Sur Le Jauréguiberry, un navire militaire d'assistance, le médecin et le commandant échangent leurs souvenirs sur le lieutenant de Willsdorff, ancien compagnon d'armes qu'ils ont côtoyé lors des guerres d'Indochine et d'Algérie. Le commandant a accepté cette mission dans l'espoir de revoir Willsdorff, aujourd'hui pêcheur sur un chalutier au large de Terre Neuve.

Le portrait du lieutenant comme celui du commandant se dessinent au fil des échanges entre les marins marqués par leurs rencontres avec Willdorff. Le personnage de Willsdorff est inspiré de l'histoire du lieutenant Pierre Guillaume. Le messages du film sont assez difficiles à identifier. La mystification du personnage de Willsdorff interroge sur la psychologie de ses hommes. On peut penser qu'il s'agit d'un hommage au sacrifice (l'évocation d'Onoda en entrée de film est une piste), au sens du devoir et de l'honneur, un film sur l'orgueil, l'amitié, le poids de la parole donnée et, on l'espère aussi, sur la folie des guerres coloniales. 

L'ambiance générale du film est très impressionnante, tout comme les prestations de Jean Rochefort, Claude Rich, Jacques Perrin et Jacques Dufilho.

César 2018 du meilleur comédien pour Jean Rochefort, du meilleur seconde rôle pour Jacques Dufilho et de la meilleure photographie pour Raoul Coutard.

Année de sortie en salle : 1977

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