60 ans après sa création, Steven Spielberg a l'étrange idée de proposer sa version de la comédie musicale de Leonard Bernstein, Stephen Sondheim et Arthur Laurents, après celle cultissime de Robert Wise en 1961.

Cette histoire de Romeo et Juliette moderne sur fond de rivalité entre les Jets et les Sharks fonctionne toujours aussi bien. La musique de Leonard Bernstein touche toujours au coeur. 

Spielberg prend quelques libertés avec le livret de Laurents et ancre son récit dans une réalité dramatique plus frontale, plus sombre. Le drame ici n'est pas uniquement romanesque, il conte aussi la réalité sociale de l'époque. Le scénario prend notament soin de bien expliquer l'origine de cette lutte de territoires. Il accorde aussi plus de temps à Maria et Tony donnant également à ce dernier.plus de consistance que chez Wise. Spielberg a pris soin de prendre un casting de comédiens et comédiennes qui ont les âges et les origines des personnages qu'ils interprètent. Les scénaristes ont également créé entièrement un personnage afin d'intégrer au casting Rita Moreno qui fut Oscarisee pour son rôle d'Anita dans la version de Wise. Enfin, le récit intègre également des chansons que Wiise avait abandonnées. Les chorégraphies ont été totalement réinventées par Justin Peck.

Si le film déçoit un peu c'est par sa photographie qui présente une image numérique assez vilaine. Et la caméra se perd aussi un peu dans des moments où on aimerait un peu de stabilité.

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