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Fin des années 40, sur une plage bretonne, Madeleine fait la connaissance de François. Elle est la mère de Daniel, un petit garçon et serveuse dans un hôtel-restaurant. Lui est un riche étudiant qui traine les séquelles d'une polyo.
Katell Quillévéré prend comme point de départ l'histoire de sa grand-mère, qui a rencontré son mari sur une plage bretonne alors qu'elle avait déjà eu un enfant avec un soldat allemand. Pour la suite de l'histoire la réalisatrice imagine.
Le scénario adopte le parti pris d'ouvrir le film avec des images d'archives de femmes tondues et molestées à la Libération. La violence des images permet d'appréhender le traumatisme de Madeleine.
Pour la suite, la réalisatrice imagine. Ainsi, François a aussi son secret. Mais cela n'altère pas la puissance des liens qui les unissent, au contraire au fil des ans et des évènements, leur amour se renforce. Seul le regard de Daniel vient se poser comme une condamnation. Face aux arrangements du couple, il semble le seul a vraiment souffrir
En s'égarant à mi-temps, plus encore dans son dernier quart d'heure et basculant dans le mauvais goût dans son image finale, le film laisse une impression mitigée.
Demeure la prestation de Vincent Lacoste qui impressionne particulièrement. Anaïs Demoustier est également très bien.