Suze, atteinte d'une maladie grave, cherche l'enfant qu'elle a abandonné à la naissance. 

Depuis 9 mois ferme, Albert Dupontel fait, avec bonheur, cohabiter burlesque, férocité, tendresse et un 1er degré qui n'avaient pas leur place dans ses premiers films plus caustiques.

Ici, Dupontel affiche plus encore ce 1er degré et une forme de naïveté qui chez un autre glisserait dans la niaiserie. Le mordant, le sens du burlesque, l'écriture serrée, la mise en scène précise et l'élégance des interprètes sauve cette fable de cet écueil.

Dans un récit sombre et émouvant qu'il.parvieny à rendre drôle et d'un grand romanesque,  Dupontel dénonce, la souffrance au travail - ses trois héros souffrent de maux nés de leur activité professionnelle -, les lourdeurs administrative, le jeunisme, le tout numérique qui isole et surveille, les violences policières...

Virginie Efira, dans un rôle casse-gueule à souhait, est parfaite de nuances, Dupontel excelle dans le rôle du monsieur tout le monde prit dans la tourmente et Nicolas Marié brille une fois encore dans le décalage.

Le film le plus amer de Dupontel.

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