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Biopic sur Freddy Mercury leader du groupe Queen, de la création de groupe jusqu'au concert pour LIve Aids en 1985, 6 ans avant son décès.

Le réalisateur a fait appel à Rami Malek, très bon comédien, qu'il affuble d'une prothèse qui rend sa dentition encombrante et plus protubérante que celle de son modèle. Tous les comédiens ou presque sont affublés de postiches grossiers. Le budget maquillage ne devait pas être très élevé.

L'ensemble du film sera à l'image de ce problème de postiche. Tout le monde joue à Queen, l'ensemble manque cruellement d'incarnation.

Le récit se déroule sans point de vue artistique. Les séquences contant la vie intime de Mercury ou celles du groupe, sont d'une grande fadeur, les dialogues ineptes. Même les passages de création artistique sont ridicules. Le réalisateur comble se vide abyssal en multipliant les reconstitutions de concert qui sont, forcément, moins puissantes que les prises réelles.

On est bien loin du talent et de la puissance creative de Fredfy Mercury.

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A Chicago, de nos jours, les veuves de quatre truands organisent un casse pour régler les dettes de leurs maris. Au même moment, deux politiques ripoux, sont en guerre pour remporter les prochaines élections.

Si l'histoire de ces quatre femmes obligées de se lancer dans le banditisme pour survivre intéresse, la profusion d'intrigues et de personnages qui les entourent ralentit le récit noyé dans trop de pistes.

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Les adultes Osamu et Nobuyo, l'ado Aki, le petit garçon Shota et la mamie Hatsune vivent ensemble de la pension de la grand-mère, de boulot précaires et de menus larcins. Un jour, ils accueillent Juri leur petite voisine de 5ans.

Hirokazu Kore-eda traite une nouvelle fois de la famille, qu'on se choisie ou pas. Il trace un long portrait à la fois chaleureux et désabusé de ses curieux personnages qui, malgré les difficultés, forment une charmante cellule familiale. Une image d'un autre Japon qu'on ne voit pas souvent, celui des gens de peu.

Chaque personnage est précisément dessiné et particulièrement bien servi par des comédiens parfaits, enfants compris. Le recit, un peu long, garde ses mystères les offrant à la libre interprétation du spectateur. L'image, très belle, interpelle souvent, composant de superbes tableaux en plans fixes ou des travellings jouant sur les premiers et arrières plans.

Palme d'Or à Cannes 2018

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New-York, 1958, Miriam Maisel est une femme épanouie, de confession juive, mariée à Joël et mère de deux enfants. Mais Joël met brutalement fin à ce bonheur domestique. Une nouvelle vie s'ouvre alors à elle : reine du stand-up.

Cette série est un régal à plusieurs titre : reconstitution de l'époque magnifique, portrait du monde impitoyable du show business au vitriol, des personnages extrêmement bien dessinés, attachants et drôle à commencer par son héroïne, interprétée remarquablement par Rachel Brosnahan et un récit bien mené sans temps mort.

Les deux premières saisons sont extra. On attend la 3ème avec impatience. 

A ne pas manquer.

 

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A Paris, de nos jours, Sandrine, professeur d'anglais, élève seule sa fille, aidée par son frère David.

Michaël Hers traite à nouveau le sujet du deuil, différemment mais avec la même délicatesse que pour Ce sentiment de l'été. Ici, il est question d'un drame collectif. Ceux qui restent doivent gérer leur chagrin, leur traumatisme et celui de leur entourage. Cette obligation de vivre une vie qui ne sera jamais plus comme avant, dans une société  qui n'est plus tout à fait la même est portée par Vincent Lacoste impressionnant dans sa capacité à jouer l'adulescent violemment contraint de devenir adulte. A ses côtés, Ophelia Kolb au physique doux et fragile et une petite fille de 10 ans, Isaure Multrier, sont les parfaites interprètes de l'innocence assassinée.

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