SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 16:18

Au début des années 1990, Act-Up Paris milite pour que le Sida et ses malades soient concidérés par la société et les pouvoirs publics qui les rejettent, ou pire, les ignorent. Au sein de l'association, Nathan rencontre Sean, séropositif.

Si le sujet est d'une grande puissance testimoniale et émotionnelle, l'oeuvre cinématographique déçoit. Le film dans sa forme est fourre-tout. Des interludes stylisés interminables, en discothèque ou lors des gayprides, interviennent entre des scènes, parfois fortes, d'activisme assez réaliste ou de vie de couple plus romanesque. Le découpage déconcerte, n'offrant qu'un traitement batard de l'activisme d'Act-Up, de la maladie et de l'histoire d'amour. La première partie qui présente le fonctionnement de l'association et ses combats intéresse immédiatement mais ce sujet sera traité au fil du film de façon très répétitive et trop parcellaire pour avoir valeur de témoignage ou passionner vraiment. La rencontre de Nathan et Sean nous rapproche de la vie des malades et d'un amour en situation extrême. Mais, là aussi, le réalisateur se répète beaucoup et ne parvient pas à se renouveler pour que ses héros nous emportent vraiment. Les dialogues entre protagonistes se veulent didactiques et sont parfois amenés dans des situations incongrues, où ils sonnent faux. Si les comédiens sont très bons, le film lui est globalement bien trop imparfait pour être la réussite clamée par les critiques qui semblent confondre, dans leur émotion, sujet fort et film fort.

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