Sidonie Perceval, écrivaine reconnue, est invitée à Osaka par son éditeur japonais qui réédite son premier livre.

Un film, formellement très beau, sur le deuil et la culpabilité du survivant, sur le poids de l'absence, sur l'abandon favorisé par l'immersion dans une nouvelle culture, sur la pudeur japonaise et l'impudeur de l'écriture. C'est aussi l'histoire d'une rencontre entre deux solitudes, deux désespoirs.

L'étrangeté d'Isabelle Huppert agit particulièrement bien dans le rôle de cette femme à la fois désespérée et déterminée. À ses côtés, Tsuyoshi Ihara séduit tout autant, Leur diction hachée participe au décalage du film.  Ainsi, le scénario et la réalisation présentent des touches de burlesque parfaitement dosée participant aux ruptures de tons qui parsèment le film et lui donne ce rythme parfait.

Ce film est comme un poème que l'on trouve beau pour sa lumières, ses paysages, sa mélancolie, ses fulgurances, son étrangeté et ses mystères.

L'élégante bande originale est signée Gabriel Massini.

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