En mai 1983, Johan Otto von Spreckelsen, architecte danois inconnu, remporte le concours Projet Tête Défense. Son hyper cube est choisi par François Mitterrand. Mais,l'architecte va être confronté à l'administration française, à un revirement politique (cohabitation de 1986) et à la remise en question de la faisabilité de son projet.

Stéphane Demoustier adapte le livre de Laurence Cossé qui raconte l'histoire de la Grande Arche et surtout des difficultés rencontrées par son créateur. On s'attache très vite à cet architecte danois en sandales, perdu sous les ors de la République et dans les modes de fonctionnement de l'administration française, et défiant le travail des maîtres d'oeuvres qu'il soupçonne d'être négligeants. Sa détermination à donner vie à son cube tel qu'il l'a imaginé, sans qu'on sache très bien si ses arguments techniques sont cohérents ou non, son impression que le "projet de sa vie" est intouchable puisque choisi par le roi François lui même, lui donnent par intermittence un air de ravi de la crèche, de poète, de Don Quichotte ou de jusqu'au-boutiste. Ainsi, le film débute comme une comédie et se finit comme un drame, donnant à ce soldat inconnu une reconnaissance bien tardive.

Johan Otto von Spreckelsen est particulièrement bien interprété par Claes Bang (déjà très bien dans The Square). Sidse Babett Knudsen et Swan Arlaud sont parfaits également. Xavier Nolan convainc moins. Quand à Michel Fau, il porte définitivement bien son nom.

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