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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 19:13

Il formait avec Agnès Jaoui un fabuleux duo d'auteurs. Leurs pièces de théâtre adaptées au cinéma (Cuisine et dépendance, Un air de famille) les ont faits connaître du grand public, les faisant entrer directement dans le panthéon du cinéma français.

Leurs scénarios, leurs dialogues, leurs portraits grinçant d'une certaine société, à laquelle ils pouvaient parfois appartenir, sont précis, vachards, sensibles et drôles.

Ils écrivaient pour lui, acteur, et pour elle, actrice et réalisatrice (Le goût des autres, Comme une image, Parlez-moi de la pluie, Au bout du conte, Place publique) et, à deux reprises, pour le maître Alain Resnais (Smoking, no smoking et On connait la chanson).

Il se donnait souvent le rôle du type bougon, mal luné, revenu de tout, même s'il n'aimait pas qu'on le réduise à ces rôles là. Car Jean-Pierre Bacri était un grand comédien qui a su incarner des personnages bien différents pour Nicole Garcia, Claude Pinoteau, Luc Besson, Joël Santoni, Jean-Pierre Mocky, Jean-Marie Poiré, Alain Chabat, Gérard Krawczyk, Alain Resnais, Cédric Klapisch, Noémie Lvovsky, Pascal Bonitzer, Michel Leclerc, les bankables Olivier Nakache et Eric Toledano...

La profession a, à de nombreuses reprises, saluer son talent de comédien au théâtre (Molière en 2017) comme au cinéma (César en 1998 auquel s'ajoute près d'une dizaine de nominations) ainsi que ses qualités d'auteur (entre autres 1 Molière en 1992 et 4 César du meilleur scénario avec Agnès Jaoui).

En ce lundi 18 janvier, le cinéma perd un grand comédien et avec lui l'univers grinçant, moqueur et singulier du duo Jaoui-Bacri.

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