedi à 16h30 et le dimanche à 15h.
Les trois théâtres associés présentaient ce lundi les pièces programmées pour cette nouvelle saison. Un mélange de créations d'auteurs contemporains et de classiques donnant une légère impression d'éclectisme bien que la programmation, accès de façon évidente sur le grand public , mise beaucoup sur les têtes d'affiche.
Plusieurs comédiens, metteurs en scène et auteurs avaient fait le déplacement pour présenter leur pièce.
C'est Isabelle Le Nouvel et Jean-Louis Benoit qui ont ouvert cette soirée en présentant la pièce Skorpios qu'ils ont respectivement écrite et mise en scène. La rencontre de Churchill et de Garbo sur le yacht de Onassis y est contée à travers des échanges totalement inventés par l'auteur. La rencontre d'un vieil homme enfantin et d'une étoile inaccessible. Si on ne peut présager de la qualité du texte, on ne peut douter de celle de l'interprétation : Niels Arestrup et Ludmila Mikael sont sur la scène des Bouffes parisiens dès cette semaine.
Gérard Darmon, Pascale Louange, Vincent Desagnat ont fait part de leur enthousiasme de jouer L'ordre des choses, une création de Marc Fayet mise en scène par Richard Berry. Bernard 60 ans voit débarquer, entre lui et sa jeune épouse, Thomas qui assure preuve à l'appui, être le fils de Bernard qui se croyait pourtant stérile. Une comédie qu'on espère être aussi drôle que la prestation de Darmon ce soir. A la Michodière à partir du 25 septembre.
Patrick Chesnais était lui aussi en pleine forme. Venu avec ses camarades de jeu, Nathalie Roussel, Fanny Valette et Emilie Chesnais, il a présenté son nouveau personnage d'Edouard, un professeur d'histoire qui perd peu à peu la mémoire. Tu te souviendras de moi est une pièce de François Archambault, un auteur québécois dont les comédiens ont vanté l'humour et la qualité d'écriture (adaptée tout de même par Philippe Caroit). Au théâtre de Paris depuis le 5 septembre.
Michel Fau, l'amoureux des gueules, des personnages fantasques et de la Langue, met en scène et interprèteFric Frac la pièce d'Edouard Bourdet adaptée au cinéma avec Michel Simon, Arletty et Fernandel. L'histoire de Loulou qui cherche par tous les moyens de l'argent pour son homme. Coup de chance, Marcel employé dans une bijouterie est fou amoureux d'elle. Régis Laspalès et Emiline Bayart accompagnaient leur metteur en scène qui a voulu que sa scénographie soit aussi colorée et barrée que la gouaille de ses personnages et le cubisme de l'époque. Dans le rôle de Loulou, Julie Depardieu est sur la scène du théâtre de Paris depuis le 11 septembre.
Daniel Auteuil, excusé pour cause de tournage, n'a pas pu présenter Le Malade imaginaire qu'il va interpréter et mettre en scène en janvier au théâtre de Paris.
Nicolas Briançon, comédien et metteur en scène, reprend Le Canard à L'orange comédie de William Douglas Home, déjà adaptée par Jean Poiret. Pour jouer son épouse il a choisi Anne Charrier et François Vincentelli dans le rôle de l'amant piégé. La pièce ayant déjà fait ses preuves quant à son potentiel comique et Briançon n'étant pas le plus mauvais des metteurs en scène, il ne manque plus qu'une interprétation de qualité pour faire de cette proposition une réussite. Au théâtre de la Michodière à partir de janvier 2019.
Claudia Stavisky, directrice du théâtre des Célestins de Lyon, est venue seule présenter Rabbit Hole qui se joue actuellement dans son théâtre et qui sera reprise aux Bouffes Parisiens en janvier 2019. Interprétée par Julie Gayet, Patrick Catalifo et Lolita Chammah, entre autres, la pièce raconte la vie de Becky qui a perdu dans un accident de la circulation son fils huit mois plus tôt. Cette pièce de David Lindsay-Abaire a reçu le Prix Pulitzer en 2007 et a été adaptée au cinéma en 2010.
A la surprise générale..., Fabrice Lucchini et Al Paccino n'avaient pas fait le déplacement. Sans regret car les deux spectacles sont déjà complets, l'un aux Bouffes Parisiens, l'autre au Théâtre de Paris.
Dieu a achevé ses grands travaux : ciel, terre, animaux et hommes. Il s'ennuie depuis des lustres, déprime et décide de descendre sur terre pour postuler à un nouveau poste.
En 1995, Jean-Paul Fournier, dans son roman éponyme, place Dieu dans la posture du candidat ayant à commenter son CV face à un directeur des ressources humaines. La situation est propice aux calembours, aux mises en abîmes et à l'absurde sans toutefois proposer un vrai lynchage de l'Etre suprême. C'est, malgré quelques facilités, souvent drôle.
Didier Bénureau, excellent, interprète le DRH, qui oscille entre admiration pour la beauté du travail effectué et hargne quant aux conséquences qui en découlent.
Jean-François Balmer campe Dieu. Etait-ce un mauvais soir ? Ce vendredi, il semblait bien hésitant dans son rôle et, de plus, peu caler avec son partenaire.
Était-ce dû à la toute nouvelle reprise de la pièce (le 2e soir à la Pépinière mais déjà jouée à Avignon cet été) ? A une mise en scène peu inventive ? A un costume encombrant ?
Bref, comme le talent de comédien de Balmer ne peut raisonnablement pas être mis en doute, on jugera que ce soir n'était pas le meilleur.
Et, donc, que lorsque les deux comédiens sont au diapason, ce CV de Dieu offre sans doute un très bon moment de pur divertissement.
En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin, 16 ans, s'enfuit de chez elle pour vivre avec le poète Percy Shelley. En 1816, Mary écrit son premier roman Frankenstein ou le Prométhée moderne.
Haifaa Al-Mansour tente à travers le récit de ces 2 années de conter les origines du grand roman gothique, et trace le portrait de Mary Shelley, jeune femme romantique et moderne, assoiffée d'absolu.
Malgré l'intérêt de son sujet, le film de facture très classique, ne passionne pas vraiment. Le récit s'égare trop souvent et s'étire inutilement. Le film est sauvé par l'interprétation de Elle Fanning, parfaite.