Un soir, alors qu'il se promène près du canal, Mario rencontre Natalia une jeune femme exaltée qui attend son amoureux là où il lui a donnée rendez-vous, un an auparavant.

Le film, adapté de la nouvelle éponyme de Dostoïevski, prend des allures de conte dans un réalisme poétique favorisé par un très beau noir et blanc, les mouvements de lumière des lampadaires bousculés par le vent, les décors de la Cinecitta et le récit en flash back. La présence de Jean Marais renvoie aussi à l'univers poétique de Jean Cocteau.

Le regard clair et le teint pâle de Maria Schell servent particulièrement la fragilité de Natalia. Marcello Mastroianni est parfait en chic type, amoureux éconduit plongé dans l'univers étrange et obsessionnel de Natalia.

Les paroles de la chanson de Jacno fonctionnent parfaitement pour ce film : Amoureux solitaires dans une ville morte.  Amoureux imaginaires après tout qu'importe.  Que nos vies aient l'air d'un film parfait.

Un film beau et cruel.

Année de sortie en salle : 1957 (Lion d'argent à la Mostra de Venise)

A voir en replay sur Arte.fr jusqu'au 13 avril 2026 

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