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1981, en Irlande, Cait, 11 ans, silencieuse, vit solitaire avec ses soeurs et ses parents jusqu'au jour où ils la confient à M et Mme Cinnsealach.

Adapté du roman Les trois lumières de Claire Keegan, le film se concentre sur son héroïne qui lorsqu'elle n'est pas présente sur un plan, l'est par l'utilisation de la caméra subjective. Cait, personnage particulièrement attachant par sa fragilité et l'extrême dignité avec laquelle elle fait face, qui comprend beaucoup et apprend ce qu'est d'être aimer, est interprété par Catherine Clinch qui impressionne et dont on n' oubliera pas de sitôt le visage au regard clair.

Si on devine rapidement le secret des Cinnsealach cela a peu d'importance. Ce qui compte ici, c'est la rencontre de ces trois personnages et aussi  le dessin rapidement esquissé d'une Irlande pauvre, sous l'emprise de l'église catholique.

La réalisation accompagne parfaitement la délicatesse de cette histoire avec une très belle lumière sur une nature aussi réconfortante que dangereuse, des cadrages qui placent toujours la jeune Cait au centre.

Un très beau film nommé Oscars.

Ajout du 3 février 2026 : le film est disponible en replay sur Arte.fr jusqu'au 3 mars 2026

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Johanna Boyer adapte et met en scène le conte d'Andersen. Gerda et Kay sont liés par une amitié indéfectible jusqu'au jour où des trolls, pour se venger des hommes qui massacrent leur forêt, lancent un sort à Kay. Le jeune garçon devient froid, obsédé par les énigmes et les mathématiques et disparaît. Gerda part à sa recherche.

On est loin du dessin animé de Disney mais bien plus proche du conte d'origine même si Johanna Boyé et Elisabeth Ventura se sont aussi inspirées du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare, de Sorcières de Mona Chollet ou Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estes. On s'étonne du titre donné au conte, car la vraie héroïne dans cette histoire parsemée de femmes fortes, est Gerda qui au nom de l'amitié prend tous les risques et ose.

La mise en scène de Johanna Boyé et la scénographie de Caroline Mexme offrent de superbes tableaux parfois fait de rien, d'autres fois visuellement impressionnant, où souvent les astuces de la magie font tout leur effet. La nature à travers la neige, la glace, la forêt, les aurores boréales  s'exprime en grand. Le son tient aussi un rôle important, crissement de la glace, bruit du vent, chants. Les costumes sont également très beaux, très bien vus notamment ceux des animaux qui apparaissent dans toute leur évidence avec peu d'éléments.

Les six comédiens - Danièle Lebrun, Suliane Brahim, Claina Clavaron, Léa Lopez, Sefa Yeboah, Dominique Parent - sont tous excellents, chacun interprétant avec facétie plusieurs rôles.

Les situations et les dialogues sont souvent très drôles et font rire les petits comme les grands.

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Théo Van Gogh, marchand d'art, était le seul fervent admirateur et soutien financier de son frère Vincent. A partir de 1891, suite aux décès successifs de Vincent et de Théo, Johanna, épouse de Théo, hérite de l'ensemble des oeuvres de son beau-frère et met un point d'honneur à respecter la promesse faite à son mari : faire connaître l'oeuvre de Vincent. 

Anne Richard, mêle animations graphiques, documents d'archives, extraits du journal intime de Johanna et correspondances de Théo et Vincent avec les œuvres du peintre pour conter les derniers mois des deux frères et le combat de Johanna. La très belle et délicate animation en noir et blanc de David Devaux, qui se marie parfaitement avec les documents d'archives, met particulièrement en valeur les couleurs éclatantes des oeuvres de Vincent Van Gogh.

Les extraits du journal intime portés en en voix off donne vie à Johanna. La correspondance entre les deux frères dévoilée aidera Johanna à ouvrir les yeux des collectionneurs sur l'oeuvre de l'un des peintres les mieux vendus au monde.

A voir en replay sur Arte.tv

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Créé à Broadway en 1957, sur un livret d'Arthur Laurents, des paroles de Stephen Sondheim, mis en musique par Léonard Bernstein et chorégraphié par Jérôme Robbins, West Side Story revient en France dans une nouvelle mise en scène de Lonnie Price.

Dès l'ouverture, la puissance de la chorégraphie originelle saisie. Sur la musique très expressive, la tension est plantée. Les danseurs en nombre impressionnent. Un décor central tournant, nous mène chez Maria, à la boutique d'Anita, chez Doc. Autour la rue, lieu des affrontements. 

Les danseurs, chanteurs et interprètes en imposent dans la maîtrise de ces trois disciplines simultanées. Jadon Webster séduit particulièrement dans le rôle de Tony. La maîtrise faite de puissance et de délicatesse de ses interprétations de Something's coming, Maria et dans ses duos, One hand, One Heart, Tonight, Somewhere, avec Mélanie Sierra, elle aussi impressionnante dans le rôle de Maria, marquent particulièrement.

La qualité de l'orchestre et la précision de métronome entre ce dernier et le jeu des comédiens-chanteurs en scène est remarquable.

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Pauline est formatrice-psychologue dans un centre de récupération de points et tueuse de chauffards.

Il n'y a rien de plus terrible qu'un film qui se veut drôle et qui rate tous ses moments comiques tant dans les situations que dans les répliques.

Ainsi, dès les premières scènes, l'absence de précision dans la réalisation et le montage saute aux yeux, le rythme aléatoire lasse, la faiblesse des dialogues afflige et la direction d'acteurs qui semble prôner le sur-jeu déconcerte. L'accompagnement musical ne convainc pas plus.

Et en cerise sur le carnage, une fin pathétique.

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