<< < 1 2 3 4 5 > >>

Sarah, jeune adolescente, atteinte d'une anomalie génétique, doit vivre dans une chambre capsule. Un jour, suite à un tremblement de terre, une brume toxique envahit Paris. Ses parents doivent se réfugier au dernier étage de l'immeuble que la brume n'atteint pas.

Ce film est une étrangeté. Cette histoire de brume qui s'arrête au 5e étage et au dessus de laquelle l'air est tout à fait respirable semble un peu ridicule. Pourtant le film en restant au plus près de l'humain, de Monsieur Tout le monde, sans faire appel aux gros bras, séduit. Le twist final plutôt bien trouvé nous laisse à penser qu'il est le point de départ de l'écriture d'un scénario qui manque un peu de ressort mais dont les interprètes, Romain Duris, en tête, nous emportent.

 

Voir les commentaires

Réserve indienne de Pine Ridge, après un accident, Brady Blackburn doit renoncer au rodéo dont il était l'une des figures montantes et au dressage de chevaux, sa deuxième passion.

Au milieu de la beauté des paysages, filmés souvent à l'aube ou au crépuscule, au plus près des chevaux magnifiques, Brady Jandreau rejoue presque sa vie aux côtés de son père, Wayne, qui joue son père et de sa soeur, Lily, qui joue sa soeur Tous trois vivent dans un mobile home avec des moyens très modestes. Autour d'eux, les amis, les voisins et les fans voudraient que Brady reprenne du service mais il y a les médecins et Lily qui prônent la prudence. Il y a aussi Lane, son pote chevaucheur de taureaux, aujourd'hui tétraplégique.

A travers l'histoire de Brady amoureux des grands espaces, des chevaux et de ses origines Sioux, qui voit sa vie de Cow-boy lui échapper, Chloé Zhao fait aussi le portrait d'une Amérique rurale et précaire, issue des origines de l'Amérique mais bien loin du rêve américain. Le film est esthétiquement très beau.le récit est parfaitement mené et ses "comédiens" dont son personnage principal sont très attachants. Une réussite.

Ajout du 24 janvier 2026 : disponible en replay sur france.tv jusqu'au 30 juin 2026

Voir les commentaires

On connaît le goût de Sébastien Thierry pour l’absurde et le surréalisme, ainsi que sa férocité pour l’homme contemporain bourgeois, lache et à l’occasion raciste.

L’idée de base de la pièce, tous les malheurs petits ou grands que subit une femme de ménage agissent simultanément sur sa patronne, nous semblait pleine de promesses.

Et la toute première partie de mise en place, sans créer l’hilarité  déclenche quelques sourires. Puis, très vite, on perçoit que l’outrance sera de mise. Outrance dans le récit qui déploie le n’importe quoi, outrance dans le jeu des comédiens.

Cerise sur le fiasco, l’interpretation de Dany Boon et de Valérie Bonneton, en tout cas ce jeudi soir, laisse aussi à désirer. 

Voir les commentaires

En 1953, Laurel et Hardy, duo comique vieillissant, partent en tournée Européenne dans l’espoir de pouvoir ensuite réaliser un nouveau film.

Stan et Ollie met en scène les derniers mois du célèbre duo comique. A travers ce récit de la difficulté pour des artistes de voir le succès s’estomper, on découvre la forte amitié qui liait les deux comédiens et le rôle essentiel tenu par leurs épouses. Cet hommage ému au fameux duo mêle humour et pathos. S’il est loin du chef d’oeuvre, le film se laisse regarder sans déplaisir.

Voir les commentaires

Bien que déjà vu en février 2018 au théâtre 13, cette représentation de Raoul ravit toujours autant et procure les mêmes sensations et le même enthousiasme : 

Dans les spectacles de James Thierrée (la veillée des abysses, au revoir parapluie, la grenouille avait raison...), les personnages se débattent contre les éléments déchaînés, des animaux étranges, les objets du quotidien facétieux. Thierrée nous emporte dans des univers oniriques, mêlant rêve et cauchemar, drame et comédie, habillés de décors grandioses où cohabitent les étoffes les plus souples et le métal le plus rigide. Le tout dans une richesse créative rare.

Raoul n'échappe pas à la règle avec pour particularité de ne mettre en scène qu'un seul personnage interprété par James Thierrée. Dans ce spectacle, créé en 2009, Raoul vit seul dans une cabane perdue sur une sorte de banquise, ou tout au moins un monde hostile. Dans sa solitude, il se bat contre un dédoublement de personnalité, un étrange bestiaire, sa maison et les objets qui s'y trouvent. Seule la musique lui apporte le repos jusqu'à ce qu'à son tour elle n'en fasse plus qu'à sa tête. Tout s'écroule autour de lui, le laissant prisonnier et totalement dépourvu sur cette terre hostile jusqu'à ce qu'il décide de quitter enfin l'apesanteur de ce monde.

James Thierrée fait ici la part belle à la danse. La beauté de ses chorégraphies se marient parfaitement avec son univers où cohabitent prestigiditation, acrobatie et mime Jamais, son travail  ne nous aura autant renvoyé à celui de son grand-père, Charlie Chaplin. L'immense richesse créative du spectacle impressionne également particulièrement. Combien d'idées géniales, drôles, émouvantes, surprenantes habitent ce spectacle ? Elles se succèdent  à un rythme soutenu. Et quand Raoul prend enfin son envol, le public célébre le génie qui s'est déployé sous ses yeux pendant plus d'une heure trente.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog