A Tremolat en Dordogne, Hélène, directrice de l'école, rencontre Popaul, le boucher. Ils deviennent amis. Plusieurs femmes sont assassinées dans la région. 

La goutte de sang qui tombe sur la tartine de beurre, le voyant rouge d'un ascenseur d'hôpital qui clignote et s'arrête, la beauté moderne de Stéphane Audran, l'étrange animalité tendre de Jean Yanne... sont inoubliables dans ce film sur les traumatismes des soldats revenus de la guerre (ici celles d'Algérie et d'Indochine).

Chabrol instille une atmosphère glaçante dans sa mise en scène multipliant les plans en surplomb comme si ces personnages étaient surveillés par un être dominant. La musique minimaliste et le travail sur les sons, la proximité des enfants et du danger, l'escalier entre l'appartement et les classes... tout participe à créer cette atmosphère glaçante.

Un des Chabrol les plus formellement remarquables 

Année de sortie en salle : 1970

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