Laura, pharmacienne, préside une association de soutien aux femmes victimes de violence. Un jour, Audrey, est assassinée par son mari devant toutes les autres membres de l'association.

La série, à travers cette histoire d'autojustice, trace plusieurs portraits de victimes, ceux de leurs bourreaux et fait le constat d'une police et d'une justice inopérantes. Devant, l'absence de solutions légales et efficaces pour mettre hors d'état de nuire ces hommes toxiques et violents, et face à la menace qu'ils représentent, le choix extrême de Laura Stern flatte nos plus bas instincts.

A l'exception du féminicide qui fait basculer Laura, la réalisation ne met pas en scène les crimes. Ce qui importe c'est la colère et l'impuissance de Laura face à l'insupportable, à la fragilité des victimes démunies face à des hommes inarrêtables et l'absence de solutions légales réellement efficaces. Ainsi, si "on ne peut pas attendre qu'un homme tue sa femme pour l'empêcher de tuer sa femme", "on ne peut pas condamner les criminels avant qu'ils aient commis leur crime."

Le dernier épisode dédié au procès est particulièrement cruelle pour la justice qui malmène les témoins et dénigre l'importance des violences faites aux femmes. En générique, Je t'accuse la puissante chanson de Suzanne est ici particulièrement pertinente et toujours aussi efficace.

Valérie Bonneton est parfaite. Les comédiens qui l'accompagnent, dont Samir Guesmi, sont également excellents.

A voir en replay sur France.tv

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